La méthode du Coran dans l'affirmation du Tawhîd et la négation de ce qui s'y oppose

La méthode du Coran dans l'affirmation du Tawhîd et la négation de ce qui s'y oppose

Cheikh 'Abd Ar-Rah'mân As-Sa'diy (R.A) dit :

Le Coran est quasiment entièrement dédié à l'affirmation du Tawhîd et la négation de ce qui s'y oppose. Dans la plupart des versets, Allah affirme le Tawhîd de l'adoration, et l'exclusivité de l'adoration d'Allah Seul, sans aucun associé, et [nous] informe que tous les Messagers n'ont été envoyés que dans le but d'appeler leurs peuples à adorer Allah et ne rien Lui associer. [Il nous informe aussi] qu'Il n'a créé les djinns et les humains que pour qu'ils l'adorent, et que les Livres [révélés] et les Messagers, et même la nature humaine et l'esprit sain, s'accordent tous sur ce fondement qui est à l'origine de tous les fondements. [Allah nous informe également] que les actions de celui qui n'adhère pas à cette religion - qui consiste à dédier son adoration, [ses sentiments] du c½ur et ses actes exclusivement à Allah Seul - sont vaines : « Si tu associes [à Allah d'autres divinités], tes actions seront certainement nulles » [1], « Et s'ils avaient donné à Allah des associés, tous ce qu'ils auraient fait eût certainement été vain » [2].

De plus, Le Coran appelle les serviteurs à ce qui a été ancré dans leur nature et leur esprit, à savoir qu'Allah est Le Seul Créateur, Le Seul à diriger et Le Seul à accorder Ses bienfaits apparents et cachés. C'est Le Seul qui est digne d'être adoré en exclusivité, et aucune adoration ne doit être destinée à autre que Lui. Aucune créature n'a le pouvoir de créer, ni d'apporter un bien, ni de repousser un mal pour leur propre personne, encore moins de faire pour autrui quoi que ce soit en se substituant à Allah.

Il les appelle également à ce fondement à travers Ses éloges [faites] à Lui-même, et les louanges qu'Il fait à Son Âme généreuse, comme l'unicité de Ses Attributs de Grandeur, de Gloire, de Majesté et de Perfection. Celui qui a cette perfection absolue qui n'est partagée par aucun associé est Le plus digne [du fait que les serviteurs] Lui vouent leur c½ur et leurs actes apparents et cachés.

Il affirme ce Tawhîd par le fait qu'il est le seul Juge. Personne d'autre n'a ce privilège dans la législation, ou dans la rétribution. « Le Jugement n'appartient qu'à Allah. Il vous a commandé de n'adorer que Lui » [3].

Dans d'autres passages, Il affirme ce fondement par la mention des bienfaits du Tawhîd, et le fait que c'est la seule religion obligatoire - par la Révélation, la raison et la nature saine - pour tous les serviteurs. [Il l'affirme également] par la mention des méfaits du polythéisme, de son caractère détestable, du déséquilibre des esprits puis des religions des polythéistes, du détournement de leur c½ur et du fait qu'ils sont plus égarés dans leurs voies que les bestiaux.

Dans d'autres passages encore, il appelle à la même chose en mentionnant la bonne rétribution dans cette vie et dans l'au-delà, et la vie heureuse dans les trois demeures [ici-bas, dans la tombe et dans l'au-delà] qu'Il a destinées pour ceux qui accomplissent le Tawhîd ; ainsi que les châtiments immédiats et retardés qu'il a destinés à ceux qui tombent dans son opposé [le polythéisme], et comment la fin des polythéistes est la plus mauvaise et la pire des fins.

En résumé, tout bien immédiat ou retardé est un des fruits du Tawhîd ; et tout mal immédiat ou retardé est un des fruits du polythéisme. Et Allah est le Plus Savant.

# Posté le samedi 16 mai 2009 19:29

Des femmes illustres !!!! a prendre en exemple



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Au nom d'Allah, l'Infiniment Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Sheikh AbdulMuhsin Al Qaasim

Imam et orateur de la Sainte Mosquée du prophète (Qu'Allah prie sur lui et le salue)



Des femmes illustres !


O Musulmans !


La femme musulmane trouve le bonheur en imitant les meilleures femmes qui vécurent pendant le meilleur siècle et qui furent éduquées dans la maison la plus noble, la maison de la prophétie - qu'Allah élève leur rang - ; et des versets du Coran furent révélés pour faire leur éloge, Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) a dit : Traduction Rapprochee



{O femmes du Prophète ! Vous n'êtes comparables à aucune autre femme, si vous êtes pieuses} [Les coalisés : 32].



Des épouses bénies et des femmes illustres ; la première est la femme intelligente, habile, qui est pieuse et a une bonne descendance : Khadijah la fille de Khouwaïlid (qu'Allah soit satisfait d'elle). Elle fut éduquée à avoir de bonnes vertus morales, à être polie et généreuse ; et elle était chaste et honorable. Les femmes de la Mecque l'appelaient "la pure". Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) l'épousa, et elle fut une très bonne épouse pour lui ; elle l'aida avec sa propre personne, son argent et sa sagesse ; et lorsqu'il était triste (qu'Allah prie sur lui et le salue), il se réfugiait auprès d'elle et lui divulguait ses soucis. Lorsque la révélation descendit sur lui la première fois, il retourna à elle en ayant le c½ur tremblant, effrayé par ce qu'il venait de voir ; et il lui dit :

(Que m'arrive-t-il ? J'ai eu peur de mourir). Elle le reçu alors avec un c½ur ferme et lui dit :

-"Non ! Je jure par Allah qu'Allah ne t'humiliera jamais".

L'Islam brilla chez elle et elle fut la première personne qui embrassa l'Islam dans cette communauté.


Ibn Kathir a dit :

-"Khadijah est la première créature d'Allah qui embrassa l'Islam à l'unanimité des musulmans, aucun homme, ni aucune femme la précéda".


Les difficultés s'aggravèrent pour le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) au début de sa mission, et le tort qu'on lui causait augmenta, elle était alors pour lui un c½ur tendre et une opinion perspicace ; lorsqu'il entendait des gens une chose qu'il détestait, puis il retournait à elle, elle le rassurait et le tranquillisait ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(Elle cru en moi lorsque les gens me renièrent ; elle cru en ma parole lorsque les gens me traitèrent de menteur ; elle me secourut avec son argent lorsque les gens refusèrent de m'aider ; et Allah m'a donné des enfants avec elle alors qu'Il ne m'a pas donné d'enfants avec les autres femmes) rapporté par Ahmed.




Elle était une femme illustre, obéissante à son époux, et une mère affectueuse ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) eut tous ses enfants avec elle sauf Ibrahim. Son comportement était élevé, et elle avait de très bonnes qualités ; elle n'a jamais discuté la parole du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), et elle ne lui a jamais nui en s'opposant à lui ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(L'ange Gabriel est venu me voir et m'a dit : "Annonce-lui la bonne nouvelle d'une maison dans le Paradis en pierre précieuse dans laquelle il n'y a pas de bruit, ni de fatigue) Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.


As-Souhaïli a dit :

-"Il lui a annoncé la bonne nouvelle d'une maison dans le Paradis car elle n'a jamais élevé sa voix sur le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), et elle ne l'a jamais fatigué ; donc, elle n'a jamais crié sur lui, et ne lui a jamais causé de tort".

Son Seigneur était satisfait d'elle, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(L'ange Gabriel m'a dit : "Lorsque tu iras à Khadijah, salue-la de la part de son Seigneur et de ma part) Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

Ibn Al-Quayyim (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :

-"Et c'est un mérite qui n'a pas été reconnu à une autre femme qu'elle".

Allah (qu'Il soit exalté) l'aima, les anges l'aimèrent et le messager (qu'Allah prie sur lui et le salue) l'aima ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(Allah m'a donné son amour) Rapporté par Mouslim.

Lorsque le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) la mentionnait, il élevait son rang et remerciait sa bonne compagnie, Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit :

-"Lorsque le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) mentionnait Khadijah, il ne se lassait pas de faire son éloge et de demander à Allah de lui pardonner".

Il préserva son amour pour elle et sa loyauté envers elle ; alors, il était généreux envers ses amies après sa mort.

Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit :

-"Et parfois, il égorgeait une brebis, puis la coupait en morceaux et les envoyait aux amies de Khadijah. Et parfois, je lui disait : "C'est comme s'il n'y avait pas dans ce monde une autre femme que Khadijah". Alors, il disait :

(Elle était ainsi et ainsi, et j'ai eu des enfants avec elle) Rapporté par Al-Boukhari.

Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) entendit la voix de sa s½ur après sa mort, il fut alors très triste et dit :

(Elle m'a fait me rappeler de Khadijah).


Elle était complète dans sa religion, sa raison et son comportement, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(Beaucoup d'hommes ont atteint la perfection, mais il n'y a que trois femmes qui ont atteint la perfection : Mariam la fille d'Imraane, Aassia la femme de Pharaon et Khadijah la fille de Khouwaïlid) Rapporté par Ibn Mardawaï.

Elle a surpassé les femmes de cette communauté dans la piété, l'honneur et l'élévation ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(La meilleure de ses femmes - c'est-à-dire à son époque - était Mariam la fille d'Imraane ; et la meilleure de ses femmes - c'est-à-dire dans cette communauté - est Khadijah) Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

Elle se réforma elle-même et réforma chez elle, et elle obtint les fruits de ses efforts ; elle devint alors, ainsi que sa fille parmi les meilleures femmes du monde dans le Paradis ; le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(Les meilleures femmes du Paradis sont : Khadijah, Fatima, marie et Aasiah) Rapporté par Ahmed et An-Nassaa'i.

Elle avait une place importante dans le c½ur du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), il ne s'est pas marié avec une femme avant elle et il n'a pas épousé une femme [une concubine] avec elle jusqu'à ce qu'elle mourut ; il fut très triste à cause de sa perte, Ad-Dhahabi (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :

-"Elle était une femme intelligente, honorable, pieuse, chaste et généreuse faisant partie des habitants des gens du Paradis".


Et dans la maison de sincérité et de piété, est née Aïcha la fille d'Abou Bakr le véridique ; elle grandit dans la maison de la foi ; sa mère, sa s½ur Asma et son frère sont parmi les compagnons du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), et son père est le véridique de cette communauté.

Elle grandit dans la maison de la science, son père était le savant de Quouraïch et leur généalogiste ; Allah lui donna une grande intelligence et une très bonne mémoire. Ibn Kathir (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :

-« Il n'y a jamais eu dans les communautés une femme comme Aïcha concernant sa mémoire, sa science, son éloquence et son intelligence ; elle dépassa les femmes comme elle dans la science et la sagesse ; Allah lui donna la compréhension de la jurisprudence islamique et la mémorisation des poèmes ; et elle avait une grande connaissance des sciences religieuses ».

Ad-Dhahabi (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :

-« Elle est la femme la plus instruite en science religieuse de toute la communauté, et je ne connais pas dans la communauté de Mohammed, et plus exactement parmi toutes les femmes, une femme qui a plus de science [de connaissance] qu'elle ».

Elle fut plus élevée que les autres femmes grâce à ses mérites et ses bonnes relations. Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(Le mérite d'Aïcha par rapport aux autres femmes est comme le mérite du pain trempé dans la soupe par rapport au reste de la nourriture) Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

Le prophète l'aima, et il n'aimait que les bonnes choses. Amr ibn Al-'Aass dit :

-« Quelle est la personne que tu aimes le plus, ô messager d'Allah ? ». Il dit :

(Aïcha). Je dis :

-« Et parmi les hommes ? ». Il dit :

(Son père) Rapporté par Al-Boukhari.

Elle est la seule femme vierge avec laquelle il s'est marié, et la révélation n'est pas descendue sous les couvertures d'une autre femme qu'elle ; elle était chaste, elle adorait beaucoup son Seigneur, et elle ne sortait de chez elle que le soir afin que les hommes ne la voient pas. Elle a dit au sujet d'elle-même :

-« Nous ne sortions que le soir ».

Elle réalisa la parole d'Allah (qu'Il soit exalté) : TR



{Restez dans vos foyers ; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant l'Islam (Jahiliyah)} [Les coalisés : 33].




Al-Quourtoubi (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :

-« Et la législation islamique exige que les femmes restent chez elles et qu'elle évitent de sortir sauf si cela est nécessaire ; et si elles doivent absolument sortir qu'elles le fassent en ne portant aucune parure et en se couvrant complètement ».

Et Allah éprouve ceux qu'Il aime, et l'épreuve est faite selon le degré de la foi ; on la calomnia lorsqu'elle avait douze ans, elle dit :

-« J'ai pleuré jusqu'à ce je ne dorme plus et les larmes n'arrêtaient pas de couler, et jusqu'à ce que mes parents crurent que les pleurs allaient fendre mon foie » ; et l'épreuve devint encore plus difficile pour elle, elle a dit :

-« Jusqu'à ce que mes larmes ne coulent plus et je ne ressentais plus aucune larme) ».

Ibn Kathir (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :

-« Alors, Allah la secourut et fit descendre son innocence dans dix versets qui sont récités de tout temps ; Il éleva donc son honneur et son rang, afin que sa chasteté soit entendue alors qu'elle était encore dans son enfance ».

Allah témoigna donc qu'elle est parmi les femmes pieuses et Il lui promit un pardon et une subsistance agréable ; elle ne cessa d'être éveillé en restant avec le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) pour le soigner et être à son service jusqu'à ce qu'il mourut dans sa maison, sa nuit [c'est-à-dire la nuit qu'il passait toujours avec elle, car il avait plusieurs femmes], et sur sa poitrine.


Et celle qui avait un c½ur pur : Saoudah la fille de Zam'âh ; elle est la première femme que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) épousa après Khadijah et elle resta seule avec lui pendant environ trois ans. Elle était noble, Allah lui donna la pureté du c½ur, et elle donna son jour [le jour que le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) doit passer avec elle] à Aïcha pour la satisfaction du c½ur du messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) en recherchant ainsi la satisfaction de son Seigneur.



Et celle qui priait et jeûnait beaucoup : Hafsa la fille du prince des croyants Omar ibn Al-Khattab (qu'Allah soit satisfait de lui) ; elle grandit dans la maison qui secourut la religion et fit apparaître la vérité, sept personnes de sa famille participèrent à la bataille de Badr ; Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit à son sujet :

-« Elle est celle qui s'élevait [en rang] avec moi parmi les femmes du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) ».



Et celle qui dépensait beaucoup : Zaïnab la fille de Khouzaïmah Al-Hilaaliyah, celle qui dépensait et s'empressait de faire le bien ; elle demeura avec le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) deux mois, puis mourut.


Et celle qui accomplit l'émigration pour la satisfaction d'Allah : Oum Habibah Ramlah la fille d'Abou Soufiane. Aucune de ses femmes n'a une descendance plus proche de lui qu'elle ; et aucune de ses femmes n'a reçu une dot plus élevée qu'elle ; et aucune des femmes qu'il épousa était plus éloignée qu'elle au moment du mariage, il l'épousa alors qu'elle se trouvait en Abyssinie où elle s'était enfuie avec sa religion ; et le Roi d'Abyssinie lui donna la dot à la place du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) et il l'a prépara pour qu'elle puisse aller le rejoindre.



Et celle qui était patiente et pudique : Oum Salamah (qu'Allah soit satisfait d'elle) la fille d'Abou Oumaïyah ; elle était parmi les premières femmes qui émigrèrent, et lorsqu'elle voulut émigrer à Médine avec son mari Abou Salamah, sa tribu la sépara de son mari et de son petit garçon ; elle a dit :

-« Chaque jour, je sortais et je m'asseyais sur la vallée et je pleurais jusqu'au soir, et ceci pendant une année complète ou environ une année, jusqu'à ce qu'ils eurent pitié de moi et me rendirent mon petit garçon ».

Sa certitude en Allah est ferme, son mari Abou Salamah mourut, elle dit alors une invocation prophétique, et Allah lui donna le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) comme mari. Elle a dit :

-« J'ai entendu le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) dire :

(Tout musulman qui est atteint d'un malheur et dit : « Nous appartenons à Allah et c'est vers Lui que nous retournerons. O Seigneur ! Récompense-moi pour le malheur qui m'atteint, et remplace-le moi par une chose meilleure », Allah le lui remplacera par une chose meilleure ») ». Elle dit : « Lorsqu'Abou Salamah mourut, je dis : « Quel est celui parmi les musulmans qui est meilleur qu'Abou Salamah ! La première maison qui émigra pour rejoindre le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue). Puis, je dis cette invocation ; Allah me le remplaça alors par le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) » Rapporté par Mouslim.

Donc, dites cette invocation lorsqu'un malheur vous atteint, Allah vous remplacera votre malheur par une chose meilleure.



Et la mère des pauvres : Zaïnab la fille de Jah'che, elle est la fille de la tante du messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue). Elle obtint le bienfait de la noblesse, de la descendance, de l'honneur et de la beauté ; Abou Nou'âïm a dit à son sujet :

-« Elle est celle qui craint Allah, qui est satisfaite et qui est pieuse ».

Allah la maria à Son prophète par le texte de Son Livre sans tuteur et sans témoin, Il a dit (qu'Il soit glorifié) : TR



{Puis quand Zaïd eût cessé toute relation avec elle, Nous te la fîmes épouser} [Les coalisés : 37].


Le mariage du prophète avec elle est une bénédiction pour les musulmanes jusqu'au jour du jugement lorsque le voile fut prescrit aux filles d'Adam après qu'il l'épousa, afin que le voile soit une protection de l'honneur, de la chasteté et de la pureté.

Elle était généreuse envers les pauvres et les faibles, elle accomplissait beaucoup d'actes de bienfaisance et elle donnait souvent l'aumône ; et malgré l'honneur et l'élévation de son rang, elle travaillait de ses propres mains, elle tannait le cuir, puis le trouait avec une alêne et le recousait ; ensuite, elle donnait l'aumône de l'argent qu'elle gagnait. Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit à propos d'elle :

-"Je n'ai jamais vu une femme meilleure dans la religion que Zaïnab, ni plus pieuse, ni plus véridique dans la parole, ni plus préservatrice des liens de parenté, ni plus généreuse".



Et l'adoratrice : Jouwaïriyah la fille d'Al-Haarith de la tribu d'Al-Moustaliq ; son père était un chef à qui les gens de sa tribu obéissaient, et elle fut une bénédiction en elle-même et pour sa famille. Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit :

-« Je n'ai jamais vu une femme qui fut une bénédiction pour sa tribu plus qu'elle ».

Elle adorait beaucoup son Seigneur, elle était résignée à la volonté de son Seigneur, elle s'asseyait à l'endroit où elle priait et invoquait Allah jusqu'à midi, elle a dit :

-« Le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) vint me voir un matin alors que j'invoquais Allah ; puis, il partit pour accomplir ses besoins et revint un peu avant midi ; et il dit :

(Tu es toujours assise - c'est-à-dire à invoquer Allah - ?). Je dis :

-« Oui ». Rapporté par Mouslim.


Et Celle qui est de haut rang : Safia la fille de Houyaï de la descendance d'Aaron (que la paix soit sur lui). Elle était noble, intelligente, d'un rang élevé, pieuse, indulgente et respectueuse. Le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) lui a dit :

(Tu es la fille d'un prophète - elle est de la descendance d'Aaron -, ton oncle est un prophète - c'est-à-dire Moïse -, et tu es l'épouse d'un prophète) Rapporté par Tirmidhi.

Le repas de noce du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) le jour de son mariage avec Safia, était composé de beurre fondu, de fromage et de dattes ; et ce fut un mariage facile et béni.



Et Celle qui préserve les liens de parenté : Maïmounah la fille d'Al-Haarith Al-Hilaaliyah, elle est parmi les femmes illustres ; Allah lui donna un c½ur pur, une intention sincère et l'assiduité à l'adoration ; Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit :

-« Elle était celle qui craignait Allah le plus parmi nous, et celle qui préservait le plus les liens de parenté ».



O Musulmans !

Voilà la vie des femmes éternelles dans l'Islam, les mères des croyants, leurs qualités sont brillantes ; elles rassemblèrent entre les beautés et les vertus. Les femmes des musulmans doivent faire qu'elles soient une lumière pour la vie ; elles doivent les imiter dans la religion, les qualités, la crainte d'Allah, l'obéissance complète à Allah et à Son messager, l'assiduité à l'adoration, l'augmentation des bonnes ½uvres, la sincérité dans la parole, la préservation de la langue, la dépense pour les pauvres, le soulagement des tourments des faibles, les efforts accomplis pour l'éducation des enfants et la patience pour la correction de leurs défauts ; de même qu'elles doivent les imiter dans la recherche de la science religieuse, elles doivent interroger les savants versés dans les sciences de la religion, porter le voile, être chastes et rester chez elles ; elles doivent s'éloigner des doutes et des envies bestiales, se méfier d'avoir beaucoup de souhaits et d'espoir dans l'avenir, de la distraction dans la vie ou de donner de l'importance à l'apparence en ayant l'intérieur corrompu ; elles doivent se méfier aussi de regarder ce qui est interdit, de parler aux hommes, d'écouter ceux qui les appellent à étaler leurs charmes et à se mélanger aux hommes. Et l'élévation et la gloire de la femme se trouvent dans sa religion et son voile.

Je cherche refuge auprès d'Allah contre satan le maudit : TR



{O Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux} [Les coalisés : 59].


O Musulmans !

Les femmes du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) vécurent avec lui dans des maisons modestes, dans des chambres qui étaient construites avec des briques cuites au soleil et des branches de palmier, mais elles étaient remplies de foi et de piété. Elles patientèrent avec le messager (qu'Allah prie sur lui et le salue) et endurèrent la pauvreté et la faim ; parfois, le feu n'était pas allumé dans leurs maisons durant un mois ou deux ; et parfois, durant plusieurs jours, il n'y avait dans leurs maisons qu'une seule datte ; et parfois, il n'y avait que de l'eau sans aucune nourriture. Elles vécurent avec résignation et endurance à la faim, et en patientant pour obtenir ce qu'Allah leur a promis : TR



{La vie dernière t'est, certes, meilleure que la vie présente} [Ad-Douha : 4].


{Et celle d'entre vous qui est entièrement soumise à Allah et à Son messager et qui fait le bien, Nous lui accorderons deux fois sa récompense, et Nous avons préparé pour elle une généreuse attribution} [Les coalisés : 31].



Il épousa cinq d'entre elles (qu'Allah prie sur lui et le salue) alors que leur âge était entre quarante et soixante ans ; il réalisa ainsi le fait de s'occuper des veuves et de leurs enfants orphelins. Il épousa Khadijah (qu'Allah soit satisfait d'elle) alors qu'elle était âgée de quarante ans, et elle avait trois enfants d'un autre homme, et il ne s'était jamais marié avant elle. Il épousa Zaïnab la fille de Khouzaïmah alors qu'elle était veuve et proche de soixante ans. Il épousa Oum Salamah alors qu'elle était veuve et avait six enfants. Et il épousa Saoudah alors qu'elle était veuve et âgée de cinquante-cinq ans. Il épousa des femmes parmi ses proches parents, les filles de son oncle et de sa tante ; et il épousa des femmes éloignées. Il fut pour elles un époux miséricordieux, bienfaisant, généreux, il avait de bonnes relations avec elles, il leur souriait toujours, et il était doux avec elles.

Donc, celui qui désire le bonheur, doit prendre le meilleur des hommes comme modèle pour lui ; et que la musulmane rejoigne le cortège de ses épouses pieuses, car il n'y a de succès pour la femme qu'en imitant leurs actions dans le port du voile, la piété et la bienfaisance envers l'époux et les enfants

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# Posté le dimanche 10 mai 2009 18:14

mohammed el hassan et ses erreurs

mohammed el hassan et ses erreurs a faire tourné !!!!!!!!!!!!!!!!

# Posté le mercredi 06 mai 2009 10:08

Les dangers des passions et des désirs malsains

Au nom d'Allah, l'Infiniment Miséricordieux, le Très miséricordieux







Les dangers des passions et des désirs malsains





Que les Prières et les Salutations d'Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !





D'après des paroles d'ibn el Qaïyam el Jawziya :



L'homme détient en lui deux forces : une au niveau de la pensée et une au niveau de la volonté et des actes. Son bonheur consiste à parfaire ses deux forces. Parfaire la pensée consiste à connaître Son Créateur et Bienfaiteur à travers Sa création, Ses Noms et Attributs, et la voie qui mène à Lui. L'individu doit également avoir connaissance des sentiers égarés, et avoir conscience de ses défauts et de sa faiblesse. Parfaire sa volonté consiste à remplir ses devoirs envers Son créateur. Il n'est pas possible de mener à bien ce cheminement sans l'aide du Tout-Puissant. Il lui est donc indispensable que le Seigneur le guide sur le droit chemin et qu'Il l'épargne de l'égarement (caractéristique aux chrétiens) en se corrompant au niveau du savoir et du Courroux divin (caractéristique aux juifs) en se corrompant au niveau des actes.[1]



Si l'individu arrive à s'épargner des épreuves des ambiguïtés (shubuhât) au niveau de la religion et des passions (shahawât), il tend vers la perfection, le succès et la béatitude, en se voyant en retour guider sur le droit chemin et jouir de la Miséricorde divine. C'est pourquoi, le Coran oppose souvent d'un côté entre la miséricorde, le succès, le bonheur, la bonne voie à travers le savoir utile et la lumière et de l'autre côté entre le châtiment, le malheur, l'égarement et les ténèbres.[2]



L'homme est éprouvé par deux vices : l'un au niveau de la pensée –ce qui est la pire des deux formes – (les ambiguïtés) et l'autre au niveau des actes (les passions). Il peut aussi bien être éprouvé par l'une de ces deux formes que par les deux à la fois. Les ambiguïtés (shubuhât) proviennent d'un manque de savoir et de perspicacité. Celles-ci prennent plus d'ampleur si elles sont accompagnées d'une mauvaise intention et si l'on se laisse entraîner par les mauvaises pulsions (el hawâ). En suivant ces mauvaises pulsions en effet, on s'éloigne du droit chemin. Ce genre d'épreuve mène à la mécréance et à l'hypocrisie. Les ambiguïtés (shubuhât) sont caractéristiques aux hypocrites et aux innovateurs qui font la confusion entre le vrai et le faux, entre le droit chemin et les sentiers égarés. La seule façon de s'immuniser contre ce genre d'épreuve, c'est de rester fidèle à la Tradition prophétique à tous les niveaux. Ce genre d'épreuve provient d'une mauvaise compréhension, d'une mauvaise information, de la méconnaissance d'un texte, d'une arrière-pensée, ou des mauvaises pulsions ; soit la personne est aveugle au niveau du savoir, soit elle est corrompue au niveau des intentions.



L'autre épreuve consiste à s'abandonner à ses passions et à ses désirs. Ainsi, à l'origine de toutes les épreuves, l'individu met en avant soit sa pensée au dépend de la religion soit ses passions au dépend de la raison. Dans le premier cas, ce sont les ambiguïtés shubuhât et dans le deuxième cas, ce sont les passions (shahawât). Seule la certitude (qui s'acquiert par le savoir NDT) est à même de pallier aux ambiguïtés (shubuhât) de même que seule la patience (qui s'acquiert par la crainte d'Allah NDT) est capable de remédier aux passions (shahawât). C'est pourquoi, Allah dit : (qui se recommandent la vérité et qui se recommandent la patience ).[3] Dans un autre verset, le Très-Haut dit : (Nous avons fait d'une partie d'eux des exemples (Imam) guidés par Notre Ordre, en raison de leur patience et, car ils étaient convaincus par nos Signes (ou Versets)).[4] Certains anciens assument qu'avec la patience et à la conviction, on obtient l'autorité dans la religion.[5]



Or, il est plus facile de patienter face aux passions que d'en subir les conséquences. Les passions entraînent en effet la souffrance et la punition ; la privation d'une jouissance pourtant bien plus considérable ; une perte de temps à l'origine de futurs remords ; la perte d'un membre qu'il est plus utile de garder ; le gaspillage d'argent, une lésion à l'honneur que l'on n'a pas intérêt à perdre ; la suppression d'un bienfait qui procure une jouissance bien plus considérable et bien plus noble ; l'opportunité d'attirer les mauvaises langues contre soi ; le souci, l'anxiété, la tristesse, et la peur qui sont des sentiments bien moins avantageux en comparaison aux jouissances éphémères que procurent les passions ; l'oubli de la connaissance pourtant plus agréable à l'esprit que la jouissance des passions ; la réjouissance des ennemis et la tristesse des amis ; l'obstruction des voies de la prospérité à venir ; un défaut qui ne veut plus partir, car les ½uvres forgent la personnalité et le comportement.[6]



Par ailleurs, Allah (I) a installé la haine entre l'ange et le démon, entre la raison et les passions, entre les mauvais penchants (e-nafs el ammâratou bissou') et le c½ur (ou l'âme paisible : e-nafs el mutma-inna ndt.). Il met ainsi Sa créature à l'épreuve en procurant à chacun des rangs, des armes et du renfort. Dans une lutte constante et acharnée, tantôt le bien l'emporte, tantôt le mal l'emporte. Quand le déroulement de la bataille tourne en faveur du bien, l'individu peut alors jouir du bonheur, de la réjouissance, de l'épanouissement, d'un merveilleux butin et d'une vie heureuse. Mais quand les événements tournent en faveur du mal, s'installent alors la tristesse, la mélancolie, le souci, l'anxiété et le malheur.[7]



La pensée est à l'origine du bien et du mal qui peut provenir de l'individu. Elle se situe avant l'intention qui vient avant la motivation, l'ambition et l'action. Il existe toute sorte de pensée négative comme le fait de former dans son esprit des plaisirs et la façon de se les procurer.[8] Quiconque se laisse dominer par ses mauvaises pensées, court à sa perte. Elles peuvent se transformer à terme en vains espoirs comme un mirage à l'horizon. L'âme la plus vile et la plus défaitiste est celle qui se satisfait des illusions. Il n'y a pas pire pour l'individu que de se lancer dans des pensées imaginaires qui engendrent la paresse, l'inaction, la négligence, le remord et l'envie. Il est frustré de ne pas avoir accès aux plaisirs qu'il a concocté dans son esprit. Seule la bassesse peut le conduire à se sentir à l'aise dans ce genre de pensée. L'âme noble est celle qui refoule toute pensée imaginaire qui vient traverser l'esprit. Le temps est précieux et il s'en va plus rapidement que les nuages. C'est pourquoi, il ne faut pas le perdre dans des rêveries inutiles... à une étape supérieure aux mauvaises pensées, il y a le passage à l'acte.[9]



Ainsi, à cause des péchés, on manque de réussite, notre pensée est corrompue, on n'arrive pas à saisir la vérité, le c½ur se corrompt, la réflexion s'alourdit, on gaspille son temps, on fait fuir les autres, un mauvais climat s'installe entre le serviteur et le Seigneur, les invocations ne sont pas exaucées, le c½ur se durcit, on perd la baraka dans les biens et la durée de vie, on est privé du savoir, on revêt l'habit de la bassesse, on est humilié par l'ennemi, on a la poitrine serrée, on est éprouvé par les mauvaises fréquentations qui font perdre notre temps, on sombre dans les soucis, la tristesse, le désespoir et on a une vie malheureuse... Les péchés font oublier le rappel d'Allah de la même façon que l'eau cultive le jardin ou que le feu brûle les aliments. Il se produit le phénomène inverse pour la personne dévouée au Seigneur.[10]



L'adultère (a lui tout seul) engendre la pauvreté, la discorde entre les hommes, il diminue la durée de vie, noircit le visage, disperse le c½ur, éloigne de l'ange et rapproche du démon...[11]



Que les Prières et les Salutations d'Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !







[1] Voir : Fawâid el Fawâid (p. 115-116).

[2] El muntaqa mi ighâthat e-lahfân (p. 416-419).

[3] Par les temps ; 3 voir : el muntaqa mi ighâthat e-lahfân min masâyad e-shaïtân (412-415).

[4] La prosternation ; 34

[5] Voir : Ruddat e-Sâbirîn (p. 115-120).

[6] Fawâid el Fawâid (p. 387).

[7] Idem. (P. 409).

[8] Idem. (P. 348).

[9] Voir : e-Dâ wa e-Dawâ (p. 249-260).

[10] Fawâid el Fawâid (p. 462).

[11] E-Dâ wa e-Dawâ (p. 251).
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# Posté le jeudi 15 janvier 2009 19:19

Comment lever les mains durant l'invocation

Au nom d'Allah, l'Infiniment Miséricordieux, le Très Miséricordieux



Comment lever les mains durant l'invocation



Extraits du livre : Correction de l'invocation « Tashih el-dou'a » du Dr. Bakr Ibn-AbdAllah Abou-Zayd.


Lever les mains :
Les hadiths concernant les différentes situations où le prophète (paix et salut sur lui) a levé ses nobles mains pour faire une invocation sont nombreux. Parmi celles-ci six endroits durant le pèlerinage :

1. Sur le mont Safâ,

2. Sur le mont Marwâ,

3. À 'Arafa,

4. À Mouzdalifa,

5. À la première stèle (Jamara),

6. Ainsi qu'à la seconde



Et hors du pèlerinage :

1. Pour la demande de pluie « istisqâ' »,

2. Durant la dévotion « Al-qounoût » pendant les prières obligatoires lorsque surviennent des évènements à repousser.

Il a aussi levé ses mains dans d'autres circonstances, une cinquantaine qui a déjà fait l'objet de publication.



Son jugement :
Lever les mains durant l'invocation fait partie des règles de politesse à suivre en effectuant cet acte d'adoration. C'est un geste méritoire selon le consensus des savants, si ce n'est dans un seul cas : lors du sermon du vendredi. Il y est alors détestable pour l'imam de les lever, ainsi que pour ceux qui y assistent.

Par ailleurs, si l'imam fait une demande de pluie pendant son sermon, il lui est recommandé de les lever ainsi que pour ceux qui assistent au sermon.



Manière de les lever :
L'invocateur lève ses mains au niveau de ses épaules, en tenant ses mains jointes et non séparées. Les paumes (l'intérieur des mains) levées vers le ciel, et l'extérieur des mains dirigé vers le sol.

S'il veut, il peut rapprocher ses mains de son visage (en le couvrant), l'extérieur des mains dirigé vers la Qibla. Ses mains doivent être propres et nues (sans gants ni autre isolant).



Les trois manières de lever les mains[1] :
Selon Ibn-'Abbâs (qu'Allah les agrée), le prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Pour la demande tu lèves tes mains environ au niveau des épaules. Pour le pardon (« istighfâr ») tu pointes un seul doigt. Et pour la supplication (« ibtihâl ») tu tends tes deux mains. » [Rapporté par Abou-Dâoûd et El-Tabarâni. Authentique par l'ensemble de ses chemins de transmission].

Il y a plusieurs hadiths décrivant les actions du prophète (paix et salut sur lui) et explicitant les circonstances pour les différentes manières de faire :



1- Première circonstance :
C'est le cas lors de l'invocation générale, aussi appelée : la demande (« mas'ala »), il s'agit de lever les mains au niveau des épaules ou proches de ce niveau. Ceci, en tenant jointes ses mains (se touchant par les flancs), les paumes de celles-ci dirigées vers le ciel. Il peut aussi les rapprocher de son visage (le couvrant avec), l'extérieur des mains dirigé vers la Qibla.

Ceci est la façon générale de lever les mains pour faire une invocation. Il en est de même durant « Al-qounoût » du witr, la demande de pluie, les six endroits d'invocation dans le pèlerinage, et autres.



2- Deuxième circonstance :
Lors de la demande de pardon (« istighfâr »), aussi appelée : la sincérité (« ikhlâs »), il s'agit de lever un seul doigt qui est l'index de la main droite.

Cette façon de faire est particulière au rappel (« dhikr ») et à l'invocation lors du sermon sur la chaire de la mosquée (Minbar), ainsi qu'au cours du « tachahhoud » durant la prière. Ce geste est légiféré au cours des différents rappels et unification d'Allah (lorsqu'on dit « lâ ilâha illalâh ») hors de la prière.

C'est cette seconde façon de faire qui explique le hadith d'Ibn-'Abbâs précité, c'est aussi le cas du hadith d'Amâra Ibn-Rou'ayba qui a vu Bichr Ibn-Marwân au dessus du minbar levant ses mains. Il a alors dit : « Qu'Allah punisse ces deux mains, je n'ai jamais vu le prophète (paix et salut sur lui) faire plus que cela, puis il a montré son index droit. » [Rapporté par Mouslim].

Les hadiths concernant le fait de pointer son doigt au cours du « tachahhoud » durant et hors de la prière sont bien connus et très répandus.



3- Troisième circonstance :
Lors de la supplication (« ibtihâl ») qui est l'intensification et l'insistance dans la demande. La façon de faire consiste à tendre les mains vers le ciel, jusqu'à ce que se découvre la blancheur des aisselles. D'autres disent jusqu'à ce que se découvrent ses bras. Ceci, vu qu'ils sont fortement tendus.

Cette manière d'invoquer est pratiquée notamment à un moment de grande intensité ou adversité comme la sécheresse, ou autre évènement à repousser comme l'invasion d'un ennemi, etc.

Cette façon est décrite par le hadith d'Anas (qu'Allah l'agrée) : « Le prophète (paix et salut sur lui) ne levait ses mains pour invoquer que durant la demande de pluie, il les levait jusqu'à ce que soit vue la blancheur de ses aisselles. » [Rapporté par El-Boukhari].

C'est-à-dire qu'il ne les lève aussi haut que lors de la supplication intense comme pour la demande de pluie. Ce hadith ne doit pas être compris qu'il faille rejeter le fait même de les lever dans d'autres situations, car les hadiths concernant la levée des mains pour une invocation d'ordre général sont très nombreux et rapportés par plusieurs compagnons (qu'Allah les agrée).



# Posté le jeudi 15 janvier 2009 19:13