La médisance dans quel cas peut on parler sur quelqun ? a lire et a transmettre

La médisance


Cheikh al Albany (Qu'Allah lui fasse miséricorde)



Louange à Allah à qui nous demandons de nous aider, de nous pardonner. Nous implorons Allah de bien vouloir nous défendre contre le mal que nous pouvons faire contre nous et les mauvaises actions que nous pourrions commettre. Celui qu'Allah dirige dans la bonne voie, nul ne peut l'égarer, et celui qu'Il égare, nul ne peut le diriger. Et je témoigne qu'il n'y a d'autres divinités qu'Allah, et que Mouhammad est Son serviteur messager et messager, et que la bénédiction et la paix soient sur lui.
Après cela, je dis que la bonne parole est la parole d'Allah, et le meilleur chemin est le chemin de Mouhammad . Toute nouveauté est une innovation. Et toute innovation est un égarement. Et tout égarement mène en enfer.



Le Prophète reçut un jour une délégation de la tribu de Bani Salama, il leur demanda :
« Qui est votre chef?».
Ils lui répondirent «Djedou bnou Qaïs et nous le trouvons fort avare».
Alors le Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) leur rétorqua : « Il n y a point de remède à l'avarice. Dorénavant, votre chef est Amer ben el Djamouh ».

Voici deux conclusions dont la plus importante de ce hadith, sert de jurisprudence et permet la critique.

El ghaïba, c'est de dire de ton frère ce qu'il n'aimerait pas entendre. La critique n'est permise que dans ces six cas :
-Subir une injustice.
-Se renseigner sur une personne.
-Avertir.
-Vis à vis d'une personne dévoilant son dévergondage.
-Demander une fatwa.
-Demander de l'aide pour mettre fin à un mal. Les savants disent que la critique n'est pas de la médisance dans ces six cas :



1er cas : Subir une injustice.



Celui qui a subi une injustice a le droit de la dénoncer et user de tous les moyens en son pouvoir pour défendre son droit.
C'est pour cela que le Prophète a dit que le retard de paiement de salaire par un employeur, est une injustice. Celle-ci autorise l'employé à entacher la réputation de cet employeur et à le punir, sans mentir ni exagérer.
Par contre la punition est appliquée par un juge musulman. Ce juge a le droit de convoquer le transgresseur et de le punir pour ne pas avoir payé son employé. Soit il le mettra en prison soit il le flagellera selon la correction permise par la Chari'a vis à vis d'une telle infraction sans récidive.

Le Hadith est clair. Il autorise à comprendre qu'il est permis de s'attaquer à son intégrité. L'opprimé peut se plaindre publiquement. Ce droit n'est pas seulement autorisé par le hadith mais aussi par le verset du Coran qui dit :

« Allah n'aime pas qu'on profère de mauvaises paroles sauf quand on a été injustement provoqué. Et Allah est Audient et Omniscient. » S4V148 (Traduction relative et approchée)


2ème cas : Le droit de se renseigner

I1 y a de nombreux exemples dans les Hadiths tel que le premier cité. Quand le Prophète se renseigna auprès des Banou Salami ou lorsqu'une femme venue le voir lui dit : « Untel et untel ont demandé ma main, Abou Jahr et Mou'awiya ».

La manière dont elle a posé la question, le Prophète a compris qu'elle voulait demander conseil sur le choix de son futur époux .Le Prophète lui a décrit les deux prétendants pour qu'elle puisse choisir. Car les femmes ont des buts et des points de vue très différents.
Il dit : «Abou Jahr est un homme dont le bâton ne quitte pas l'épaule et Mou'awiya est pauvre».

Nous pouvons déduire de cet exemple, que le Prophète a rappelé les défauts des deux prétendants pour bien informer cette femme. Les exégètes ont interprété «le bâton ne quitte pas l'épaule» par : il est prompt à battre ses femmes à la moindre erreur.

Il est évident que ces deux hommes n'auraient pas aimé qu'on dise pour l'un qu'il bat ses femmes et pour l'autre qu'il est pauvre.
Dans l'intérêt général, si le musulman demande conseil c'est son droit d'être conseillé. Par exemple un musulman peut se renseigner sur un éventuel associé. Si celui-ci est un escroc, il ne faut pas le couvrir en pensant que vous faites de la délation. Car la religion est conseil comme le dit le Prophète .



3ème cas :Le fait d'avertir


Je connais, par exemple, une personne qui fréquente un dévoyé, je lui dirais pourquoi fréquentes-tu cette personne ? Là ce n'est pas de la médisance, c'est avertir un musulman, de bon comportement, de ne pas fréquenter un tel individu. Le but est de prévenir le jeune (Salih) de l'autre (façid), tels des fruits sains mélangés à des fruits véreux.
C'est pourquoi le Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) a conseillé à une personne de bien de ne pas fréquenter une personne dévoyée:
"La fréquentation d'une personne de bien est semblable a celle d'un vendeur de musc (parfum,):
Soit tu humes le parfum, soit tu le reçois en cadeau soit tu l'achètes.
Le dévoyé est comme celui qui fréquente un forgeron :
ou celui-ci te brûle tes vêtements, ou tu respires chez lui de mauvaises odeurs."

Le premier exemple se rapporte à la bonne fréquentation et le second à la mauvaise. Par ce hadith nous comprenons que nous devons avertir toute personne de bien vue en compagnie d'un dévoyé. Et ne pas tourner le dos de crainte de critiquer ce dévoyé. Ceci ne constitue pas une médisance blâmable mais un acte encore plus que permis : c'est obligatoire.

4ème cas : Le dévergondé

Par exemple une personne qui boit de l'alcool devant tout le monde sans craindre Allah et sans respecter ses serviteurs ('Ibad): Il est permis de dévoiler son dévergondage. Selon la règle générale il ne faut pas médire de son frère mais ce cas entre dans les six exceptions.

5ème cas :Demander une Fatwa (avis juridique)

Il y a beaucoup d'exemple. Une personne vient chez un savant et lui dit : « Ma femme fait ceci et cela, quelle mesure dois-je prendre ? ». La femme peut faire de même. Donc chacun d'eux peut décrire l'autre en son absence. Cela est permis.
L'histoire de Hind conforte ceci. Elle est allée demander conseil au Prophète en qualifiant son mari d'avare. C'est à dire ne prenant pas sa famille en charge comme il se doit :
«Est-ce qu'il m'est permis de prendre de son argent pour ma satisfaction et celle de mes enfants ?».
Le Prophète lui a répondit : "Prends de son argent le nécessaire, raisonnablement pour toi et tes enfants".

Dans ce hadith nous allons prendre ce qui conforte notre argumentation. Cette femme a qualifié son mari d'avare devant le Prophète qui n'a pas répliqué. Pourquoi le Prophète n'a pas désapprouvé cette critique si ce n'est qu'elle est permise. Cette femme lui a bien demandé s'il lui est permis de prendre de l'argent de son mari et le Prophète a répondu "oui" mais sous certaines conditions:
La première c'est que ce que tu avances soit vrai,
La seconde c'est que tu ne prennes de ses biens que le nécessaire raisonnablement. C'est à dire que tu ne profites pas exagérément du droit que la religion t'a donné ».

6ème cas :Demander de l'aide pour mettre fin à un mal

Exemple: Quelqu'un organise chez lui une beuverie. Un frère va voir son voisin ('zayed). (le musulman est fort avec l'aide de son frère). Il lui demande son soutien pour arrêter le dévergondage de leur voisin commun : «Viens! on va essayer de le raisonner jusqu'à l'arrêt de son comportement». lui dira-t-il.
Dans ce dernier cas, l'intéressé n'exhibe pas au grand jour son dévergondage (fisq). Ceci est le sixième cas.


La religion est conseil.



Source : http://sounnah.free.fr

# Posté le samedi 16 février 2008 19:23

Conseils de shaikh Al-'uthaimin à jama'at tabligh (A LIRE)

Conseils de shaikh Al-'uthaimin à jama'at tabligh















Louange à Allah, Le Puissant, à Lui appartient la création et le commandement, Il sait ce que chaque âme accomplit ; Il fait ce qu'il veut et Il est sage ; à Allah appartient la preuve évidente, s'Il avait voulu, il vous aurait tous guidés au droit chemin.



Je loue mon Seigneur, le remercie, je me repens à Lui et Lui demande pardon ; et je témoigne qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah, l'Unique sans associés, le témoignage de la vérité et de la certitude ; et je témoigne que notre prophète et notre chef Mohammed est son serviteur et son messager le véridique et le loyal, Seigneur! Prie sur ton serviteur et ton messager Mohammed, et salue-le et bénis-le ainsi que sa famille et ses compagnons jusqu'au jour du jugement.











Introduction :







Parce que les savants sont les héritiers des prophètes, et les détenteurs de ce dépôt immense qu'est la science, il nous faut revenir à eux pour juger de nos différents et afin qu'ils nous éclaircissent la voie à suivre dans la compréhension des deux sources que sont le Livre d'Allah et la sunna purifiée. Avec la disparition ces dernières années de plusieurs éminents savants, on ne peut que se rappeler la parole de notre prophète : « Allah ne reprend pas la science en l'arrachant aux gens, mais Il la reprend en reprenant l'âme des savants jusqu'à n'en laisser aucun. Les gens mettent à leur tête des ignorants. On les interroge sur certaines questions. Ils en donnent leur avis sans se baser sur aucune science. Ils s'égarent ainsi et égarent les autres »



Rapporté par Al-Bukhari et Muslim selon 'Abdullah ibn 'amr ibn al 'as











Parmi ces imams de la sunna qui ont marqué notre époque, était son éminence l'érudit Mohamed Salih ibn 'Uthaimin (rahimahullah) qui fut, par sa science dans de très nombreux domaines tels que la croyance et le fiqh, une des principales références pour les gens de la sunna en général et plus particulièrement pour les étudiants en théologie. Voici une série de question qui furent posé au cheikh ibn 'Uthaimin autour de certaines pratiques de jama'at tabligh, ils nous a semblé bon de les réunir et de les traduire afin de les mettre à disposition de nos frères francophones, et ceci pour plusieurs raisons :







- Eclaircir la position du cheikh (rahimahullah) et de lever quelques ambiguïtés quant à son adhésion totale à toute les pratiques des membres du groupe tabligh, comme on l'a injustement propagé.







- Mettre en garde contre certaines croyances et pratiques n'ayant aucune origine, ni dans le Livre d'Allah et la sunna authentique, ni dans les pratiques de nos pieux prédécesseurs.







- Mettre en application la parole de notre prophète :



« La religion c'est le bon conseil »



Rapporté par Muslim selon Tamim ibn awç ad-dari







- Appliquer la règle connue chez les savants du hadith : le jarh (la critique) prévaut sur le ta'dil (l'attestation d'honorabilité).Ainsi que la parole du compagnon Hudayfa ibnul yemen : « Les gens questionnaient le prophète au sujet du bien, et moi je le questionnaient concernant le mal ,de peur que celui-ci ne m'atteigne » Rapporté par Al-Bukhari







Ces questions et réponses sont tirées et traduites de trois différents ouvrages du cheikh (voir les copies des références de ces ouvrages) :







- SAHWATUL ISLAMIYA DAWABIT WA TAWJIHAT : édition dar el qaçim lilnachr RIYAD







- CHARHU KACHFU CHUBUHATE : édition dar el thariya lilnachr RIYAD







- CHARHU RIYADU SALAHIN











Je demande à Allah le Tout Puissant d'accepter ce modeste travail, et qu'Il nous mettent parmi ceux dont Il a loué les actions dans Sa Parole lorsqu'Il a dit : « les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable accomplissent la salat, acquittent la Zakat et obéissent à Allah et à son Messager. Voilà ceux auxquels Allah fera miséricorde, car Allah est puissant et Sage »







Sourate At-Tawba verset 71







Compilé et Traduit par Abû Zaynab al djazairi le 15 rabi' awal 1423



















Questions et Réponses tirées de l'ouvrage : sahwatul islamiya











La pratique de la jaoula n'a aucune origine






Question 96 page 274:







Quel est le jugement concernant la pratique des jaoulas maqamiya et intiqaliya, sachant que certains prétendent que cela a été pratiqué par le messager d'Allah et ses compagnons ?







Réponse : Quant à affirmer que ceci à été pratiqué par le prophète et ses compagnons, je ne connais aucune preuve, donc ceux qui prétendent cela doivent apporter des preuves afin de nous y guider , et nous les accepterons et les appliquerons incha Allah.











Les invocations en groupe n'ont aucune origine






Question 102 page 282 :







Quel est le jugement quant au fait d'invoquer Allah en groupe après le bayan (discours) ou encore avant de sortir de la mosquée pour la jaoula ?







Réponse : L'invocation en groupe, que ce soit après le bayan, ou avant de sortir de la mosquée pour la prêche n'a aucune origine, ceci est une forme d'innovation .C'est pour cela qu'il faut diriger ceux qui pratiquent cela et leur prouver que cette pratique n'a aucune origine dans la législation, et afin que leurs actes soient en conformité avec la religion d'Allah.











La personne doit prêcher les gens qui lui sont proches






Question 58 page 211 :







Quel est le jugement quant à l'appel vers Allah des populations se trouvant à l'étranger, qu'elles soient d'origine arabe ou autre, car beaucoup de prêcheurs se consacrent à cela et insistent fortement ?







Réponse : Ce que je vois, c'est que la personne doit prêcher les gens proches de lui, car Allah a indiqué en premier lieu à son Messager Muhammad : « et avertis les gens qui te sont les plus proches » sourate les poètes v : 214



En effet, s'il y a la possibilité dans son pays de prêcher et d'éduquer les gens, alors on ne doit pas se rendre dans un autre pays, même si celui-ci est un pays voisin. Lorsque son pays connaît une constance dans la pratique d'une manière souhaité ,on peut se rendre au second pays puis au troisième. Ceci car Allah a dit à son messager : « et avertit les gens qui te sont les plus proches » et Il a dit à l'ensemble des croyants : « ô vous qui croyez !combattez ceux des mécréants qui sont près de vous. Et sachez qu'Allah est avec les pieux » sourate at tawba v :123







Quant au fait de se rendre en Amérique, en Russie ou ailleurs pour la prêche, ceci ne fait pas partie de la sagesse. La sagesse consiste à rectifier les gens de son pays avant tout et de sa famille avant tout de chose, puis les gens les moins éloignés, et en s'éloignant de cette manière, ceci en conformité avec ce qu'Allah le Loué a indiqué à son prophète.











Limiter les sorties à des durées précises n'a aucune



origine dans la sunna







Question 95 page 273 :







Quel est le jugement quant aux sorties de 3 jours ,40 jours, 4 mois avec le groupe tabligh ?







Réponse : Limiter les sorties pour la prêche vers Allah et pour visiter ses frères, 40 jours ou une semaine pour un mois, ou pour une autre durée n'a aucune origine dans la sunna, à ce que je sais. Mais quant à ceux qui prennent ce temps pour limiter et pour s'organiser tout en sachant que la période n'est pas le but voulu, mais seulement un moyen, il n'y a en cela aucun mal tant que ceci n'est pas considéré ou pris comme une adoration.











Comment la prêche peut-elle être faite sans science ?







Question 106 page 284 :







Ce qui est connu de cette jama'a, c'est avant tout son désintéressement de la science, ainsi que son rejet face à ceux qui étudient .D'après leurs paroles, les compagnons ne recherchaient pas tous la science, et certains parmi eux étaient savants mais la plupart d'entre eux se préoccupaient plutôt de la prêche sur le sentier d'Allah.







Réponse : Ceci fait partie de l'ignorance, et du manque d'importance donné à la science et je ne sais vraiment pas comment peut se faire leurs da'wa sans science. Car la da'wa n'est valable qu'avec la science selon la parole d'Allah : « dis : voici ma voie, j'appelle les gens (à la religion) d'Allah, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente » sourate yussuf v.108



Il est impossible que la personne soit un prêcheur tant qu'elle n'est pas savante sur le sujet vers lequel elle appelle, et il est donc obligatoire à ceux qui appellent vers Allah d'apprendre avant tout puis d'appeler les gens.











Il est possible de se rendre au hajj



et de prêcher en même temps







Question 104 page 283 :







Concernant le fait de donner la préséance à la sortie sur le hajj : il a été demandé à une personne, ne veux-tu pas d'abord accomplir le hajj ? ; il répondit non, car j'ai d'abord fait l'intention de sortir. Quel est votre avis à ce sujet ?







Réponse : Le fait de repousser le pèlerinage tout en ayant les moyens de l'accomplir, a été un sujet de divergence entre les savants, certains ont affirmé que l'on pouvait repousser le pèlerinage, même si l'on a les moyens de l'effectuer de suite, cet avis n'est pas authentique, car il n'est pas permis à la personne de repousser le hajj afin de sortir pour la prêche, mais le fait d'effectuer le hajj permet en même temps d'y faire da'wa vers Allah ,puisque la possibilité de faire la prêche pendant le hajj est plus aisée et propice. La personne douée de raison peut se rendre au hajj et y prêcher vers Allah.











L'itikaf une fois par semaine est une innovation






Question 103 page 282 :







Quel est le jugement concernant l'i'tikaf (retraite spirituelle) hebdomadaire, tous les jeudis dans les marakiz (centre tabligh) sachant qu'ils utilisent le hadith suivant comme preuve : « celui qui pratique l'i'tikaf une nuit dans une des maisons d'Allah, Allah mettra entre lui et le feu trois fossés. Entre deux fossés, il y a la distance contenue entre les cieux et la terre.







Réponse : L'i'tikaf tous les jeudis, lors de la nuit du vendredi, est sans nul doute une innovation, car il n'est pas rapporté du prophète qu'il réservait le jour du jeudi pour l'i'tikaf, mais il a effectué l'i'tikaf pendant le mois du Ramadan, au début, puis au milieu puis à la fin de ce mois ceci à la recherche de la nuit du destin.



Puis quand le prophète fut informé que cette nuit se trouvait dans les dix dernières nuits de Ramadan, il pratiqua l'i'tikaf jusqu'à sa mort pendant les dix dernières nuits . Il n'a jamais pratiqué l'i'tikaf hors du mois de Ramadan, sauf une année où il ne le pratiqua pas au début de Ramadan et l'effectua pendant le mois de chawal. Il autorisa 'Umar ibnul Khatab à accomplir le v½u qu'il avait effectuer : celui de faire l'i'tikaf à la mosquée sacrée de la Mecque. Quant au hadith cité plus haut , il n'est pas authentique.(Rapporté par At-Tabari et Al-Bayhaqi : classé faible).











Le cheikh (rahimahullah) a dit page 271 :







Il y a un point les concernant qu'il faut soulever :certains d'entre eux pensent que les récompenses citées autour du jihad sur la voie d'Allah les concernent, et ceci n'est pas le cas. Les versets et les ahadiths liés au sentier d'Allah concerne le jihad contre les mécréants, et non la sortie pour la prêche vers Allah : même si la prêche est considérée comme étant sur la voie d'Allah dans un sens large. La voie d'Allah comprend deux sens, un général et un plus précis, et les sources (du coran et de la sunna) évoquent la récompense du martyr ,du combat et de la dépense pour le jihad, qui est le jihad des ennemis par le combat.











Le cheikh a dit page 272,273 :







Mais ce groupe d'après ce que je vois a besoin de science, car il m'a été rapporté que nombre de leurs adeptes négligent l'étude de la religion, et ils ne s'y consacrent pas. Ils disent que se consacrer à la science est le travail des savants, et ceci est une erreur, et c'est ce que je leur reproche.



Aussi il m'est parvenu que les dirigeants de ce groupe en dehors de notre pays ( l'Arabie Saoudite) ont une croyance égarée, et si cela s'avère être vrai, alors il est obligatoire de mettre en garde contre eux, et de limiter la prêche à l'intérieur de notre pays d'une manière instituée (en conformité avec la loi), car dans notre pays il y a des savants. Où a été envoyé l'islam ? N'est-ce pas dans notre pays ? Et la foi reviendra à Médine et c'est pour cela que le prophète a dit : « sortez les juifs et les chrétiens de la péninsule arabique et dans une autre version sortez les polythéistes de la péninsule arabique. »



Rapporté dans la première version par ibn hajar dans Talkiçul khabir ( 4/139) Al-Bukhari ainsi que Muslim dans la version « sortez les polythéistes de la péninsules arabique » :et dans une version de Muslim « sortez les juifs et les chrétiens de la péninsule arabique jusqu'à ce qu'il n'y reste que des musulmans » Pourquoi ceci est il propre à la péninsule arabique ? Parce que cette région a une position importante, et pour que ne s'y mélange pas plusieurs religions, l'islam et la mécréance.











Cette explication n'est pas authentique






Question 101 page 279,280,281 :







La plupart des partisans de ce groupe (tabligh) explique la parole « il n'y a de divinité en toute vérité qu'Allah » par : sortir du c½ur les fausses certitudes dans les choses, et rentrer la vraie certitude en Allah, que c'est Allah qui créer, pourvoit à la subsistance, gère toute chose... Est-ce que cette explication est juste ? Si elle ne l'est pas, qu'elle est la vrai explication ?







Réponse : Cette explication n'est pas juste, car expliquer l'attestation de foi par cette définition, ne définit que le tawhid de la seigneurie seulement. Et ce qui est connu, c'est que le tawhid de la seigneurie seul ne permet pas à la personne de rentrer dans l'islam, car si il permettait de rentrer dans l'islam et donc de rendre les biens de la personne sacrées ainsi que sa personne, alors les polythéistes vers qui le prophète a été envoyé auraient été musulmans, car ils croyaient d'une foi complète et ont accepté qu'Allah était le seul créateur, Lui seul gère toute chose dans Sa création. Mais le prophète a autorisé de faire couler leur sang, de prendre leurs biens, ainsi que leurs femmes et leurs enfants, et d'hériter de leurs terres.







Quant à la signification authentique de la parole d'unicité, elle est :



Il n'y a pas d'adoré en toute vérité sauf Allah et toutes les adorations en dehors de celle d'Allah sont des adorations nulles comme a dit Allah : « Il en est ainsi parce qu'Allah est la Vérité, et que tout ce qu'ils invoquent en dehors de Lui est faux et qu'Allah, c'est lui le Haut le Grand » sourate Luqman v.30.







Et les musulmans n'ont compris de cette parole immense que cette signification, mais les polythéistes eux-mêmes ont compris cette parole immense de la vrai manière, et c'est pour cela qu'Allah a dit à leur sujet : « quand on leur disaient (au polythéistes) point de divinité à part Allah ; ils se gonflaient d'orgueil, et disaient :Allons-nous abandonner nos divinités pour un poète fou ? » sourates les rangés v35.36



Ceci prouve que les polythéistes avaient mieux compris la parole d'unicité la ilaha ilalah que ceux qui l'expliquent de la manière citée au début, que c'est Allah qui crée et pourvoit à la subsistance.







Ceci est un point très important, et la personne doit se repentir envers Allah de cette explication fausse de la parole d'unicité, et revenir vers la vraie explication autour de laquelle les musulmans sont en accord. Quant à ceux qui ne comprennent de la parole d'unicité que cette explication, ils rejoignent dans leurs compréhension les polythéistes parmi ceux qui ont combattu le prophète ; la signification de cette parole immense est il n'y a d'adoré en toute vérité qu'Allah. La personne qui m'a questionné doit revenir à la vérité et le tawhid seigneurie est une chose, le tawhid de la divinité en est une autre, et que l'un ne se complète pas sans l'autre.







Le tawhid de la seigneurie est prouvé par la parole d'Allah : « ton Seigneur, c'est Lui vraiment le Grand Créateur, l'Omniscient » sourate al-hijr v87



« Louange à Allah Seigneur de l'univers » Al-fatiha v.1







Quant au tawhid de la divinité, il est prouvé par la parole d'Allah : «Allah atteste, ainsi que les anges et les doués de science, qu'il n'y a point de divinité à part lui, le Mainteneur de la justice. Point de divinité à part Lui, le Puissant, le Sage ! » Al'imran v.18







Qu'il se repente donc envers Allah, et qu'il sache que seul Allah mérite l'adoration sans associé. Nous demandons à Allah de tous nous guider ainsi que nos frères, vers la voie droite, le chemin de ceux qu'Allah a comblé de Ses bienfaits parmi les prophètes, les véridiques, les martyrs et les pieux.











L'adoration est un ordre arrêté






Question 98 page 276 :







Je suis sorti (avec tabligh), et dans le programme il y a un moment ou nous nous divisions en petit groupe afin de réciter les dix dernières sourates du coran, ainsi que le tachahud. Quel est le jugement concernant cet acte qui est en majorité pratiqué comme un acte pour se rapprocher d'Allah (adoration).







Reponse : L'adoration est un ordre arrêté (on ne peut y ajouter quelque chose), il est donc interdit à la personne d'instituer autre chose que ce qu'Allah et son prophète ont institué, car Allah a reproché à ceux qui ont suivi autre chose que ce que Lui et son messager ont institué, Il a dit : « ou bien auraient-ils des associés (avec Allah) qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu'Allah n'a jamais permises ? Or, si l'arrêt décisif n'avait pas été prononcé, Il aurait tranché entre eux » As-sura v.21







L'adoration est arrêtée quant à sa pratique, sa quantité, sa forme, sa période, son lieu. Il faut donc que l'adoration suive la loi, quant à ce qui a été rapporté par la personne qui m'a questionné, ce programme dans la récitation, s'il a été rapporté de notre prophète alors nous l'accepterons, autrement il y a dans ce que le prophète nous a apporté, ce dont nous avons besoin. Je ne connais rien, venant du prophète, de semblable dans le dhikr et la lecture du coran, je conseille donc aux frères qui pratiquent cela, de l'abandonner pour un acte que le prophète a réellement pratiqué, car cela est mieux pour eux.











Les six qualités auxquelles appellent jama'at tabligh contiennent d'importantes diminutions







Question :100 page 278,279






L'appel du groupe tabligh, tourne autour de ce qu'ils appellent les six qualités qu'avaient les compagnons. Est-ce que ces qualités ont une origine dans le coran et la sunna ? et qu'elle est votre avis sur ces qualités ?







Réponse : Les qualités auxquelles appellent nos frères du groupe tabligh sans aucun doute, sont de bonnes qualités, mais se ne sont pas les qualités qui regroupent les caractéristiques des prêcheurs vers Allah, ainsi que ceux qui sont appelés vers cette voie. Ils ont abandonné des qualités plus importantes et plus immenses que ce à quoi ils appellent, et ceci (les 6 qualités) ne reste qu'un effort de déduction de leur part, et c'est pour cela que nous avons écrit à certaines personnes que cette manière de prêcher est diminuée, et qu'il fait partit de leur obligation de construire leur da'wa autour de ce que nous a apporté le prophète comme religion, et ceci d'après le hadith de Umar ibnul khattab qui a dit : « Un jour que nous étions assis auprès de l'envoyé d'Allah voici qu'apparut à nous un homme aux habits d'une vive blancheur, et aux cheveux d'une noirceur intense, sans trace de voyage visible sur lui, personne parmi nous ne le connaissait. Il vint s'asseoir en face du prophète plaça ses genoux contre les siens et posa les paumes de ses deux mains sur ses deux cuisses, il lui dit :ô Muhammad informe moi au sujet de l'islam. L'envoyé d'Allah lui répondit : l'islam est que tu témoignes qu'il n'est pas de divinité si ce n'est Allah et que Muhammad est l'Envoyé d'Allah ;que tu accomplisse la salat ;verses la Zakat ; jeunes le mois de Ramadan et effectues le pèlerinage vers la Maison Sacrée si tu en as la possibilité. Tu dis vrai ! dit l'homme.



Nous fumes pris d'étonnement de le voir, interrogeant le Prophète, et approuver.



Et l'homme de reprendre :Informe moi au sujet de la foi. C'est répliqua le prophète de croire en Allah, en ses anges, en ses livres, en ses messagers, au Jour Dernier et de croire dans le destin imparti pour le Bien et le Mal,



Tu dis vrai, répéta l'homme qui reprit en disant : informe moi au sujet de la perfection ; c'est répondit le prophète que tu adores Allah comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, certes, Lui te voit........... jusqu'à la fin du hadith ou le Messager d'Allah dit :ceci est Jibril qui est venu vous enseigner votre religion.



Rapporté par Muslim n°8.







Si nos frères du groupe tabligh construisez leur da'wa autour de ces règles que le prophète a nommé religion cela serait mieux et plus juste.











2. Le cheikh (rahimahullah) a dit dans son commentaire du livre kachfu chubuhat page 43.







Il y a des gens qui explique la parole la ilaha ilallah par « sortir du c½ur la certitude dans les choses, et rentrer la vraie certitude en Allah » cette explication est fausse, aussi nos pieux prédécesseurs ne la connaissaient pas, et la signification de la ilaha ilallah ne veut pas dire avoir la certitude en Allah, et sortir la certitude en d'autres choses, car ceci est impossible ,puisque la certitude en d'autres choses est confirmée, Allah a dit : « vous verrez, certes, la fournaise puis, vous la verrez certes, avec l'½il de la certitude » sourate At-Takathur v.6.7



Quant au fait d'avoir la certitude dans les éléments visibles cela n'annule pas le tawhid.











3. Le cheikh (rahimahullah) a dit dans son commentaire de l'ouvrage Riyadu salahin tome 5 page 116,117.







En ce qui concerne l'explication du hadith relaté par sa'd ibnu abi waqaç ou le prophète à dit : « la personne qui dépense pour entretenir la veuve et le pauvre est comme celui qui combat sur la voie d'Allah :je crois qu'il a dit : il est tel le prieur qui ne cesse de prier et tel le jeûneur qui ne rompt pas son jeune »



Rapporté par Al-Bukhari et Muslim







Et dans ce hadith il y a la preuve de l'ignorance de ceux qui s'en vont à droite et à gauche et abandonnent leurs familles dans leurs maisons ainsi que leurs femmes, et ils ne laissent personne pour s'occuper d'eux alors qu'ils ont besoin d'une personne qui dépensera pour eux, et les surveillera, ainsi que d'autres besoins. Tu les vois se déplacer dans les villes ou dans les régions ou probablement le besoin ne se fait pas sentir, mais ce n'est qu'une chose qu'ils apportent d'eux-mêmes, en croyant que cela est mieux que de rester auprès de leurs familles, et que de s'occuper de leurs enfants, garçons et filles, ainsi que de leurs épouses et tous ceux qui sont sous leur garde :ils sortent et prétendent qu'ils guident les gens, alors qu'eux-mêmes abandonnent leurs familles qui sont prioritaires sur tous les autres pour ce qui est du bon conseil, Allah a dit « et avertis les gens qui te sont le plus proches » sourate Les poètes v. 214







Commence par tes proches avant toute autre personne, quant à ceux qui partent pour la prêche vers Allah un jours ou deux , ou autre puis reviennent vers leurs proches le plus tôt possible cela ne les affectera pas, mais nous parlons des gens qui partent quatre ou cinq mois ou un an, laissant leurs familles. Sans aucun doute les actes de ces gens là viennent prouver leur manque de connaissance dans la religion d'Allah alors que le prophète a dit : « celui à qui Allah veut du bien, il le rend érudit dans la religion » rapporté par Al-Bukhari et Muslim.







L'érudit dans la religion est celui qui connaît les choses et les prend en considération, et c'est celui qui sait approcher les demeures par leurs entrées, afin d'y appliquer ce qui lui est prescrit.




# Posté le jeudi 14 février 2008 15:34

peut on sortir avec les tablighs

Sortir avec Jama'at Tabligh
Shaikh Salih ibn Fawzan ibn Adullah Al Fawzan











Question : ô noble shaikh, la personne qui interroge demande : « Est-il est permis de sortir pour la durée de quelques mois, semaines ou jours, comme cela est fait par Jama'at Tabligh ? Est ce une Sunna ou une bida'a ? Et est-il permis de sortir avec cette Jama'a (groupe) si la personne apprend la science de Shari'a ?







Réponse : Ceci n'est pas permis. C'est une bid'a (innovation). Ce khuruj (sortie), pendant 40 jours, 4 mois, ou 4 jours, est une bid'a. Et ce groupe est une Jama'a Soufi et il est confirmé qu'ils sont une Jama'a Soufi des Diobandis (groupe de Sufis de l'Inde). Ils vont de pays en pays pour répandre le soufisme. Il n'est pas permis à une personne de la Sunna et du Tawhid de sortir avec eux. Parce que s'il sort avec eux, il les aide dans la diffusion de leur bid'a et les gens l'emploieront comme argument et ils diront « untel sort avec eux. » Ou ils diront, « les gens sortent tous avec eux. » Ou ils disent, « on les tolère dans le pays. » Donc, il est obligatoire de rejeter ces gens. Il est obligatoire qu'ils soient rejetés et on ne doit pas leur prêter attention (c'est-à-dire les écouter). Ceci pour qu'ils repartent avec leur bid'a dans leur pays et qu'ils ne l'étendent pas parmi nous. Aussi, il n'est pas permis de sortir avec eux pour leur apprendre. Ceci est incorrect. De plus, ils n'acceptent pas d'être instruit. Ils n'acceptent pas, parce qu'ils sont des gens de duperie et des gens qui ont un programme. Ils sont venus pour vous apprendre, ils ne sont pas venus pour qu'ils puissent apprendre quelque chose de vous. Ils sont venus pour vous apprendre leur soufisme et leur madhab (école de pensée). Ils ne sont pas venus pour apprendre de vous ! S'ils voulaient apprendre alors ils se seraient assis avec les savants dans les masjid et liraient des livres. Ceci est parmi les erreurs par lesquelles il n'est pas permis d'être trompé. Oui.







Ecouter la fatwa du shaikh en arabe











Source : www.fatwa-online.com



Traduit par Abu Sumaya


Traduit en français par les salafis de l'Est

# Posté le jeudi 14 février 2008 15:01

a nos soeurs A LIRE

A nos s½urs...



Par la grâce d'Allah, beaucoup de jeunes filles et de femmes reviennent à la religion d'Allah, et nombre d'entre elles choisissent de porter le jilbab, voire même le sitar. C'est là un bienfait d'Allah pour lequel elles doivent Le remercier, et quant à nous, nous demandons à Allah qu'Il leur accorde la meilleure des récompenses pour leur obéissance sur ce point.

Seulement, le jilbab est le premier pas (extérieur) sur le chemin de la pudeur, et si c'est un premier pas conséquent, il n'est pas encore suffisant. Le jilbab n'est pas une « cape d'invincibilité » que l'on enfile et qui permet par la suite d'être considérée comme chaste et de faire ce que l'on veut, au contraire cela réclame encore plus d'efforts et de retenue car à travers le jilbab c'est l'image de la femme musulmane que l'on renvoie [de même pour les frères qui portent la barbe et le qamîs]. La pudeur est avant tout un acte du c½ur qui rayonne ensuite sur l'ensemble de la vie du musulman. Tout s'apprend, et de la même manière qu'on apprend la foi, on apprend ce qu'est la pudeur, car le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) dit : « La pudeur fait partie de la foi. ». Apprendre la pudeur demande du temps et des efforts sur soi, surtout lorsqu'on a vécu la plus grande partie de sa vie dans une société qui a levé une à une toutes les barrières de la pudeur, au point de la voir souvent comme une tare.

Beaucoup de nos mères qui n'ont pas eu l'opportunité d'apprendre la religion d'Allah n'en gardent pas moins une grande pudeur héritée de la société musulmane dans laquelle elles ont grandi. Ainsi, on les voit rarement dehors, elles n'élèvent pas la voix devant des étrangers et sont gênées de s'adresser à un homme. A l'inverse, on voit de nombreuses s½urs voilées (quel que soit le type de voile) marcher dehors comme si elles allaient fendre la terre, sans baisser les yeux, en marchant au milieu des chemins alors que le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a bien dit aux femmes : « N'empruntez pas le milieu du chemin mais marchez sur le côté. » Et Umm Salamah dit : « Elles marchaient donc sur le côté au point que leur vêtement se colle au mur. » (Abû Dâwûd). D'autres se rencontrent dehors, « zonent » en voiture, ou fréquentent assidûment les magasins et marchés sans raison valable. D'autres encore s'adressent sans aucune gêne aux vendeurs ou aux hommes. Comme cela est loin de la description que donne Allah des croyantes, lorsqu'Il nous parle des filles de Shu'ayb, Il dit : « L'une des deux femmes vint alors le trouver en marchant pudiquement et lui dit : « Mon père t'invite pour te remercier d'avoir abreuvé nos bêtes. », mais aussi : « Dis également aux croyantes de baisser leur regard, de préserver leur chasteté, et de ne montrer de leur beauté que leurs vêtements extérieurs. [...]Qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds pour que l'on sache ce qu'elles cachent de leurs bijoux. Et repentez-vous tous devant Allah, vous les croyants, afin que vous récoltiez le succès. »

Si l'on revient aux Textes avec la compréhension des pieux prédécesseurs, on s'aperçoit encore que la Législation d'Allah est sage et qu'en ce qui concerne les sorties de la femme en dehors de son foyer, l'islam se place toujours entre la négligence et l'exagération. Voici donc une série de questions posées à shaykh Al-'Uthaymîn qui nous expose comment et dans quel cas la femme peut sortir de chez elle. Ce n'est là qu'un court rappel sur ce sujet, et nous conseillons à toutes nos s½urs de revenir vers les livres qui nous exposent comment se comporter les femmes pieuses des premières générations afin d'en tirer des leçons et un modèle de vie. Wallahu 'alam.



Écouter le shaykh
(si le lien ne fonctionne pas, copiez l'adresse dans votre lecteur)

Question : Pourriez-vous conseiller les femmes qui considèrent que la maison est une prison ?

Réponse : Oui. Ce que nous disons aux femmes est que Celui qui a fait de la maison une prison, si on peut utiliser cette expression, est Allah le Tout Puissant. Allah dit : « Et restez dans vos foyers. » Et dans le hadith rapporté du Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) à propos des femmes : « Et leurs maisons sont meilleures pour elles. » Et la femme est libre chez elle, elle se rend dans toutes les pièces de la maison et travaille en accomplissant les tâches ménagères, mais aussi pour elle-même. En quoi cela est-il une prison ? Oui, c'est une prison pour celle qui veut s'émanciper et être comme un homme. Et il est connu qu'Allah a accordé des spécificités aux hommes et des spécificités aux femmes, et Il a différencié les hommes et les femmes dans leur création, comportement, raisonnement et religion, en fonction de ce qu'implique la sagesse d'Allah. La femme qui dit que rester chez elle est une prison, nous lui disons qu'elle est en opposition avec la Parole d'Allah : « Et restez dans vos foyers. » Comment pouvons-nous faire de l'ordre d'Allah une prison ? Mais comme nous l'avons dit, c'est une prison pour celle qui cherche à s'émanciper et à rejoindre les hommes. Sinon (pour les autres), rester à la maison est bonheur, pudeur, décence, éloignement des tentations, et du fait de voir les hommes, car lorsque la femme sort elle voit les hommes (et dit) : « c'est un beau jeune garçon...c'est un bel homme... il porte de beau vêtements... » et d'autres choses encore. Elle est tentée par les hommes de la même manière que les hommes sont tentés par les femmes. Les femmes doivent craindre Allah et revenir à ce que leur Seigneur et Créateur, ainsi que le messager du Seigneur de l'univers leur ont dit à elles, et à d'autres qu'elles. Qu'elles sachent qu'elles rencontreront Allah et qu'Il leur demandera : « Qu'avez-vous répondu aux messagers ? » Et elles ne savent pas quand elles rencontreront Allah. La femme peut se lever au matin chez elle et être enterrée au soir, ou inversement. Que ces femmes craignent Allah ! Qu'elles délaissent les propagandes occidentales corruptrices, car lorsque les occidentaux ont mangé la chair de la perversion, ils nous ont donné les nerfs et les os (de la charogne de la perversion) que nous engloutissons après que les occidentaux l'aient dépouillée de tout profit. Et aujourd'hui, ils espèreraient que leurs femmes soient comme la femme musulmane, chez elle, pudique et éloignée des lieux de tentations, mais comment le pourraient-ils ? Qu'avons-nous, alors que nous sommes musulmans, nous avons notre religion, notre existence, notre comportement, à courir derrière eux et à les suivre dans la perversion ? Gloire et pureté à Allah ! Il n'y a de force et de puissance qu'en Allah !



Écouter le shaykh

Question : Cette auditrice, Umm Abd Ar-Rahmân dit : Je demande au noble shaykh de bien vouloir répondre à ma question : Je suis mariée depuis vingt ans, et depuis dix ans mon mari s'est attaché à sa religion, et son comportement vis-à-vis de moi et de mes enfants a changé. Il m'a interdit de rendre visite aux voisins, proches et à la famille. Il donne comme preuve de cela, la Parole d'Allah : « Et restez dans vos foyers ». Je me suis plié à son avis, mais en contrepartie nous n'avons trouvé aucune compensation comme bon comportement, promenades, visite de la famille et des proches. Son comportement dur m'a amené moi et mes enfants à le détester. Quel est votre conseil, pour moi et ce père qui dit : « je vous guide vers ce qui est juste », est-ce que cela est juste ? Répondez-moi, qu'Allah vous récompense par un bien.

Réponse : Je dis à cet époux, si ce que cette femme a dit de lui est vrai, qu'Allah bénisse son attachement à la religion, qu'Il renforce ses pas et le guide vers l'attachement à la religion d'Allah. Je lui dis également : fait partie de l'attachement à la religion que l'homme soit bon avec sa famille, qu'il leur facilite les choses et ne leur rende pas la situation difficile. Le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a dit : « Le meilleure d'entre vous est le meilleur avec son épouse, et je suis le meilleure d'entre vous en cela. » Le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a déjà fait la course avec 'Aishah, il lui permettait de rester derrière lui afin de regarder les abyssiniens montrer leur dextérité à l'épée dans la mosquée. Nul doute qu'accorder à sa famille ce qui va les réjouir, d'une manière qui ne s'oppose pas à la religion, fait partie du bien. Je conseille donc à ce frère attaché à sa religion d'être doux et accessible avec sa famille, et qu'il ne leur interdise pas une chose qui peut amener un ressentiment, surtout s'il interdit à son épouse de visiter sa famille et ses proches. De cette manière, il lui interdit de maintenir les liens de parenté qui font partie des obligations de la religion. S'il craint une quelconque tentation si elle s'y rend, qu'il y aille avec elle, reste un certain temps puis revienne avec elle. Mais il n'a pas à lui interdire totalement, car cela n'est pas juste, ce n'est pas le bon comportement qu'Allah a ordonné. Quant au fait qu'il prenne pour preuve la Parole d'Allah : « Et restez dans vos foyers et ne vous exposez pas à la manière des femmes d'avant l'islam. » Il n'y a aucun doute que c'est un verset confirmé, mais le sens en est que la femme ne doit pas sortir beaucoup. Sinon, il est confirmé que le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a dit : « N'interdisez pas aux servantes d'Allah de se rendre aux mosquée d'Allah. Et leurs maisons sont meilleures pour elles. » Il a interdit d'empêcher les femmes de se rendre à la mosquée, et à l'époque du Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) les femmes se rendaient au marché, mais sans exposer quoi que ce soit de leurs corps et sans qu'il n'y ait aucune tentation. La femme ne doit pas sortir parfumée ou embellie.
Quant à l'épouse, je lui conseille de patienter et d'espérer en la récompense d'Allah, d'attendre qu'Allah soulage sa peine, afin qu'Allah guide son époux vers ce qui contient le bien et la rectitude pour elle et pour lui.
Cette question amène donc deux réponses. L'une adressée au mari afin qu'il ne soit pas trop dur sur ces questions, et s'il craint une tentation, qu'il mette en ½uvre les moyens d'empêcher ces tentations. Et l'autre adressée à l'épouse afin qu'elle patiente et espère la récompense d'Allah, et elle peut pour maintenir les liens avec ses voisins et sa famille, leur téléphoner, si elle dispose d'un téléphone à la maison.



Écouter le shaykh

Question : Certains frères sont d'avis qu'il ne convient pas que la femme se rende au marché avec son Mahram (mari, père, fils, frère...) quelle que soit la situation, même si il n'y a aucune tentation. Ceci, car même si la femme a une certaine piété et droiture, elle peut tout de même voir les hommes et subir un tort de certains d'entre eux. Ainsi, sa sortie entraînera de grands maux. Quelles sont donc les conditions religieuses pour que la femme puisse sortir de chez elle, accompagnée d'un Mahram ou non, pour une nécessité. Je demande un éclaircissement pour moi et mes frères sur ce point ?

Réponse : Nul doute qu'il est meilleur que la femme reste chez elle, cela est plus éloigné de la tentation et du mal. Et nul d'entre nous n'ignore quelles sont les grandes tentations découlant du fait que les femmes se rendent au marché, tentations pour elles, mais aussi provoquées par elles. S'il lui est possible de ne pas sortir, c'est ce qui est demandé. Mais si elle est contrainte à sortir, qu'elle le fasse comme l'a dit le Prophète : sans exposer aucune partie de son corps devant être cachée et sans être parfumée. Mais elle ne doit sortir que par nécessité : pour acheter une chose que son tuteur ne peut acheter seul, car les marchandises diffèrent et qu'elle en désire une bien spécifique. Bien qu'il me semble que ce cas soit facile à résoudre : le tuteur peut acheter la marchandise qu'elle lui a indiquée et qu'il dise au vendeur qu'il doit la montrer à son épouse, soit cela convient, soit il la rend, et cela est possible. Mon avis sur cette question est que la femme reste chez elle, en toute situation, et qu'elle ne sorte que par nécessité. Et si elle sort par nécessité, qu'elle ne soit pas parfumée et n'expose pas une partie de son corps qui doit être cachée. Quant au fait qu'un de ses Mahram l'accompagne, nul doute que cela est meilleur et prioritaire, mais cela n'est pas obligatoire tant qu'il ne s'agit pas d'un voyage. Il est triste de constater que certaines personnes amènent leur épouse chez le couturier ou le commerçant, qu'ils restent dans la voiture et que ce soit sa femme qui y aille et parle aux hommes, et que cela puisse amener des tentations. L'homme doit avoir de la poigne et être jaloux pour son épouse et ne pas faire cela. Si vraiment cela est nécessaire (la venue de son épouse), qu'il se mette à ses côtés et qu'elle parle au vendeur, ou qu'il parle à son épouse et transmette au vendeur.



Écouter le shaykh

Question : Comment répondre à ceux qui appellent les femmes à sortir (de chez elles) en disant (que la femme) est une capacité inexploitée ?

Réponse : Nous disons qu'en disant cette parole ce sont eux qui veulent la neutraliser. La fonction et le travail de la femme se fait chez elle, et si elle sort pour le marché (le travail), la maison est désorganisée, et c'est là l'inexploitation de sa capacité. Si la femme est chez elle et l'homme dans son magasin (au travail), chacun se contente de ce qu'il a et l'homme trouve le repos, ainsi que la femme. Gloire et pureté à Allah ! Où est la douceur de la maternité si une femme part au travail en laissant ces jeunes enfants, filles ou garçons, qui seront élevés par une femme dont la religion, la raison, le comportement peuvent être déficients. (La nourrice) ne connaît pas les spécificités de cette société et ainsi les enfants sont élevés comme l'a été cette servante et toute la société change. Il est même possible que cette servante ne soit pas musulmane et qu'elle les éduque sur la mécréance.



Écouter le shaykh

Question : Est-il licite que la femme sorte travailler ? Car j'ai dû sortir travailler après certaines difficultés, mais je me pose beaucoup de questions sur moi-même en me demandant si mon Seigneur est satisfait de moi ou non ? Répondez-moi et conseillez-moi, qu'Allah vous récompense (par un bien) ?

Réponse : La louange est à Allah Seigneur de l'univers et que les éloges et le salut soient sur notre Prophète Muhammad, l'imam des pieux, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ceux qui les suivent dans le bienfaisance jusqu'au Jour de la Rétribution. Il n'y a aucun mal à ce que la femme sorte de chez elle, si c'est par nécessité. Surtout si elle sort pour combler le besoin d'autres, comme celle qui sort pour enseigner aux jeunes filles musulmanes, elle sera récompensée pour être sortie de chez elle, car elle est sortie pour combler leur besoin et réaliser un bienfait pour elles. Mais lorsqu'elle sort, elle ne doit pas exposer une partie de son corps devant être caché, elle ne doit pas s'embellir ou se parfumer. Elle doit également porter le hijab légal qui consiste à recouvrir (l'ensemble du corps, dont) le visage et tout ce qui peut amener à la tentation. Elle ne doit pas se mélanger aux hommes, car la mixité est une cause de tentation, et c'est pourquoi le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a dit : « Le meilleur rang pour les hommes est le premier et le pire est le dernier ; et le meilleur rang pour les femmes est le dernier et le pire est le premier. » Le meilleur rang pour les femmes est le dernier car il est le plus éloigné des hommes. Ainsi, le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) nous montre que plus la femme est éloignée des hommes, meilleur cela est pour elle. Ô toi la femme, si tu dois sortir de chez toi, sors pour enseigner à l'école ou pour d'autres fonctions, mais sans mixité, dévoilement d'une partie du corps devant être cachée, et sans te parfumer.



Écouter le shaykh

Question : Quel est le jugement sur le fait que la femme sorte régulièrement de chez elle pour se rendre aux conférences et colloques. Par exemple, participer à un cercle d'apprentissage du Coran après le 'Asr et un peu après le 'Ishâ participer à la conférence d'un savant. Cela est-il permis, si cela est fait avec l'accord de son tuteur ? Est-ce une forme de ressemblance aux hommes, en raison des nombreuses sorties ? Et est-ce en contradiction avec le verset : « Et restez dans vos foyers » ?

Réponse : Il n'y a aucun mal à ce que la femme sorte pour participer aux cercles d'apprentissage du Coran réservés aux femmes, car cela est un bien. De même, il n'y a aucun mal à ce qu'elle participe aux conférences si elle en tire profit, même si ces cours et conférences se répètent chaque soir, si il n'y a aucune tentation (ou mal) et que son tuteur est d'accord. Cela n'est pas en opposition avec le verset « Et restez dans vos foyers et ne vous exposez pas à la manière des femmes d'avant l'islam. » car la femme n'est sortie que pour réaliser un bienfait supérieur au fait qu'elle reste chez elle. Bien qu'a notre époque, et la louange est à Allah, il est possible de profiter de ces cours par le biais des cassettes. Mais certains conférenciers ne veulent pas que l'on enregistre leurs conférences, ainsi il est nécessaire d'assister en personne pour celui qui veut l'entendre.



Écouter le shaykh

Question : L'auditrice (aux initiales) « Alif, Sin » Umm Juwayriyah du Koweït pose également la question suivante : Je suis une jeune fille portant le niqâb, et la louange est à Allah, mais ma mère refuse de sortir avec moi pour visiter la famille et les proches, car elle pense que je vais lui causer du tort. Elle n'est pas contente du fait que je porte le niqâb, que je ne sers pas la main aux hommes et d'autres choses encore faisant partie de la religion. Comment dois-je agir vis-à-vis d'elle et que me conseillez-vous, qu'Allah vous récompense (par un bien) ?

Réponse : La réponse à cette question comprend deux versants.
Premièrement : concernant ta mère, je lui conseille de cesser de te rendre la situation difficile en raison du fait que tu t'accroches à ta religion. Et je lui dis qu'il lui est obligatoire de t'aider sur l'obéissance et la piété, et qu'elle loue Allah de lui avoir accordé une descendance pieuse. Toute personne est heureuse de voir que ses enfants sont pieux, filles ou garçons, et l'enfant pieux est celui qui profite à ses parents après leur mort. Le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a dit : « Lorsque l'homme meurt, ses actions cessent sauf pour trois choses : une aumône continue, une science profitable, ou un enfant pieux invoquant pour lui. » Il ne lui est aucunement permis de te rendre la situation difficile pour avoir accompli le bien et délaisser le mal.
Deuxièmement : en ce qui te concerne, respecte les limites d'Allah et ne prête attention à personne, ni à ta mère ni à personne d'autre. Si tu fais ce qui amène l'agrément d'Allah, ne prête aucune attention (à ce que disent les gens) même s'ils sont tous en colère contre toi, même ta mère. Celui qui se met en colère contre toi en raison du fait que tu obéis à Allah, qu'il se mette en colère, mais n'y prête aucune attention. Quant au fait qu'elle ne veuille pas sortir avec toi en prétextant que cela va lui causer du tort, cela vient de son manque de clairvoyance. Il n'y a aucun tort dans le fait de porter le niqâb ou de ne pas serrer la main des hommes, au contraire cela fait partie des bienfaits d'Allah, on doit se réjouir de cela et Le louer pour l'avoir aidé à l'accomplir, car cela fait partie de l'obéissance à Allah.



Traduit et publié par les salafis de l'Est

# Posté le lundi 04 février 2008 11:00

Malheur aux voleurs A LIRE

Malheur aux voleurs



Shaikh Muhammad Nasir Din Al-Albani







Question : Nous avons des logiciels qui sont distribués sous forme de cassettes (cd), et sur ces cd est écrit « droits réservés » (copyrights). Certains frères les achètent (en payant le prix), mais ils ont le choix de le garder ou de le rendre. Ce qu'ils font, c'est qu'ils les achètent et en font une copie, puis ils les rendent comme ils l'ont acheté en disant : cela ne convient pas, ou cela ne m'a pas plus, ce n'est pas ce que je cherche, ou d'autres excuses encore, et il peut mentir, comme il peut être véridique (dans ses excuses). Pour ce qui est d'acheter ce logiciel, de le copier et de le rendre, ou dans le vocabulaire religieux : le fait d'acheter un chose spécifique pour une utilité qu'elle contient, copier cette chose sans endommager le cd, sans rien en enlever, et rendre le cd comme il était en continuant à profiter de ce qu'on a pris comme utilité, quel est le jugement sur cela ?







Réponse : Malheureusement mon frère, cela était le comportement des mécréants et c'est devenu le comportement des musulmans. Le prophète (salallahu 'alayhi wasalam) nous a éduqués et instruits de la meilleure manière et parmi les choses qu'il nous a appris : « Donne son dépôt à celui qui te l'a confié et ne trahit pas celui qui te trahit ». Si un musulman achète cette cassette (cd) sur laquelle est inscrit « copie interdite » (ou droits réservés, copyrights), qu'il en fait une copie, même sans la rendre, et vend les copies, cela n'est pas permis. Alors qu'en est-il de celui qui va en faire une copie et la rendre en prétextant ce que tu as rappelé et qui est un mensonge. Cela est une tromperie et il ne convient pas que cela vienne d'un musulman, malheureusement certains musulmans ont dépassé la règles instaurée par les juifs : la fin justifie les moyens. Ceux qui font ça justifient leur acte en disant qu'il y a un bien dans la copie de cette cassette (cd) et nous ne l'avons pas endommagé. Ils ne veulent pas voir et je ne pense pas qu'ils ne savent pas qu'ils ont causé du tort au propriétaire (producteur, éditeur, concepteur)... Comme certains éditeurs qui publient des ouvrages, parfois de plusieurs volumes et qui engagent des frais d'impression, ensuite quelqu'un vient et prend (vole) ce livre et le publie sans l'accord de l'auteur ou de l'éditeur, ceci est une traîtrise et une tromperie qui n'est pas permise au musulman. Et le hadith précédent est suffisant : « Donne son dépôt à celui qui te l'a confié et ne trahit pas celui qui te trahit ». Le vendeur t'a vendu cette cassette à condition que tu ne le trompes pas, que tu ne la copies pas. Et celui qui le fait a trompé et cela n'est aucunement permis en islam. Et s'il y a près de toi des musulmans qui sont loin de leur pays et de leur religion, conseille-leur qu'ils s'éloignent de cette escroquerie.







Q : Et je ne dois pas les aider, si l'un d'entre eux me le demande ?







Réponse : Non, tu les aiderais dans le mal si tu le faisais.







Q : Et si le vendeur présume, je ne dis pas qu'il est certain, mais il présume que celui qui lui rapporte un cd l'a copié







Réponse : La supposition ne suffit pas, tant qu'il est écrit (sur le cd) ce que tu as rappelé auparavant (droits réservés).











Autre question posée au shaikh : Ecouter le shaikh







Question : Certains disent : si j'achète un livre, n'importe quel livre, cet achat est licite (sahih), et il m'est permis ensuite de le vendre, et c'est une deuxième vente, car il m'appartient. Je peux le vendre et il n'y a rien de mal.







Réponse : Comment ça il n'y a rien de mal... il l'a acheté d'une manière légale, mais il n'a pas acheté les droits d'édition... la situation est claire, il possède et peut profiter de ce livre, mais il ne possède pas ce qui peut résulter de la publication (copie) de ce livre.











Malheureusement, shaikh Al-Albani parle de beaucoup d'entre nous, de frères et de s½urs qui, par ignorance (parfois) ou par suivi des passions volent pour plusieurs milliers d'euros de logiciels. Comment peut-on prétendre la piété, le respect du droit d'Allah et des gens et en même temps outrepasser ces droits quand cela ne nous convient pas. Pire encore, certains, pour justifier ce qu'il convient d'appeler un vol, mentent sur shaikh Ibn Baz en disant que le shaikh l'a permis. Par Allah shaikh Ibn baz est loin des voleurs et des interprétations qu'ils donnent de ses fatawas ! Au contraire, l'avis clair de shaikh Ibn Baz (et des savants de l'islam) sur cette question apparaît clairement dans la fatwa n°18453 datée du 2/1/1417 (traduite par le webmaster du site des éditions Anas):







« Louange à Allah Seul et la prière et le salut sont sur celui après qui il n'y a plus de prophète. Donc, le Comité Permanent des Recherches Scientifiques et de l'Ifta a examiné ce qui a été rapporté à son éminence le Mufti Principal de la part de la personne qui a posé la question [...] suivante : « Je travaille dans le domaine de l'informatique depuis un certain temps, et depuis que j'ai commencé ce travail, je copie des programmes pour m'en servir, et ceci, sans que je n'achète la copie originale de ces programmes, sachant que l'on peut lire sur les produits des inscriptions qui interdisent de copier et qui signifient que les droits de reproduction sont protégés. Ces inscriptions ressemblent à ce que l'on peut lire sur certains livres : « Tous droits de reproduction réservés » ; il se peut d'autre part, que le propriétaire du programme soit musulman ou non. Ma question est donc : est-il autorisé de dupliquer de cette manière, ou non ? ».



Après étude, le Comité de l'Ifta a répondu qu'il interdit de dupliquer les programmes dont les propriétaires refusent d'être copiés, sauf avec leur autorisation, selon la parole du Prophète : « Les musulmans sont tenus de respecter les conditions [de leurs engagements ou leurs contrats]. » et sa parole : « Il n'est pas autorisé de prendre les biens d'un musulman, qu'avec son approbation. », et la parole du Prophète : « Quiconque devance les autres dans une entreprise licite a la priorité dessus. », et [peu importe] que le propriétaire soit musulman ou non-musulman, tant qu'il n'est pas en guerre contre les musulmans, car les droits du non-musulman qui n'est pas en guerre sont respectés comme ceux du musulman, et Allah est le Plus Savant. Et la prière et le salut sont sur notre Prophète, sa famille et ses Compagnons... »



Signé par les membres du Comité Permanent des Recherches Scientifiques et de l'Ifta : le Président, 'Abdul-'Azîz ibn 'Abdullah Ibn Bâz ; le vice-président, 'Abdul-'Azîz ibn 'Abdullah ibn Muhammad Âl Cheikh ; membre, Bakr ibn 'Abdullah Abû Zayd ; membre, Sâlih ibn Fawzân Al-Fawzân.







Voilà l'avis de shaikh Ibn Baz sur cette question, celle qu'il a signé de sa main, une réponse précise à une question précise, alors que ceux qui mentent sur le shaikh utilisent une parole plus générale du shaikh concernant les droits d'édition. Et shaikh Al-Albani a expliqué la position de shaikh Ibn Baz et que dans les faits c'est un contrat qui est passé entre l'auteur, l'éditeur (mais aussi l'acheteur) et que ce que l'on paie ce n'est pas la science que contiennent les livres mais l'effort de recherche et d'impression (voir notamment la cassette 42 de Silsila Al-Huda wa Nur). Sur ce point aussi, le webmaster des éditions Anas avait traduit des paroles des savants sur le respect des droits intellectuels pour avertir ceux qui volent les livres, et parmi ces paroles :







L'imâm As-Suyûtî a écrit dans son livre Al-Fâriq baynal-Musannif was-Sâriq (La différence entre l'auteur et le voleur) : « T'est-elle parvenue, l'histoire de Târiq ? Sais-tu qui est Târiq ? Le traître, le voleur... le fils renégat (!)... Celui qui a fait main basse sur nombre de mes livres que j'ai mis des années à rassembler et pour lesquels j'ai consulté de nombreux ouvrages anciens, il s'est jeté sur mon livre Al-Mu'jizât wal-Khasâ'is at-Tawîl wal-Mukhtasar, et en a volé tout le contenu avec les mêmes expressions que les gens intelligents ont reconnues ; et il ne s'est pas contenté de le voler mais il se l'est aussi attribué injustement et par volonté de nuire [...] Et il n'a pas entendu le hadith du Prophète : « Soyez sincères entre vous dans la science car la trahison de l'un d'entre vous dans le domaine de la science est pire que la trahison dans les biens... »







Shaikh Al-Albani : « Nous nous plaignions par le passé – et nous n'en finissons pas de nous plaindre – du vol des livres et de leur impression par le procédé de reprographie offset. Certains ont même le culot d'aller jusqu'à publier les livres en les saisissant à nouveau et en leur donnant une nouvelle mise en page, et ils trompent les gens en leur faisant croire que l'ouvrage est publié par Al-Mekteb al-Islâmî, en mentionnant le nom sur la couverture ! Et on m'a rapporté que certains ont émis une fatwa dans laquelle ils rendent licite le fait de voler les livres, les imprimer et d'en faire le commerce, sans autorisation de l'auteur, ni de la maison d'édition ! Et ceci est une injustice scandaleuse et une exploitation éhontée des efforts des autres, c'est-à-dire les écrivains et les éditeurs, ceux qui ont adopté l'écriture et l'édition comme moyen – parmi les moyens les plus nobles - de gagner leur vie de manière licite. Donc comment pourrait-il convenir à un musulman – et même à un mécréant – de leur enlever leur gagne-pain, et de manger le profit de leurs efforts et de leur fatigue, et encore en plus, d'émettre une fatwa pour autoriser cela ? Par Allah, c'est vraiment une chose énorme ! Et ce qui est surprenant, c'est que les mécréants en Occident accordent une grande importance à ce genre d'injustice ; ils édictent des lois justes pour protéger les droits des auteurs et des éditeurs, et pour empêcher les voleurs de commettre leur injustice... et certains musulmans n'y prêtent aucune attention, alors qu'ils savent que l'interdiction absolue de commettre l'injustice fait partie de leur religion, comme la parole du Très-Haut dans le hadith Qudsî : « Ô mes serviteurs, Je me suis interdit l'injustice à moi-même, et Je vous l'ai interdit entre vous, alors ne commettez pas d'injustice les uns envers les autres... » Rapporté par Muslim dans son Sahîh... et dans la parole du Prophète : « Craignez l'injustice, car les injustices seront pour vous des ténèbres le jour du Jugement. » Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. J'ai entendu de la part de certains ignorants qui n'ont rien compris, que l'on autorise ces vols sous prétexte de propager la science ! Et Allah sait que ce n'est pas la propagation de la science qui intéresse les voleurs, mais ils sont plutôt intéressés de ramasser l'argent grâce aux efforts des autres. La preuve est qu'ils impriment même ce qu'il ne leur convient pas du point de vue de la science ou du rite, mais seulement ils savent que cela va s'écouler vendre et que les gens vont acheter ; malgré cela, ils n'hésitent pas à publier et à voler les livres en appliquant la règle de ceux qui n'ont aucun scrupule : « La fin justifie les moyens ! » Allah est leur Juge, « le jour où celui qui a commis l'injustice se mordra les mains en disant : « Si seulement j'avais suivi le Prophète ». » (Talkhîs Ahkâm il-Janâ'iz, p. 5, 6 (Introduction). Voir également Sahîh ul-Kalim at-Tayb, p. 4-9, et Sifâtu Salât in-Nabiy, p. 27, introduction de la 10ème édition)







Malheureusement, malgré ce rappel, des maisons d'éditions arabophones et francophones continuent à voler les savants et ceux qui travaillent pour la da'wa. On retrouve sur le net des ouvrages entiers dont les droits sont protégés, ceux qui les mettent en ligne disent faire cela pour la da'wa, mais dans leur ignorance ils scient la branche sur laquelle ils sont assis. S'il n'est plus possible de gagner sa vie en traduisant des ouvrages des savants, malgré leur bonne volonté, les frères qualifiés arrêteront et on se retrouvera avec des traductions médiocres. Wallahul musta'an.







Pour finir, nous conseillons nos frères et s½urs comme l'a fait shaikh Al-Albani : écartez-vous de cela ! Respectez les droits d'Allah et respectez les droits des gens, n'oubliez pas que le prophète (salallahu 'alayhi wasalam) était surnommé al-amin (le fidèle, celui en qui on a confiance), et que beaucoup de gens sont rentrés dans l'islam en voyant son comportement et le comportement des compagnons. De notre côté, nous nous tenons à la disposition de toute personne qui veut savoir quelles sont les solutions qui s'offrent à elle pour se repentir de ce vol. Il existe des logiciels gratuits quasi identiques aux logiciels payants, il y a des moyens d'obtenir des logiciels moins chers... « Et celui qui craint Allah, Il lui aménage une solution (à tous ses problèmes) ».







wallahu 'alam



Traduit par les salafis de l'est

# Posté le jeudi 31 janvier 2008 17:01

Modifié le jeudi 31 janvier 2008 18:07