60 ACTES MÉRITOIRES ET EXPIATOIRES

60 ACTES MÉRITOIRES ET EXPIATOIRES
60 ACTES MÉRITOIRES ET EXPIATOIRES





Louange et grâce à Allah, Seigneur des mondes, que la paix et le salut d'Allah soient sur le plus noble des prophètes et messagers. Le but de la vie sur terre pour tout fidèle sincère est d'en sortir lavé de tous ses péchés pour qu'il n'ait pas à en répondre devant le Seigneur le Jour du Jugement dernier et accéder ainsi à la félicité du Paradis pour l'éternité.

Nous énumérons, dans ce qui suit, une liste d'acte vertueux expiatoires des péchés et hautement rétribués, extraite des hadiths authentiques. Nous implorons le Seigneur qu'il agrée notre ½uvre, certes il est l'Audient et l'Omniscient.





1. Le repentir



« Celui qui se repent avant que le soleil ne se lève du couchant (un des signes majeurs annonciateurs de l'apocalypse), Allah accepte son repentir ». Mouslim.



« Allah (qu'Il soit honoré et glorifié) accepte le repentir de l'individu tant que celui-ci n'agonise pas ».



2. La quête de la science :



« Celui qui empreinte un chemin afin d'acquérir une science, Allah lui facilitera un chemin qui mène au Paradis.» Mouslim.



3. Le rappel d'Allah (Adhikr) :



Le prophète a dit à ses compagnons : « Ne voudriez-vous pas que je vous dise lesquelles de vos ½uvres sont les meilleures, qui sont les plus hautes en valeur auprès de votre Roi et qui élèvent le plus vos rangs ; qui sont meilleures pour vous que le don gracieux de l'or et de l'argent et plus méritoire que l'affrontement de l'ennemi qui vous combat et que vous combattez ? Ils (les compagnons) répondirent : « Oh que si, nous voulons savoir !» Il dit alors : « le rappel d'Allah qu'Il soit exalté ». At-Tirmidhi.



4. Faire le bien et le promouvoir :



« Toute bonne action est un acte de charité (sadaqa). Celui qui fait la promotion d'un bien a le même mérite que celui qui l'accomplit ». Boukhâry et Mouslim.



5. La prédication (Ada'wa) :



« Celui qui prêche une guidance sera rétribué au même titre que ceux qui le suivent sans que cela diminue leurs rétributions ». Mouslim.



6. Ordonner le bien et interdire le mal :



« Celui qui voit un mal (qu'on commet), qu'il le combatte par la main, s'il ne peut pas le combattre ainsi alors qu'il le fasse par sa langue et s'il ne peut pas le combattre ainsi alors qu'il le fasse par son c½ur (en le désapprouvant) et cela est le degré de foi le plus faible ».Mouslim.



7. La lecture et la récitation du Coran :



« Lisez le Coran car il viendra le Jour de la résurrection en intercesseur pour les siens ». Mouslim.



8. Apprendre le Coran et l'enseigner :



« Le meilleur d'entre-vous est celui qui apprend le coran et l'enseigne ».Boukhâry.



9. La salutation (As-Salâm) :



«Vous n'entrerez pas au Paradis tant que vous ne croirez pas, et vous ne croirez que lorsque vous vous aimerez les uns les autres. Voudriez-vous que je vous indique ce qui vous fera aimer les uns les autres ? Echangez abondamment la salutation » (le fait de dire As-Salam 'Alaïkoum'). Mouslim.



10. L'amour en Allah :



Allah, qu'Il soit exalté, dira le Jour de la résurrection : « Où sont ceux qui se sont aimés en Ma gloire, aujourd'hui Je les abriterai dans Mon ombre, ce jour où il n'y a nulle autre ombre que la Mienne. »Mouslim.



11. La visite des malades :



« Il n'y a pas un musulman qui rende visite le matin à un autre musulman malade, sans que soixante-dix mille anges ne prient pour lui jusqu'au soir. Et s'il lui rend visite le soir, soixante-dix mille anges prient pour lui jusqu'au matin et il aura un jardin au Paradis. » At-Tirmidhi.



12. Aider les autres :



« Celui qui soulage la détresse d'un autre, Allah le soulagera dans ce bas-monde et dans l'au-delà ». Mouslim.



13. La discrétion au sujet des méfaits et des défauts d'autrui :



« Celui qui se montre discret au sujet d'un autre, Allah fera preuve de discrétion à son égard le Jour de la résurrection ». Mouslim.



14. L'entretien des liens familiaux :



« La matrice (ar-rahim : l'utérus ou le lien de parenté) est accrochée au Trône en disant : « celui qui soigne mon lien, Allah soignera le lien avec lui ; celui qui coupe mon lien, Allah coupera le lien avec lui ». Boukhâry et Mouslim.



15. Le bon comportement :



« Qu'est-ce qui fait le plus accédé au Paradis ? » A-t-on demandé au Messager d'Allah. Il répondit : « La crainte d'Allah et le bon comportement » At-Tirmidhi.



16. La vérité (ne dire et ne faire que ce qui est vrai) :



« Attachez-vous à la vérité car la vérité mène au bien et le bien mène au Paradis ». Boukhâry et Mouslim.



17. La maîtrise de soi pendant la colère :



« Celui qui se maîtrise dans la colère alors qu'il peut l'exprimer, Allah l'invitera le Jour de la résurrection devant toutes les créatures pour lui faire choisir parmi les houris celles qu'il veut » At-Tirmidhi.



18. L'expiation du bavardage :



« Celui qui, dans une assistance, a trop bavardé puis a dit avant de la quitter : « gloire à Toi Seigneur et sois loué, j'atteste qu'il n'y a de Dieu que Toi, j'implore Ton pardon et je me repens à Toi » lui sera pardonné tout ce qu'il a commis dans cette assistance. »At-Tirmidhi.



19. La patience et l'endurance :



« Pour toute fatigue, toute maladie, tout souci, toute peine, tout mal et toute tristesse qui frappent le musulman, fût-ce la piqûre d'une épine, Allah lui en absoudra de ses péchés ». Boukhâry.



20. Prendre soin de ses parents :



« Honteux, honteux et honteux il sera ! « De qui s'agit-il ? Ô Messager d'Allah ! » Lui a-t-on demandé. Il répondit : « Celui dont les parents auront atteint la vieillesse, l'un des deux ou les deux, et il n'en profite pas pour mériter le Paradis ».Mouslim.



21. Etre au service de la veuve et du nécessiteux :



« Celui qui rend service à la veuve et au nécessiteux est comparable au combattant sur le sentier d'Allah ». Celui qui rapporta cette parole dit : « Je crois qu'il a dit aussi : «Et il est comme celui qui prie sans arrêt et celui qui jeûne sans interruption ». Boukhâry.



22. Le parrainage de l'orphelin :



« Moi et celui qui parraine un orphelin sommes (proches) au Paradis comme le sont ces deux-là » en montrant ces deux doigts : l'index et le majeur ». Boukhâry.



23. Les ablutions :



« Celui qui accomplit correctement ses ablutions, ses péchés quitteront son corps jusqu'à sortir d'en dessous ses ongles ». Mouslim.



24. Formuler la chahada (l'attestation de l'unicité) après les ablutions :



« Si une personne accomplit correctement ses ablutions puis dit : « J'atteste qu'il n'y a pas de divinités à part Allah, Seul et sans associé et j'atteste que Muhammad est son servant et Messager. Ô Seigneur ! Fais-moi du nombre des repentis et fais-moi du nombre de ceux qui se purifient », alors les portes du Paradis lui seront ouvertes pour qu'il y entre par celles qu'il veut ». Mouslim.



25. Dire l'invocation consacrée après l'adhan (l'appel à la prière) :



« Celui qui dit après avoir entendu l'adhan : « Seigneur, Toi à qui s'adressent cet appel complet et cette prière célébrée, accorde à Muhammad « al-wassîla » (un endroit au Paradis) et la place d'honneur au Paradis (al-fadîla) et ressuscite-le au degré que Tu lui a promis » ; lui sera accordée mon intercession le Jour de la résurrection ». Boukhâry.



26. La construction des mosquées :



« Quiconque construit une mosquée en souhaitant l'agrément d'Allah, il lui en sera construit l'équivalent au Paradis ». Boukhâry.



27. Le siwak (le brossage des dents avec le bois d'arak) :



« Ne voulant pas mettre ma communauté dans la difficulté, c'est pour cela que je ne lui ai pas ordonné d'utiliser le siwak à chaque prière ». Boukhâry et Mouslim.



28. La fréquentation de la mosquée :



« Celui qui va à la mosquée matin et soir, Allah lui prépare une demeure au Paradis pour chaque aller et venue ». Boukhâry et Mouslim.



29. Les cinq prières obligatoires :



« Chaque fois qu'un individu musulman, au moment de la prière prescrite, accomplit correctement les ablutions et reste concentré en prière et accomplit correctement son inclinaison, alors cette prière sera pour lui une expiation de tous les péchés qu'il aura fait auparavant, tant que seront évités les péchés majeurs, et ce toute sa vie durant ». Mouslim.



30. La prière du Fajr (l'aube) et celle de 'asr (après-midi) :



« Celui qui accomplit les deux prières, celle du matin et celle de l'après-midi, ira au Paradis ». Boukhâry.



31. L'office du joumou'a (la prière et le sermon du vendredi) :



« Celui qui accomplit correctement ses ablutions, puis va à la joumou'a et écoute attentivement (le prêche de l'imam), lui seront pardonnés tous ses péchés depuis le dernier vendredi et trois jours en plus ». Mouslim.



32. L'heure du v½u exaucé le jour du vendredi :



« Il y a en ce jour une heure pendant laquelle si un musulman se trouve en prière et demande quelque chose à Allah, Il lui accordera certainement son v½u ». Boukhâry et Mouslim. (Remarque : Les savants disent que c'est la dernière heure du 'asr avant le maghreb et Allah est le plus Savant...)



33. Les prières rawâtib (« les régulières ») accompagnant les prières obligatoires :



« Si un individu accomplit volontiers pour Allah, exalté soit-il, douze unités de prières hors de ce qui est prescrit, alors, certes, Allah lui bâtira, pour cet acte, une demeure au Paradis ».Mouslim.



34. Prier deux unités de prières après un péché commis :



« Si un individu commet un péché puis accomplit correctement ses ablutions puis se lève et prie deux unités de prières, puis implore le pardon d'Allah, alors, certes, Allah lui pardonnera ». Abou dawûd.



35. La prière nocturne :



« La meilleure prière après la prière obligatoire est la prière nocturne ». Mouslim.



36. La prière du dohâ (peu après le lever du soleil jusqu'au midi) :



« Pour chacune de vos phalanges, vous êtes redevable d'une aumône (sadaqa). Dire subhâna-llahi (gloire à Allah) est une sadaqa, dire alhamdou-lillahi (louange à Allah) est une sadaqa, dire lâ ilâha illa lahou (il n'y a pas de divinité à part Allah) est une sadaqa, ordonner un bien est une sadaqa, interdire un mal est une sadaqa et deux unités de prières de dohâ effectuées valent mieux que tout cela ». Mouslim.



37. Prier sur le Prophète d'Allah :



« Celui qui prie pour moi une fois, Allah le bénira dix fois ». Mouslim.



38. Le jeûne :



« Si l'individu jeûne un jour pour Allah, exalté soit-Il, alors Allah éloignera son visage à soixante-dix années du feu (distance) ». Boukhâry et Mouslim.



39. Jeûner trois jours de chaque mois :



«Le jeûne de trois jours de chaque mois équivaut au jeûne perpétuel».Boukhâry et Mouslim.



40. Le jeûne de Ramadhân :



« Celui qui jeûne le mois de Ramadhân par foi et en espérant sa récompense sera absout de ses péchés antérieurs. » Boukhâry et Mouslim.



41. Jeûner six jours de Chawâl (le mois qui suit Ramadhân) :



« Celui qui jeûne Ramadhân et le fait suivre par le jeûne de six jours de Chawâl, cela lui sera compter comme le jeûne perpétuel ». Mouslim.



42. Le jeûne du jour de 'arafa (le neuvième jour du mois de dhoul-hijja, le mois du pèlerinage qui est le dernier mois de l'année hégirienne) :



« Le jeûne de 'arafa expie (les péchés de) l'année écoulée et de l'année courante ». Mouslim.

Précision : ceci n'est pas valable pour le pèlerin qui ne doit pas jeûner.



43. Le jeûne du jour de 'achorâ (le dixième jour du mois Mouharam, le premier mois de l'année hégirienne) :



« Et je compte sur Allah pour que le jeûne de 'Achoura expie l'année qui le précède. » Mouslim.



44. Inviter le jeûneur pour la rupture du jeûne :



« Celui qui offre à déjeuner à un jeûneur sera rétribué comme lui, sans que cela diminue la part du jeûneur ». At-Tirmidhi.



45. La veillée en prière pendant la nuit du destin (al-qadr) :



« Celui qui veille la nuit d'al-qadr par foi et espérant sa récompense sera absout de ses péchés antérieurs ». Boukhâry et Mouslim.



46. La charité (sadaqa) :



« La charité éteint le péché comme l'eau éteint le feu ». At-Tirmidhi.



47. Le hajj (pèlerinage à la Mecque) et la 'omra (petit pèlerinage à la Mecque) :



« Les péchés commis entre deux 'omra sont expiés et le hajj agréé n'a d'autre rétribution que le Paradis ». Mouslim.



48. Les bonnes actions pendant la première dizaine de dhoul-hijja :



« Il n'y a pas de bonne action qui soit plus aimable à Allah que celle faite pendant ces jours-ci » (signifiant les dix premiers jours de dhoul-hijja). « Même le jihad dans le sentier d'Allah ? » Lui demanda t-on. Il répondit : « Même le jihad dans le sentier d'Allah sauf un homme qui est parti de chez lui et s'est sacrifié corps et biens. » Boukhâry.



49. Le jihad dans le sentier d'Allah :



« Être mobilisé sur le sentier d'Allah un jour est meilleur que posséder ce bas-monde et ce qu'il contient. La (petite) part de l'un d'entre vous au Paradis est meilleure que ce bas-monde et ce qu'il contient ». Boukhâry.



50. La dépense dans le sentier d'Allah :



« Celui qui assure le paquetage d'un combattant dans le sentier d'Allah et celui qui prend en charge sa famille en son absence, sont comme celui qui est parti au combat ». Boukhâry et Mouslim.



51. Participer à la prière funèbre et suivre le cortège funéraire :



« Celui qui assiste à la cérémonie funèbre jusqu'à la prière aura un quirat (le mot arabe qui a donné le mot carat). Celui qui reste jusqu'à l'enterrement aura deux quirats ». Qu'est-ce que deux quirats lui a-t-on demandé ? Il répondit : « C'est l'équivalent de deux grandes montagnes ». Boukhâry et Mouslim.



52. Préserver sa langue et sa chasteté :



« Quiconque me garantit (de préserver) ce qu'il y a entre sa barbe et sa moustache et ce qu'il y a entre ses cuisses, je lui garanti le Paradis ». Boukhâry et Mouslim.



53. Dire lâ ilâha illa llahou et subhânallahi wa bihamdihi :



« Celui qui dit cent fois en une journée « il n'y a pas de divinité à part Allah, seul sans associé, à Lui la royauté et la grâce et Il est capable de toute chose » aura la récompense de celui qui aura affranchi dix esclaves ; on lui en comptera cent bonnes actions et on lui pardonnera cent mauvaises actions et ces paroles lui serviront de protection contre Satan pendant toute la journée jusqu'au soir. Personne n'aura fait mieux que lui à part une personne qui en aura fait plus ».



« Celui qui dit cent fois en une journée : Gloire à Allah à Lui la grâce (soubhâna lahi wa bihamdihi), lui seront ôtés ses péchés même s'ils étaient aussi abondant que l'écume de la mer ».Boukhâry et Mouslim.



54. Ecarter le danger de la voie publique :



« J'ai vu un homme se déplacer librement au Paradis pour avoir couper un arbre dans la rue qui gênait les passants ».Mouslim.



55. L'éducation et l'entretien des filles :



« Celui qui a trois filles, qui les loge, qui est bon avec elles et qui les entretient, aura définitivement droit au Paradis ». Ahmad.



56. Prendre soin des animaux :



« Un homme a vu un chien en train de manger de la terre de soif, il a, alors, puisé de l'eau avec son soulier pour lui donner à boire jusqu'à satiété. Allah a reconnu son geste et l'a fait entrer au Paradis ». Boukhâry.



57. Délaisser la polémique :



« Je suis garant d'une demeure au sein du Paradis pour celui qui renonce à la polémique même en ayant raison ». Abou dâwûd.



58. La visite aux frères en Allah :



Le Prophète dit à ses compagnons : « Ne voudriez-vous pas que je vous dise qui sont vos hommes au Paradis ? » « Oh que si, Messager d'Allah ! » Répondirent les compagnons. Il dit : « un homme rendant visite à son frère à l'autre bout du pays, uniquement pour (plaire à) Allah, celui-là est au Paradis ». At-Tabarâny.



59. L'obéissance de la femme à son mari :



« Si la femme s'acquitte de ses cinq prières, si elle jeûne son mois, si elle préserve sa chasteté et si elle obéit à son mari, alors elle entre au Paradis par la porte qu'elle veut ». Ibnou Hibbane.



60. Ne rien demander aux gens :



« Celui qui s'engage devant moi à ne jamais rien demander aux gens, je lui garantis le Paradis ». Ahlou-sunane.





Ainsi se termine l'énumération des 60 actes méritoires et expiatoires en espérant mon frère et ma s½ur que l'on fasse tout notre possible pour les mettre en application avec l'aide d'Allah le plus Grand et le Très-Haut enfin que la paix soit sur notre Prophète ainsi que sa famille, compagnons et ceux qui les prendront comme exemple et pratiqueront leurs actes

# Posté le dimanche 27 janvier 2008 06:13

Le mari peut-il frapper son épouse ?

Le mari peut-il frapper son épouse ?



Shaikh Al-'Uthaymin











Question : Quel est le jugement sur le fait que l'homme frappe sa femme et quelles sont les conditions légales ? Qu'Allah vous récompense par un bien.







Réponse : Allah dit dans le sens du verset : « Vivez avec elles de la meilleure façon » (An-Nisa : 19) et il dit : « Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance » Il n'est pas permis à l'homme de frapper son épouse sauf dans les conditions pour lesquelles Allah l'a permis dans Sa parole : « Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, (si elles persistent) ne dormez plus avec elles, (et si elles persistent) frappez-les. Si elles vous obéissent, cessez vos réprimandes, car Dieu est certes, Elevé et Grand ! » (An-Nisa : 34). Il ne faut pas que l'homme se presse dans ces choses, car le fait de frapper son épouse amène la mauvaise entente et la séparation, et cela ne convient pas à tout être doué de raison.







Source : Fatawa 'ulama balad al-haram











Note du traducteur : Une fois encore, devant l'afflux de mails sous le même thème, nous voyons qu'il y a un bienfait à nous exprimer afin que cela profite à tous insha allah. Nous voudrions tout d'abord rappeler aux frères et au s½urs une règle que shaikh Salih Al-Shaikh explique dans une de ces cassettes à propos de la parole d'Allah (dans le sens du verset) : « Ö vous les croyants ! Lorsqu'un pervers vient avec une nouvelle, faîtes attention (ne vous hâtez pas), de peur de causer du tort à un peuple par ignorance, sans y prêter attention ». Le shaikh explique que cette règle s'applique au musulman pervers qui vient avec une nouvelle, alors qu'en est-il du mécréant, qu'en est-il de la télévision ! Et qu'en est-il lorsqu'il s'agit de la religion d'Allah ! Faut-il qu'à chaque fois qu'ils parlent de l'islam les c½urs tremble ? Alors qu'Allah nous avertit de cela lorsqu'Il dit : « S'ils vous dominent, ils seront des ennemis pour vous et étendront en mal leurs mains et leurs langues vers vous; et ils aimeraient que vous deveniez mécréants » (Al-Mumtahana : 2). Combien avant nous entendu de musulmans renier la Parole d'Allah et de Son messager pour plaire aux mécréants alors qu'Allah dit : « les juifs et le chrétiens ne seront pas satisfaits de vous tant que vous ne suivraient pas leur voie ». nous disons au contraire Allah a dit vrai, le messager d'Allah a dit vrai et nous revenons aux savants pour qu'ils nous expliquent notre religion. C'est pourquoi nous avons jugé bon de traduire des passages de deux excellents livres du grand savant Muhammad Ibn Salih Al-'Uthaimin (Sharh al-Mumti' 'ala Zad Al-Mustaqni' et Sharh Ryadh As_Salihin) afin de mieux comprendre cette question et que les frères et s½urs connaissent mieux la religion d'Allah afin de l'appliquer et de la transmettre de la meilleure des façons. Nous nous excusons mais nous n'avons pas fait un traduction littérale de ces deux livres, nous avons emprunté des passages des deux en essayant de traduire au mieux l'explication du shaikh. Que celui qui veut plus de détails revienne aux originaux.











Allah dit (dans le sens du verset) : « Et vivez avec elles de la meilleure façon (dans le bien) », c'est un impératif, et la règle lorsqu'il y a un impératif c'est que c'est une obligation, Il dit aussi « Et elles ont des droits équivalents à leurs devoirs, conformément à la bienséance », c'est-à-dire que dans la cohabitation entre les époux elles ont des droits équivalents à leurs devoirs, donc il est obligatoire aux époux de bien se comporter l'un envers l'autre. « bil ma'ruf (dans le bien) » c'est à dire ce que l'islam a accepté et décrété bon. Le bien englobe le bien dans la législation, dans ce qui est connu et dans les coutumes. Tout ce qui est connu que les époux peuvent se demander l'un l'autre, selon leur origine, les traditions... Ce qu'il faut viser dans cette bonne cohabitation ce n'est pas seulement le bonheur dans cette vie mais aussi et surtout de se rapprocher d'Allah, et c'est une chose dont beaucoup sont insouciants. En cohabitant de la meilleure manière, les époux doivent savoir qu'ils obéissent à l'ordre d'Allah « et vivez avec elles de la meilleure façon », ce qu'il faut viser à travers cela, c'est l'adoration d'Allah...







Il convient que l'époux patiente sur les choses qu'il peut voir chez son épouse et détester, comme Allah dit : « Et si vous les détestez, il se peut que vous détestiez quelque chose en laquelle Allah a mis un grand bien » et d'après la parole du prophète (salalahu 'alayhi wa salam) : « Qu'aucun croyant ne déteste une croyante, s'il déteste une chose d'elle, il en aimera autre chose » (Muslim), le croyant doit être juste et la justice consiste à peser entre les mauvaises et les bonnes actions, il faut regarder quelles sont les plus importantes, celles qui se produisent le plus, et il penche vers ce qui est le plus important et a le plus d'effet car c'est cela la justice ... Si par exemple elle répond d'une mauvaise manière une fois, elle a été bonne envers toi de nombreuses fois, si elle faute une nuit, elle a été bonne de nombreuses nuits, si elle faute dans l'éducation des enfants une fois, elle a été bonne de nombreuses autres fois. Donc si ton épouse fait une erreur une fois, ne juge pas sur cette simple erreur, mais regarde le passé et le futur et juge en toute justice. Et ce que le prophète (salalahu 'alayhi wa salam) a rappelé pour la femme est valable pour toute personne avec qui tu peux avoir des relations , s'il se conduit mal avec toi une fois, n'oublie pas le bien qu'il t'a fait d'autres fois, et pèse ceci et cela : si le bien l'emporte, juge par le bien et si le mal l'emporte, regarde s'il fait partie des gens à qui on peut pardonner, alors pardonne et celui qui pardonne et rectifie, sa récompense est auprès d'Allah ; et s'il n'est pas des gens à qui on peut pardonner prends ton droit et tu n'es pas blâmé, mais regarde attentivement là où est le bien (maslaha)... Allah dit : « Dieu vous ordonne la justice et la bienfaisance et de donner (leurs droits) aux proches, et Il vous interdit la turpitude, le mal et la désobéissance, Il vous exhorte afin que vous vous souveniez. » (An-Nahl : 90)







Et le prophète (salalahu 'alayhi wa salam) a averti à ce sujet en disant : « Qu'aucun d'entre vous ne frappe sa femme comme on bat un esclave pour ensuite dormir avec elle la nuit » (Al-Bukhari et Muslim) c'est-à-dire qu'il la frappe comme un homme, comme s'il n'y avait aucun lien entre eux, comme si elle était pour lui un esclave, et cela ne convient pas, car l'homme doit avoir avec sa femme un lien particulier basé sur l'amour, l'affection et l'éloignement de toutes les turpitudes dans les paroles et les actes. Alors comment peut-il frapper son épouse comme on frappe un esclave et dormir avec elle le soir avec douceur, amour et désir ? C'est une contradiction. C'est pour cela que le prophète (salalahu 'alayhi wa salam) s'est mis en colère sur cela, il ne faut pas que cela arrive, et le prophète (salalahu 'alayhi wa salam) a dit vrai, cet acte ne convient pas à tout homme doué de raison, encore moins au croyant !







Abû Hurayra rapporte que le prophète (salalahu 'alayhi wa salam) a dit : « Le croyant qui a la foi la plus complète est celui qui a le meilleur comportement, et les meilleurs d'entre vous sont les meilleurs avec leurs femmes » (At-Tirmidhi)... dans une autre version du hadith : « Le meilleur d'entre vous est le meilleur avec sa famille et je suis le meilleur avec ma famille ». Le meilleur des gens est donc celui qui a le meilleur comportement avec sa famille, car les proches sont ceux qui méritent plus le bien, donc s'il y a un bien chez toi, qu'ils soient le premiers à en profiter. Et c'est le contraire de ceux que font certaines personnes de nos jours, ils ont un mauvais comportement avec leur famille et un bon comportement avec les autres, et c'est une grande erreur, ta famille est plus en droit que tu es un bon comportement avec eux, car ils sont ceux qui sont avec toi jour et nuit, en secret et en public, s'il t'arrive une épreuve ils la subissent aussi, si tu es joyeux ils sont joyeux avec toi, si tu es triste ils sont tristes avec toi, c'est pourquoi ton comportement avec eux doit être encore meilleur qu'avec les étrangers, le meilleur des hommes est le meilleur avec sa famille.







Iyas Ibn 'abdullah ibn Abi Dhubab rapporte que le messager d'Allah (salalahu 'alayhi wa salam) a dit : « Ne frappez pas les (femmes) esclaves d'Allah » 'Umar vint alors voir le messager d'Allah et lui dit : « Les femmes sont devenues insolentes avec leurs maris ! » Il permit alors de les frapper. Plusieurs femmes entourèrent les épouses du messager d'Allah pour se plaindre de leurs maris. Le messager d'Allah (salalahu 'alayhi wa salam) dit alors : « Voilà qu'un grand nombre de femmes sont venues assiéger la famille de Muhammad pour se plaindre de leurs maris, ils ne sont pas les meilleurs parmi vous » (ndt : notez que dans la traduction de Ryadh As-Salihin de Salah Ad-Din Keshrid, le hadith est mal traduit et donne carrément le sens inverse ! « Elles ne sont pas les meilleures d'entre vous »).



Dans ce hadith le prophète a interdit de frapper les femmes et les compagnons ont tout de suite arrêter, car ils sont la meilleure génération, ceux qui lorsqu'Allah et Son messager les appellent (à quelque chose) disent : « nous avons entendu et obéi », ils ont immédiatement arrêté de frapper les femmes. Mais lorsque le prophète (salalahu 'alayhi wa salam) l'a interdit, le manque de religion et de raison de (certaines) femmes les a conduit à insulter leurs maris et à se monter contre eux, lorsque le prophète (salalahu 'alayhi wa salam) a entendu cela il a permis de les frapper, mais c'est alors certains hommes qui ont exagéré et ont frappé leurs femmes sans aucun droit, c'est pour cette raison que les femmes sont venues se plaindre auprès du prophète. En s'adressant aux gens le prophète a montré que ceux qui frappaient leur épouses n'étaient pas les meilleurs d'entre eux, c'est-à-dire pas les meilleurs des hommes, comme dans sa parole : « Le meilleur d'entre vous est le meilleur avec sa famille »







Allah et Son prophète ont autorisé d'en venir aux mains sous certaines conditions comme il est précisé dans le verset : « Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, (si elles persistent) ne dormez plus avec elles, (et si elles persistent) frappez-les. Si elles vous obéissent, cessez vos réprimandes, car Dieu est certes, Elevé et Grand ! » Lorsqu'il y a une désobéissance manifeste, l'homme doit avant toute chose exhorter son épouse en lui rappelant la récompense d'Allah si elle obéit et le châtiment d'Allah si elle désobéit, il lui rappelle aussi les conséquences directes que peut avoir cette désobéissance comme la dispute entre les époux, le déchirement de la famille. Si l'épouse cesse, le mari cesse toute remontrance comme il est cité dans le verset, mais si elle persiste dans la désobéissance, le mari peut s'écarter un temps et ne pas dormir avec elle pour marquer sa désapprobation et que cela soit un moyen pour que son épouse cesse cette désobéissance. Là encore si l'épouse revient à l'obéissance plus de réprimande, mais si elle persiste, le mari est en droit d'en venir aux mains, uniquement si l'exhortation et l'écartement n'ont rien donné. Allah a donné le terme (général) de « frappez » mais le prophète (salalahu 'alayhi wa salam) en a précisé le sens. La tape (nous disons « tape » car le mot coup implique en français une forme de violence qui n'est pas voulue ici) doit être faite sans violence (ghairu mubarih), comme il est rapporté dans le hadith : « Et vous avez comme droit sur elles qu'elles ne fassent pas asseoir sur votre lit quelqu'un que vous détestez, si elles le font, tapez-les sans donner de coups violents » et ce afin de montrer sa désapprobation à son épouse et afin qu'elle revienne. Enfin il ne lui est pas permis de dépasser dix tapes, car le prophète (salalahu 'alayhi wa salam) dit « On ne donne pas plus de dix coups de fouet, sauf pour une peine prescrite par Allah » et le hadith est rapporté dans le Sahih Al-Bukhari. Donc il faut que cela ne soit ni violent, ni supérieur à dix, et d'autres hadiths viennent préciser qu'en aucun cas il n'est permis de frapper le visage, ni celui de l'épouse, ni des enfants. Et si après cela, aucun accord n'est trouvé entre les époux, on passe à une autre étape qui consiste à appeler un juge de chaque famille afin de trouver une entente. (fin du résumé de la parole de shaikh Al-'Uthaymin)







Le prophète (salalahu 'alayhi wa salam) dit : « Chacun d'entre vous est un berger et sera interrogé sur son troupeau. Le gouverneur est un berger et il sera interrogé sur sa responsabilité. L'homme est un berger dans sa maison et sera interrogé sur sa responsabilité. La femme est une bergère dans la maison de son mari et sera interrogé sur sa responsabilité. Le servant est un berger dans la maison de son maître et sera interrogé sur sa responsabilité. Chacun de vous est berger et responsable de son troupeau. » (Al-Bukhari et Muslim). L'islam n'a pas peur de dire que l'homme est responsable de ce qui se passe dans son foyer, qu'il joue un rôle d'éducateur et qu'il sera interrogé sur sa responsabilité. Celui qui étudie attentivement la parole d'Allah et les hadiths du prophète (salalahu 'alayhi wa salam) voit que l'islam n'encourage pas à battre les femmes, au contraire la base est l'interdiction tant qu'il n'y a pas de désobéissance de la femme, pas pour un motif futile. Mais le shaikh a bien précisé qu'il ne faut pas que cela arrive, il faut patienter, appeler de la meilleure façon, mais si cela arrive, l'islam fixe une limite aux différends qui peuvent surgir entre les époux en préservant les droits de chacun. Et surtout il ne faut pas oublier que l'islam a donné des droits à la femme alors qu'elle valait moins que du bétail, alors que dans le même temps dans le reste du monde on s'interrogeait pour savoir si les femmes avaient une âme. Allah a honoré la femme et lui a donné des droits et des devoirs, le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) n'a jamais cessé de recommander le bon comportement avec les femmes et dans des moments importants, comme le pèlerinage d'adieu ou dans les derniers instants de sa vie. Et quant à ceux qui battent leurs épouses pour un oui ou pour un non, leur porte des coups violents, ils sont loin de la vérité et l'islam est loin d'eux, ils rendront compte de leur injustice et « L'injustice sont des ténèbres au jour de la résurrection. »







Wallahu 'alam







Traduit par les salafis de l'est.

# Posté le lundi 21 janvier 2008 08:46

comment augmenter sa foi

Comment augmenter sa Foi [Al Iman] et affermir son c½ur ?


Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Comment augmenter sa Foi [Al Iman] et affermir son c½ur ?

Audio de Sheikh Saleh Ibn Muhammad Al Louhaydane (hafidhahou Allah)

Question :

Une personne demande : « quelles sont les agencements |al oumour| qui pourraient aider à l'augmentation de la Foi et laisserait le c½ur dans l'attachement permanent à Allah ? Et quels sont les actions |al a'mal| qui peuvent aider à renouveler le repentir ? ».

Réponse :

[...] Ce qui est connu à propos de la Foi, c'est [de la nécessité] de donner de l'importance à tout ce qui se rapporte à la religion [sha'air Ad-Dine], tel que le fait d'accomplir les cinq prières aux heures prescrites et pour les hommes de les faire en groupe*. Veiller à prendre la [bonne] résolution de se rendant à la mosquée au tout début du temps prescrit [de la prière] et méditer ensuite sur la récompense** [al ajr] car celui qui se rend à la mosquée sans aucune autre intention que d'aller y accomplir sa prière alors Allah l'élève d'un degré à chaque pas qu'il fait tout en effaçant de son compte une mauvaise action, cela quelque soit la longueur de ce trajet, qu'elle soit longue ou courte...

Ensuite, il doit assister à la prière en accordant de l'importance à cette adoration, avec le désir d'en obtenir en retour une récompense et craignant cependant de ne pas l'avoir accomplit comme il se doit...

Il s'y préparera [préalablement] en ayant purifié son corps et s'y consacrera avec humilité, dévotion et repentir tout en demandant la protection d'Allah contre les mauvais sentiments qui pourraient venir souiller son fort intérieur comme les sentiments de haine [al ahqâd] ou de désobligeance envers les gens [ihtiqâr] ou de jalousie [hasâd] pour ce qu'Allah leur aurait accorder comme bienfaits.

Il lui est recommandé [aussi] de multiplier l'évocation d'Allah [dhikr Allah] jala oua 'ala durant son trajet, il ne doit pas venir à la mosquée avec un air absent mais plutôt enclin à la soumission, en pleine humilité, remerciant et glorifiant [Allah], recherchant la rémission et réitérant la repentance.

Il doit aussi multiplier les invocations pendant et en dehors de ses prières, il demande à Allah qu'Il raffermisse son c½ur car le plus convenable des humains, le plus apte à être un exemple à suivre - paix et bénédictions d'Allah soient sur lui – multipliait cette invocation : " O Celui qui fait basculer les c½urs, raffermis mon c½ur sur Ta religion " et quand on lui a posé la question « crains-tu pour toi alors que tu es le Prophète ? »
Il répondit – prière et salut sur lui - : « et qu'est ce qui m'assure du contraire, alors que les c½urs des gens sont entre deux doigts des doigts du Très Miséricordieux *** ».

Ensuite, il fait les évocations à l'entrée de la mosquée et à la sortie de même qu'en sortant de son foyer et en y entrant, en commençant le repas et à la fin. S'il veut aller se coucher ou s'il veut se rendre aux toilettes pour faire [ses besoins] et quant il finit.

Il doit notamment prendre l'habitude de multiplier les évocations d'Allah, car la multiplication de l'évocation d'Allah, renforce le c½ur c'est-à-dire que le c½ur s'affermit, n'est-ce pas Notre Maître, Allah jala qui dit : « N'est-ce point par l'évocation d'Allah que se tranquillisent les c½urs ? »

[Fin des paroles du Sheikh].


Notes :

* Abou Hurayra a rapporté que le Messager d'Allah (paix et bénédictions d'Allah soient sur lui) a dit : « La prière qu'un homme fait en groupe est élevée de vingt degrés de plus que sa prière, seul, dans son commerce ou dans sa maison. Cela parce que quand l'un de vous fait ses ablutions correctement et se rend ensuite à la mosquée sans aucune autre intention que d'aller y accomplir sa prière et sans y être poussé pour aucune autre raison que sa prière, Allah l'élève d'un degré à chaque pas qu'il fait, tout en effaçant de son compte une mauvaise action et ce, jusqu'à ce qu'il entre dans la mosquée. Lorsqu'il y entre, il est en état de prière durant tout le temps où il attend le début de cette dernière et les anges prient pour lui pendant qu'il est assis, et ils disent : « Ô Allah! Sois miséricordieux envers lui! Pardonne-lui ses péchés! Ô Allah! Tourne-toi vers lui! » et ce, tant qu'il ne cause de tort à personne et que ses ablutions ne sont pas rompues. » [Unanimement reconnu ; cette version est celle de Mouslim]



** Le Prophète – Prière et Salut sur lui – a été questionné de la sorte : « Quelle est la meilleure des oeuvres ? » Il répondit : « La prière effectuée à son heure » [Rapporté par Al Boukhari et Mouslim].



*** Le Prophète- paix et bénédictions d'Allah soient sur lui – invoquait souvent Allah par cette invocation : " O Celui qui fait basculer les c½urs, raffermis mon c½ur sur Ta religion "

Et 'Aicha de dire : « O messager d'Allah, tu invoques souvent Allah par cette invocation, alors que Dieu t'a pardonné Tes fautes antérieures et futures ? » Il répondit – prière et salut sur lui - : « et qu'est ce qui m'assure du contraire, O 'Aicha, alors que les c½urs des gens sont entre deux doigts des doigts du Très Miséricordieux, s'Il veut faire basculer le coeur d'un serviteur, Il le tourne comme Il le veut ». [Hadith rapporté par Al Boukhari (6617), At-Tirmidhi (1540), An-Nassai (3761-3762), Abou Daoud (3263), Ibn Madja (2092), Ahmad (25/2 - 68/2 - 127/2) et Ad-Darimi (2350)]




Et La Louange est à Allah, Seigneur des mondes, par qui les bienfaits s'accomplissent, et c'est à Lui que nous demandons l'aide.


Et que la prière et la paix d'Allah soient sur Son Messager, sa famille et tous ses compagnons, ainsi que sur ceux qui les ont bien suivis jusqu'au Jour du Jugement.


Source : http://alghourabaa.free.fr

http://www.alminhadj.fr


Fatwas de Sheikh Saleh Ibn Muhammad Al Louhaydane (hafidhahou Allah )

Traduction rapprochée : Ibn Hamza Al Djazairy

# Posté le vendredi 04 janvier 2008 17:35

quelques hadiths

Quand Allah veut du bien à son serviteur, il lui accélère son châtiment dans ce
monde. Quand Allah veut du mal à son serviteur, il s'abstient de le châtier pour ses
péchés jusqu'à ce qu'il reçoive sa punition le jour de la résurrection Sahîh : Authentifié par At-Tirmidhi (n. 2398) et al-Hâkim dans al-Mustadrak (1/340), d'Anas
. Il a été authentifié par le cheikh Al Albani dans as-Sahîhah (n. 1220)

Abû Hourayra - رضي الله عنه - a dit :
L'Envoyé d'Allah - صلى الله عليه و سلم - a dit : « Pour chacun des ses os , l homme doit une aumone chaque fois qu il voit le soleil se lever .Tu arbitres en toute justice entre 2 parties et tu auras une aumone .
Tu aides quel qun a monter su sa bete ou a charger ses bagages et tu as la une aumone.
La parole gentille est une aumone , pour chacun de tes pas dans la mosquée tu as une aumone
Quand tu retires un obstacle de la voie publique tu as encore une aumone (sahih boukhary)

Sur le merite du jeune dans le chemin d Allah
Abu Said al - khudry (r) dit « J ai entendu L'Envoyé d'Allah - صلى الله عليه و dire celui qui jeune dans le
chemin d Allah Allah éloigne sa face du feu d une distance de soixante-dix automnes (sahih boukhary 2840)

Selon Ibn Oumar (r) L'Envoyé d'Allah - صلى الله a dit « Le musulman est le frere du musulman.IL ne lui fait pas d
injustice et ne le trahit point. Celui qui oeuvre a satisfaire le besoin de son frere Allah est la pour satisfaire le sien , celui qui dissipe une situation affligeante a un musulman ,Allah lui en dissipe une de celles du jour de
la résurection , celui qui couvre un musulman Allah le couvre le jour de la résurection (sahih boukhary 244)

Abû Hourayra رضي الله عنه ayant accompli une priere L'Envoyé d'Allah - صلى الله dit
Le diable est venu se présenter devant moi puis a essayé avec acharnement d' interrompre ma priere
Mais Allah m ' a donné du pouvoir sur lui , je l ' ai pris a la gorge , j allais l attacher a l ' une des colonnes
de la mosquée pour qu ' au matin vous puissiez le voir , mais je me suis rappelé les paroles de Salomon
(que le salut soit sur lui) : Seigneur pardonne moi .Donne moi un royaume inconcevable pour personne
aprés moi Allah a alors repoussé le diable en le laissant pour rebuté (sahih boukhary 1210)


D apres Abû Hourayra L'Envoyé d'Allah - صلى الله عليه و سلم dit «Eviter les propos/accusations se basant sur le doute car le doute est le pire des mensonges.Ne cherchez pas les defauts des autres , n espionnez pas ne soyez pas envieux , ne tournez pas le dos les uns aux autres , ne vous haissez pas les uns aus autres
soyez plustot , creatures de Dieu , des freres sahih Boukhary 6064

D'après 'Abû Moûsa (radya Allah 'anhou), le Prophète (prières et bénédiction d'Allah sur lui) a dit: " La guidance et la science qu'Allah, l'Exalté, m'a donné mission de répandre sont comparables à la pluie abondante qui arrose le sol. Là où se trouve un terrain fertile, l'eau est absorbée et les plantes, herbes et arbustes y poussent en grand nombre. Ailleurs, il y a des endroits peu perméables qui retiennent les eaux. Allah les fait servir aux hommes à boire, à abreuver les animaux et à cultiver. Enfin il existe un autre type de terrain où l'eau tombe, ce sont des terrains plats qui ne retiennent pas les eaux et où il ne pousse aucune herbe. De même, il y a trois catégories d'hommes: ceux qui sont instruits dans la religion d'Allah et à qui profitent des choses pour lesquelles Allah m'a envoyé; ceux qui savent et qui enseignent; et ceux qui ne daignent pas lever la tête et qui n'acceptent point la guidance qu'Allah m'a ordonné de répandre". [Hadith dans le Sahih de Mouslim]

Le messager de dieu (sws) nous exhorte de tirer profit de cinq choses avant cinq:


profite de...
Ta vie avant... ta mort
Ta santé... avant ta maladie
Ton temps libre avant... tes occupations
Ta jeunesse avant... ta vieillesse
Ta richesse avant... ta pauvreté


Hadith authentique rapporté par EL HAKIM 306/4


D'après Abou Hurayra (radya Allah 'anhou), le Prophète (prières et bénédiction d'Allah sur lui) a dit: " Allah Elevé soit-Il envoie à cette communauté, à la tête de chaque siècle, des gens qui lui revivifient sa religion". [Hadith authentique rapporté par Abou Daoud et d'autres et Al 'Iraqi le rend Sahih, ainsi que d'autres - Sahih al Jami' : 1874.]


Hadith n° (7448) : 'Usâma ibn Zayd (qu'Allah soit satisfait des deux) a dit:

Nous étions chez le Prophète (prières et bénédiction d'Allah sur lui) lorsqu'un messager vint de la part d'une de ses filles le chercher et lui annoncer que le fils de celle-ci était à l'agonie. S'adressant au messager, le Prophète lui dit: "Retourne vers ma fille et annonce-lui que tout ce qu'Allah prend ou donne Lui appartient, qu'Il a fixé un terme pour toute chose et exhorte-la à se résigner et à compter sur Allah". Le messager revint et lui dit: Elle t'adjure de venir la trouver. Aussitôt le Prophète (prières et bénédiction d'Allah sur lui) se leva et se rendit chez elle, accompagné de Sa`d ibn `Ubâda et de Mu`âdh ibn Jabal, et de moi-même, reprend 'Usâma. Quand il arriva, on lui remit l'enfant qui râlait bruyamment.

Quand le Prophète eut les larmes aux yeux, Sa`d lui dit: "O Envoyé d'Allah, qu'est-ce que c'est ? ".

- "C'est, répondit-il, de la compassion qu'Allah a placée dans le c½ur de Ses adorateurs. Allah n'est Compatissant qu'envers les compatissants d'entre Ses adorateurs".

[Hadith dans le Sahih de Boukhari (7448) et Mouslim (923) et d'autres]

La parole : « Elle t'adjure de venir la trouver...» : signifie qu'elle (une des filles du Prophète) a jurer afin qu'il – prière et salut sur lui - vienne la rejoindre.

La parole : « ...qui râlait bruyamment... » : à l'exemple de : «...bruire d'agonie » qui est le son agonisant émis lorsque l'âme est sur le point de sortir par la poitrine.

La parole : « Allah n'est Compatissant qu'envers les compatissants d'entre Ses adorateurs » à l'exemple de « ceci est une miséricorde et Allah n'est Compatissant qu'envers les compatissants d'entre Ses adorateurs » c'est ce que semble signifier ce hadith.

Il comporte l'affirmation [Ithbat] à Allah – 'aza oua jal - l'attribut de la compassion [Ar-Rahma], le mérite de la compassion et enfin la cause de la miséricorde d'Allah envers les créatures est la clémence qui se partage entre eux, c'est la raison pour laquelle Allah à dit : « Allah n'est Compatissant qu'envers les compatissants d'entre Ses adorateurs ».

La parole : « le Prophète eut les larmes aux yeux... » : signifie qu'il (prières et bénédiction d'Allah sur lui) pleuré, c'est-à-dire que des larmes ont coulées de ses yeux. Cela signifie que c'est une bonne chose et qu'on ne peut pas faire de reproche à quelqu'un pour cela. Par contre, cela ne ressemblait en aucun cas a de la lamentation car cela devient le cas qu'à partir du moment ou on élève la voix, on pousse des cris et on sanglote .

C'est la raison pour laquelle le Prophète (prières et bénédiction d'Allah sur lui) a dit : " N'avez vous pas entendu qu'Allah ne châtiera pas ni pour les larmes que versent les yeux, ni pour la tristesse du c½ur. Mais Il châtiera -ou fera miséricorde- suivant l'usage que l'on aura fait de ceci", et il désigna sa langue. » [Hadith dans le Sahih de Boukhari et Mouslim]

explication du hadith Sheikh 'Abd Al 'Aziz Ibn 'Abd Allah Ar-Rajihi (hafidhahou Allah)

D'après Abou Al-Dardâa (qu'Allah l'agrée) le Messager d'Allah (que paix et bénédiction d'Allah soit sur lui) a dit : « Dieu facilitera l'accès au Paradis à celui qui emprunte une voie avec le désir d'acquérir la science. Certes, les anges recouvrent de leurs ailes (protectrices) l'étudiant en quête de science par égard pour ce qu'il a fait. Les habitants des cieux et de la terre et jusqu'aux poissons dans la mer demandent pardon pour le savant. La supériorité du savant sur le dévot est celle de la lune par rapport aux autres astres. Les savants sont bien les héritiers des prophètes. Et les prophètes n'ont légué ni dirham ni dinar. Ils n'ont légué que la science. Celui qui s'empare de cet héritage s'empare d'un bien considérable. »

[Hadith authentique rapporté par Al Boukhari et Mouslim]


Une fois, Omar entra dans la maison du Prophéte Mohamed paix et salut de Dieu soient sur Lui et observa l'état de l'ameublement. Il y avait un simple lit avec un oreiller rempli de fibres de noix. D'un côté de la pièce, il y avait un peu d'orge et dans un coin, près de ses pieds, il y avait une peau d'animal. Omar raconte qu'à la vue de cet ameublement, il eut les larmes aux yeux. Le Messager de Dieu l'interrogea sur la raison de son chagrin. Il répondit : « Ô Messager d'Allah ! Pourquoi ne devrais-je pas pleurer ? Les cordes du lit ont laissé des marques sur ton corps. Cette petite pièce qui contient tous tes meubles, je peux en voir la totalité d'un seul coup d'oeil. L'Empereur byzantin et l'Empereur perse jouissent d'une vie luxueuse tandis que toi, le Messager d'Allah et l'Élu, tu vis ainsi. » Il répondit : « Ô Ibn Al-Khattâb ! N'es-tu pas satisfait qu'ils choisissent ce monde et que nous choisissions l'Au-delà ?


Le Prophète paix et bénédictions sur lui a dit : « Celui qui priera sur moi une fois, Allâh priera sur lui dix fois. » hadith rapporté par Mousslim

Le Prophète paix et bénédictions sur lui a dit : « A chaque fois que l'un d'entre vous prie sur moi, Allâh me rend mon âme afin que je lui réponde. » hadith rapporté par Abou Dawoud

Il a dit également : « Ceux qui mériteront le plus mon intercession au Jour Dernier seront ceux qui auront prié sur moi le plus souvent. » Hadith rapporté par Al-Tarmidhi

Un autre hadith nous enseigne : "L'avare est celui qui, en entendant mon nom, ne prie pas sur moi." hadith rapporté par Al-Tarmidhi


Celui qui équipe un combattant, c'est comme s'il avait lui-même combattu, de même que celui qui vient en aide à sa famille, c'est comme s'il avait lui-même combattu
Hadith authentique rapporté par Al Boukhari, Muslim, At-Tirmidhi, An-Nasa'i, Abu Daoud, Ibn Majaa, Ahmad et Ad-Darami


D'après `Abd-Allah ibn `Amr ibn Al-`As (qu'Allah soit satisfait des deux), J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (prières et bénédiction d'Allah sur lui) dire: " Allah ne vous retirera pas subitement la science, mais Il vous en privera en rappelant à Lui les savants, si bien que quand il ne restera plus de savants, les ignorants seront consultés. Ceux-ci lanceront des fatwas sans se baser sur la science; aussi s'égareront-ils et égareront-ils les autres". [Hadith dans le Sahih de Mouslim]

Le Prophète (que la bénédiction et le salut d'Allah soient sur Lui) a dit: «Celui qui dit : "la gloire et la louange est à Allah" (soubhana'Allah wa bihamdihi) cent fois dans la journée, ses péchés sont effacés, même s'ils étaient au nombre de l'écume marine» [rapporté par Boukhari et Moslim].

Vous montrerai-je une action dont l'accomplissement vous fera aimer les uns les autres ? Divulguez parmi vous (la formule) « la paix ». (Muslim)

« Aucun de vous ne sera vraiment croyant tant qu'il n'aimera pas son prochain, ce qu'il aime pour lui-même. » (Bukhari)


HADITH QOUDSI
Hadith Qudsi 7: D'après Uqbah ibn Amir (que Dieu l'aggrée): J'ai entendu le Messager d'Allah (Que la Paix soit sur lui) dire : Votre Seigneur est enchanté par un berger qui, du sommet d'une montagne escarpée, donne l'appel à la prière et prie. Alors Allah (glorifié et exalté) dit : Regardez Mon serviteur, il appelle à la prière et accomplt ses prières. Il est dans Ma crainte. J'ai pardonné Mon serviteur [ses péchés] et Je l'ai admis dans le Paradis. Rapporté par an-Nasa'i par une bonne chaîne de transmission

D'après Al-Mughîra ibn Chu`ba (qu'Allah soit satisfait de lui),
Sa`d ibn `Ubâda a dit: "Si je trouvais un homme avec ma femme, je le frapperais de mon sabre et pas avec le plat de la lame". L'Envoyé d'Allah (pbAsl), ayant eu connaissance de ces propos, dit: "Vous êtes étonnés de la jalousie de Sa`d? Par Dieu, je suis plus jaloux que lui et Allah est encore plus Jaloux que moi. C'est à cause de Sa jalousie qu'Allah a interdit les turpitudes aussi manifestes que secrètes. Nul être n'est plus jaloux qu'Allah. Personne n'aime autant qu'Allah l'excuse et c'est à cause de cela qu'Il a envoyé des prophètes pour promettre des récompenses et menacer de châtiments. Personne n'aime plus que Lui la louange et c'est pour cela qu'Allah a promis le Paradis".
Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 2755

Jâbir ibn `Abd-Allah (qu'Allah soit satisfait des deux) a dit:
Pendant qu'on creusait le Fossé, je remarquai que le Prophète (pbAsl) souffrait vivement de la faim. Je me rendis aussitôt auprès de ma femme et lui dis: "As-tu quelque chose à manger? Je viens de remarquer que le Prophète (pbAsl) souffrait vivement de la faim". Elle me sortit un sac contenant un sâ` (8 poignées) d'orge; et, comme nous avions un petit mouton élevé à la maison, je l'égorgeai, pendant qu'elle s'occupait à moudre l'orge. Elle acheva sa besogne en même temps que la mienne, je découpai alors le mouton et le mis dans la marmite; puis comme j'allai retourner vers l'Envoyé d'Allah (pbAsl), ma femme me dit: "Surtout ne m'embarrasse pas devant l'Envoyé d'Allah (pbAsl) et ceux qu'il amènera avec lui (c.-à-d. n'invite pas un grand nombre de gens avec lui pour que la nourriture leur suffise)". Arrivé auprès de lui, je le pris à part et lui dis: "O Envoyé d'Allah, nous avons égorgé un petit mouton que nous avions et avons préparé de la farine avec un sâ` d'orge que nous possédions, viens et amène quelques (de trois à dix) personnes avec toi". Le Prophète (pbAsl) s'écria alors: "Eh! Les gens du Fossé, Jâbir vous a préparé un banquet, venez et dépêchez-vous". Puis, s'adressant à moi: "Ne retirez pas, me dit-il, votre marmite du feu et ne pétrissez pas votre pâte avant que je sois arrivé". Je rentrai chez moi et l'Envoyé d'Allah (pbAsl) y arriva, précédant la foule. - "Qu'as-tu fait?", s'écria ma femme en voyant cette foule. - "J'ai fait ce que tu m'avais dit de faire", lui répondis-je. Puis, elle apporta la pâte au Prophète qui cracha dessus; il bénit ensuite la pâte et allant vers la marmite il y cracha également; puis, l'ayant bénite, il dit à ma femme: "Appelle une boulangère pour qu'elle fasse le pain avec toi et prends du bouillon de la marmite sans la retirer du feu". "Il y avait là mille convives et, je jure par Dieu, ils mangèrent à satiété et partirent en laissant encore des vivres; alors que notre marmite bouillait toujours, son contenu n'ayant point diminué et la pâte avec laquelle nous faisions le pain - comme Ad-Dahhâk l'a dit - n'avait pas diminué de volume".
Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 3800


Le comportement des Salafs : pureté dans l'intention et véracité
Les Salafs : leur pureté dans l'intention (Ikhlâs) et véracité (Sidq)
D'après Bakr ibn Mâ'iz : « On a jamais vu Ar-Rabî' [ibn Khuthaym] accomplir de prières surérogatoires dans la mosquée de son village, sauf une seule fois [i.e : il préférait les faire chez soi conformément à la Sounna du Prophète et pour éviter d'être vu des gens] » [1]
Sufiân rapporte d'après la femme d'Ar-Rabî' ibn Khuthaym : « Toutes les actions qu'Ar-Rabî' accomplissaient étaient secrètes, au point où lorsqu'une personne venait le voir alors qu'il lisait le coran, il cachait le coran avec son vêtement » [2]
Abû Hamzah Ath-Thumâlî a dit : « 'Alî ibn Al-Husayn avait l'habitude de porter un panier de pain sur son dos de nuit et le distribuait en aumône. Il disait : « L'aumône en secret éteint la colère du Seigneur, glorifié et exalté soit-Il » » [3]
'Amru ibn Thâbit a dit : « Lorsque 'Alî ibn Al-Husayn mourut, on le lava et les personnes présentes virent des traces sombres sur son dos. Certaines personnes demandèrent : « Qu'est-ce que cela ? ».
D'autres répondirent : « Il avait l'habitude de porter un sac de blé sur son dos de nuit, et le distribuait aux pauvres de la ville de Médine » [4]
Muhammad ibn Mâlik ibn Dayghem a dit : Mawlânâ Abû Ayyûb a dit : « Abû Mâlik me dit un jour : « Prend garde à ta propre âme, car les soucis des croyants dans ce bas-monde n'ont jamais de fin. Et je jure par Allah que si le Jour Dernier n'est pas une cause de bonheur pour le croyant, deux malheurs se seront alors abattus sur lui : les soucis de ce bas-monde et l'affliction de l'au-delà ». Je m'écriais alors : « Je donnerais mon père [en rançon] pour toi [Ô Abû Mâlik] ! Comment le Jour Dernier ne serait-il pas une cause de bonheur pour le croyant alors qu'il peine et se fatigue pour Allah dans ce bas-monde ? ! »
[Abû Mâlik] répondit : « Ô Abû Ayyûb, comment [être sûr de] l'acceptation de nos actes [par Allah] ? Comment [être sûr d']être sauf ? »
Il dit ensuite : « Il se peut qu'un homme pense avoir amélioré son état, bien accompli ses sacrifices, purifié son intention, parfait ses actes... pourtant tout ceci risque d'être rassemblé le Jour de la Résurrection pour lui être jeté au visage ! » [5]
D'après Dja'far ibn Burqân : « J'entendais parler de Yûnus ibn 'Ubayd comme étant une personne de mérite et pieuse. Je lui écrivis donc une lettre en ces termes : « On t'a décrit à moi comme étant une personne de mérite et pieuse. C'est pourquoi j'ai décidé de t'écrire afin que tu m'informes à ton sujet ».
Sa réponse fut : « Ta lettre dans laquelle tu me demandes de t'informer à mon sujet m'est bien parvenue. Je t'informe donc de ce qui suit : j'ai proposé à mon âme d'aimer pour les gens ce qu'elle aime pour elle-même, et de détester pour eux ce qu'elle déteste pour elle-même. Je me suis rendu compte alors qu'elle était très loin de tout cela. Une autre fois je lui ai proposé de ne parler des gens qu'en bien... et je me suis alors rendu compte qu'il était plus facile pour elle de jeûner un jour de grande chaleur, à Basrah, lorsque le soleil est à son zénith, plutôt que de ne parler des gens qu'en bien. Voilà ma situation cher frère, et que la paix soit sur toi » [6]
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[1] Ibn Al-Djawzî, Sifat As-Safwah v.3 p.61
[2] ibid
[3] Ibn Al-Djawzî, Sifat As-Safwah v.2 p.96. Quant à la phrase : « L'aumône en secret éteint la colère du Seigneur, glorifié et exalté soit-Il », il s'agit d'un hadith authentifié par Cheikh Al-Albânî. Voir As-Silsilah As-Sahîhah n° 1908
[4] Ibn Al-Djawzî, Sifat As-Safwah v.2 p.96
[5] Ibn Al-Djawzî Sifat As-Safwah v.3 p.360
[6] Adh-Dhahabî Siyar A'lâm An-Nubalâ' v.6 p.19.

Traduction : L'équipe Sounna.com


Ibn al-Djawzî a dit :

« Par Allâh,

J'imagine l'arrivée au Paradis et l'éternité du séjour sans maladie, sans salivation [crachat], sans sommeil, sans calamité, mais au contraire, dans une santé permanente, avec des satisfactions ininterrompues et sans troubles, dans un bien-être toujours renouvelé et sans cesse augmentée.

J'imagine tout cela et je m'impatiente. Mon âme éprouverait presque des difficultés à l'admettre si la Loi ne l'avait attesté ! Car on ne sait que ces demeures ne seront gagnées que dans la mesure de l'effort déployé ici-bas [...] » [1]

[1] Kitâb « Sayd ul-Khâtir » de Ibn al-Djawzî, p.345

# Posté le jeudi 03 janvier 2008 05:13

Modifié le mercredi 30 janvier 2008 14:15