la bonne compagnie (a lire)

La bonne compagnie



Par shaykh Salim Al-Hilali











La bonne compagnie, choisir et avoir de bons compagnons est extrêmement important pour de nombreuses raisons et aspects.







1. L'être humain ne peut vivre seul; chaque individu doit vivre et agir réciproquement avec d'autres.







2. Ces gens avec qui vous êtes assis et dont vous faites vos amis vont inévitablement tomber dans une de deux catégories. Soit ils seront de bons individus - qui guident et vous encouragent vers ce qui est bon et vous aident à accomplir ce qu'Allah a ordonné, soit ils seront mauvais - vous encourageant à faire ce qui est agréable à Shaytan, qui vous induit en erreur et vous mène au Feu de l'enfer.











3. Quand le prophète (Prières et bénédictions d'Allah sur lui) a été envoyé avec la Da'wa pour établir la religion de l'islam, il ne l'a pas fait tout seul. Plutôt, Allah a choisi pour lui les compagnons qui l'ont accompagné et qui ont porté le message jusqu'à ce qu'il soit complet.




Ces trois aspects montrent l'importance d'avoir de bons compagnons, des compagnons qui sont pieux (Salih). Un tel compagnon vous aidera à faire ce qui est bon et vous rappellera d'Allah, il enjoindra ce qui est bon et interdira ce qui est mauvais. Ils montrent aussi l'importance d'éviter de garder de mauvais compagnons. Un tel compagnon aura un mauvais effet sur vous, il vous aidera à faire ces actes qui déplaisent à Allah et qui mène au Feu de l'enfer - et nous cherchons le refuge auprès d'Allah.




Le prophète (Prières et bénédictions d'Allah sur lui) a expliqué la question de la camaraderie, pour que rien ne soit laissé dans le doute ou la confusion, quand il a dit : « l'homme a la religion de son khalil (ami proche), prenez garde de bien choisir vos amis. » [Abou Dawoud et At-Tirmidhi]




Cela signifie qu'une personne est sur le même manhaj (voie) que son ami, le même tariq (chemin) que son ami, la même nature, les manières et le comportement de son ami. Donc nous devons être prudents pour choisir nos amis. Il y a un proverbe arabe qui dit : « Ton compagnon est celui qui te tire vers quelque chose. » Ainsi si votre compagnon est bon, il vous tirera vers ce qui est bon. Mais si votre compagnon est mauvais, il vous tirera seulement vers ce qui est mauvais. Nous devons soigneusement choisir nos amis et compagnons pour que nous ne prenions que les amis qui sont sincères et qui nous ordonnent ce qui est bon et nous interdisent ce qui est mauvais. S'il nous observe commettant des péchés il nous avertit, s'il voit nos défauts il nous conseille et s'il découvre une faute en nous, il la couvre. A ce propos le prophète (Prières et bénédictions d'Allah sur lui) a dit : « le musulman est le frère du musulman. Il ne le trahit pas, ni ne lui ment, ni ne l'humilie. » [At-Tirmidhi]




Donc si vous voyez une faute chez votre frère, vous devez lui retirer cette faute et ne pas l'exposer aux gens. C'est ce qui est exigé par la fraternité et qui souligne de nouveau l'importance de choisir des amis qui sont sur la voie correcte, qui sont loyaux et qui cachent vos fautes pendant qu'ils vous enjoignent au bien et vous interdisent le mal, qui sont debout à vos côtés, vous soutiennent et coopèrent avec vous sur tout ce qui est bon.




Le prophète (Prières et bénédictions d'Allah sur lui) aussi a expliqué ce grand principe plus loin dans une autre narration, où il a exposé : « Ne prenez comme compagnie qu'un croyant et ne nourrissez qu'une personne qui a la taqwa (la crainte d'Allah). » [Abou Dawoud et At-Tirmidhi]




Ce principe est important du point de vue de la manière dont la religion doit être établie et du point de vue de ce qu'est la fraternité et ce qu'elle produit. En effet, la raison pour laquelle on prend un compagnon est de l'aider à établir son islam et de l'aider à adorer Allah. Nous trouvons un bon exemple dans le prophète Moussa - celui qu'Allah a choisi et auquel Il a parlé. Quand Allah l'a envoyé à pharaon, il a dit : « et assigne moi un assistant de ma famille : Aaron mon frère, accrois par lui ma force ! et associe-le à ma mission, afin que nous te glorifions beaucoup, et que nous T'invoquions beaucoup. » [20:29-34]




Moussa a voulu que son frère le soutienne et l'aide, le protège et l'accompagne. Et c'est ce que les croyants font pour l'un l'autre. Ce qui lie les croyants ensemble et les rend frères est l'iman (la foi). Le Prophète (Prières et bénédictions d'Allah sur lui) a dit : « Il y a trois choses; quiconque les possède a goûté à la douceur de la foi: qu'il aime Allah et Son messager plus que tout autre, qu'il aime une personne et ne l'aime que pour Allah et qu'il ait horreur retourner à la mécréance comme il aurait horreur d'être jeté dans le Feu. » [Al-Bukhari et Muslim]




Ainsi le rapport entre les croyants est basé sur la foi et la fraternité sincère. Prenez garde de prendre un compagnon si cette camaraderie est basée sur autre que cela, car si vous deviez le faire, vous mordriez alors vos mains dans le chagrin. De même que les injustes mordront leurs mains dans le chagrin le jour dernier. « Le jour où l'injuste se mordra les deux mains et dira : « [Hélas pour moi] Si seulement j'avais suivi le chemin avec le messager ! Malheur à moi ! Hélas ! Si seulement je n'avais pas pris « un tel » pour ami ! Il m'a, en effet, égaré du rappel [le Quran], après qu'il me soit parvenu. » [25:27]




Et Allah dit (dans le sens du verset) : « Et quiconque s'aveugle (et s'écarte) du rappel du Tout Miséricordieux, Nous lui désignons un diable qui devient son compagnon inséparable. » [43:36]




Donc toute l'intimité physique que vous voyez autour de vous, qui est basée sur autre que la foi, sera effacée ce Jour et ce sera une source de misère et de torture pour eux. Allah dit que ceux qui s'aiment pour autre que l'amour d'Allah seront « ...ennemis les uns des autres... » le Jour Dernier. [43:67]




Seule la fraternité basée sur la foi (iman) et la piété (taqwa) est la fraternité vraie et durable. Tous ceux qui viennent ensemble pour des raisons matérialistes; à cause de la couleur, de la nationalité, ou pour d'autres raisons, seront ennemis les uns des autres « ... sauf Al-Mutaqoun (les pieux). » Ceux qui ont la taqwa et aiment un frère seulement parce qu'il est sur le chemin d'Allah et a la même foi; qu'il a pris le chemin du messager (Prières et bénédictions d'Allah sur lui) et des Salafus-Salih (des pieux prédécesseurs). Donc soyez prudent, avant que vous ne glissiez et ne vous trouviez exposé à une fitna (épreuve), que vous n'avez jamais imaginé, parce que vous n'étiez pas prudents concernant qui vous avez pris comme compagnon.




Le prophète (Prières et bénédictions d'Allah sur lui) a dit : « le cas du bon compagnon et du mauvais compagnon ressemble à celui du vendeur de musc et du souffleur du soufflet (le forgeron ). Quant au vendeur de musc, soit il vous donne quelque chose du musc, soit vous le lui achetez, ou au moins vous partez ayant éprouvé sa bonne odeur. Tandis que le (forgeron) brûlera vos vêtements, ou au moins vous partirez ayant éprouvé son odeur répugnante. » [Al-Bukhari et Muslim]



On a donné au bon compagnon cette image parce qu'il est juste et vous aidera à vous rappeler d'Allah. S'il vous voit faire une erreur il vous conseillera et vous soutiendra, tandis que le mauvais compagnon vous abandonnera; vous laissera lorsque vous avez le plus besoin de lui. « Le jour où l'injuste se mordra les deux mains et dira : « [Hélas pour moi] Si seulement j'avais suivi le chemin avec le messager ! Malheur à moi ! Hélas ! Si seulement je n'avais pas pris « un tel » pour ami ! Il m'a, en effet, égaré du rappel [le Quran], après qu'il me soit parvenu.. Et le diable déserte l'homme après l'avoir tenté'. » [25:27-29]




Le mauvais compagnon est le Shaytan parmi l'humanité et les Shayatin sont des hommes et des djinns. Parfois le mal qui vient des Shayatin parmi les hommes est plus grand que le mal qui vient des Shayatin des djinns. En fait les Shayatin parmi les hommes pourraient probablement apprendre aux Shayatin des djinns des choses qu'ils ne savent pas !




Ainsi dans ce hadith, où le Prophète (Prières et bénédictions d'Allah sur lui) a dit que le bon compagnon ressemble au vendeur de musc - qui est un type particulier de parfum, un des meilleurs - il est dit que soit vous lui en prendrez, soit vous aurez quelque chose de son parfum sur vous. On peut voir que du bon compagnon, soit vous prendrez de bonnes actions et des paroles de son exemple - obéir à Allah parce qu'il fait ainsi et parce qu'il vous soutient en cela, ordonner ce qu'est bon et interdire ce qui est mauvais, acquérir de bonnes caractéristiques et des qualités et une science bénéfique- soit, s'il vous voit faiblir dans votre foi, il vous conseillera et vous aidera.




Un bon exemple de cela peut être trouvé dans le prophète (Prières et bénédictions d'Allah sur lui), qui était ma'soum (préservé de l'erreur). Quand il a émigré de Makkah à Madinah il n'est pas parti avant qu'il n'ait choisi un compagnon pour l'accompagner sur sa voie. Abou Bakr a offert de partir avec lui et d'émigrer aussi, mais le prophète (Prières et bénédictions d'Allah sur lui) lui a ordonné d'attendre jusqu'à ce qu'Allah le lui permette. Cela implique que le fait qu'Abou Bakr soit le compagnon du prophète pour cette émigration était un choix d'Allah et un si grand choix et une telle bénédiction qu'Allah l'a mentionné dans le Qur'an.




« Allah l'a déjà secouru, lorsque ceux qui avaient mécru l'avaient banni, deuxième de deux. Quand ils étaient dans la grotte et qu'il disait à son compagnon : « Ne t'afflige pas car Allah est avec nous. ». » [9:40]




Il (Prières et bénédictions d'Allah sur lui) a dit : « Allah est avec nous », pas « avec moi », puisqu'Abou Bakr avait soutenu le prophète dans l'établissement de la religion d'Allah, il avait ainsi gagné le droit d'être soutenu par Allah aussi.




Abou Bakr – le grand ami et le compagnon, celui qui désirait tout sacrifier pour Allah et au service de Son messager (Prières et bénédictions d'Allah sur lui); son sang, sa richesse, sa sueur, ses larmes et tout qu'il a possédé il l'a donné pour l'amour d'Allah. Abou Bakr As-Siddiq, qu'Allah l'agrée et il a agréé Allah, le premier calife après le prophète (Prières et bénédictions d'Allah sur lui) et son grand compagnon, le meilleur de cette umma après le prophète, nous présente ce grand exemple du bon compagnon qui ressemble au marchand de parfum.











Article tiré du site al-manhaj.com



Traduit en français par les salafis de l'Est

# Posté le mercredi 02 janvier 2008 17:07

Mes parents n'aiment pas la sunna


Shaikh Muhammad Nasir Din Al-Albani


Question : certains jeunes rencontrent des problèmes avec leurs parents et leurs proches à cause de leur attachement à la sunna. Quels conseils pouvez-vous leur donner ?







Réponse : Cette question est parmi les sujets de notre époque et elle est importante, car par le lien (fort) que j'ai avec les jeunes, je sais qu'ils sont en contradiction avec l'islam dans leurs relations avec leurs parents en donnant comme argument leur attachement à la sunna. C'est pourquoi il faut regarder (étudier cette question), pour ces jeunes frères, attachés à la sunna dans tous les pays musulmans.







Je dis : premièrement, il faut voir que ce sujet concerne les relations entre l'enfant et ses parents, et ceux-ci ont des droits qu'aucun autre proche ne possède. La position de l'enfant obéissant qui veut s'accrocher à la sunna mais n'y est pas aidé par ses parents est très délicate. C'est pourquoi je dis que la sunna ce divise ainsi :



- la sunna dans le sens du fiqh est tout ce qui n'atteint pas le degré de l'obligatoire et que personne d'entre vous ne mange de sa main gauche, ne serait-ce qu'une bouchée, la sunna dans le fiqh est donc tout ce qui n'est pas obligatoire (fard ou wajib selon les madha'ib).



- Alors que le sens de sunna dans la législation (le sens général) est la législation avec laquelle est venue Muhammad et la voie qu'il a suivi, et c'est la voie droite (sirat al-mustaqim) sur laquelle Allah dit : « Et voici ma voie droite, suivez-la et ne suivez pas les chemins qui vous écarteront de ma voie ».







La sunna dans le sens général est cette voie droite, c'est la législation du Seigneur de l'univers. Cette législation comprend des choses obligatoires et d'autre qui ne le sont pas, et l'enfant pieux et obéissant doit être conscient de cela. Ainsi, il apparaît avec ce découpage (de la sunna), la parole du prophète (salallahu 'alayhi wasalam) : « Pas d'obéissance à la créature dans la désobéissance au Créateur ». Donc, si un de ces jeunes est éprouvé par un de ses parents, ou les deux, et qu'ils l'empêchent d'accomplir ce qui lui est obligatoire, dans ce cas, il n'y a pas d'obéissance à la créature dans la désobéissance au Créateur. Mais s'ils l'empêchent d'accomplir ce qui n'est pas obligatoire, ou selon la terminologie du fiqh : ce qui est sunna, c'est-à-dire que celui qui le fait est récompensé et celui qui le délaisse n'est pas châtié. Dans ce cas, cet enfant obéissant doit obéir à ses parents et laisser la sunna qu'ils n'acceptent pas de lui ; mais pour ce qui est obligatoire, il n'y a pas d'obéissance à la créature dans la désobéissance au Créateur. Cette question sera plus claire en donnant un exemple d'une obligation sur laquelle il ne lui est pas permis d'obéir à se parents, et un autre exemple d'une sunna que les parents n'acceptent pas de leur enfant et sur laquelle il doit obéir à ses parents et laisser la sunna.







Exemple du premier cas : sur lequel il ne lui est pas permis d'obéir, si cet enfant, comme il est dit dans la question, s'accroche à la sunna et veut être parmi les sept qui ont été cités dans le hadith unanimement reconnu authentique, d'après Abu Hurayra,le prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a dit : « Sept (personnes) seront sous l'ombre d'Allah, le jour où il n'y aura d'ombre que la Sienne : un imam équitable et un jeune qui a grandit dans l'obéissance à Allah, un homme dont le c½ur est attaché aux mosquées... ». Et ce jeune veut grandir dans l'obéissance à Allah et que son c½ur soit attaché à la mosquée, et dès qu'il entend le muezzin dire « venez au succès », il quitte son foyer, son magasin, son travail avec son père, pour venir à la mosquée. Et son père à ce moment lui dit : « non, pour l'instant nous sommes occupés ». Là nous disons : il n'y a pas d'obéissance à la créature dans la désobéissance au Créateur. Il n'est pas permis à cet enfant de laisser l'accomplissement de la prière à la mosquée. C'est un exemple, et les exemples sont très nombreux.







Autre exemple : ce jeune a grandit dans la sunna, et il veut, par exemple, que son vêtement arrive au milieu de la jambe (et pas en dessous). Son père lui dit : change cela, allonge, ce n'est pas beau, je ne veux pas que tu portes ce vêtement, mais si vraiment il le faut alors qu'il soit plus long que le milieu de la jambe. Ici, nous disons (à ce jeune) obéit à ton père, car si tu obéis à ton père sur cette question, tu ne désobéis pas à ton Seigneur, et nous avons rappelé que la règle est : pas d'obéissance à la créature dans la désobéissance au Créateur. Mais s'il lui dit : allonge ce vêtement jusqu'au dos du pied, en dessous des chevilles, il ne faut pas lui obéir, car le prophète dit : « et ce qui dépasse (des chevilles) est au feu ».







C'est pourquoi il convient aux enfants obéissants d'obéir et de désobéir à leurs parents : obéissance dans ce sur quoi il n'y a pas de désobéissance à Allah et désobéissance dans ce sur quoi il y a obéissance à Allah dans les choses obligatoires.







Il y a un cas que j'ai souvent entendu : certains de ces jeunes vivent sous la protection de leurs parents, et ceux-ci veulent qu'ils leur obéissent dans la désobéissance à Allah, ou qu'ils sortent de chez eux. Beaucoup d'enfants, surtout s'ils sont jeunes, 15 ans, 17 ans, ne possèdent rien et ne peuvent s'émanciper (de leurs parents). Dans ce cas, nous disons : il ne veut pas que tu pries à la mosquée avec les musulmans, ni prière du vendredi, ni prière en commun, cela n'est pas permis en islam. S'il m'interroge, je dis : si tu peux partir et être indépendant, cela t'es obligatoire, et si tu ne peux pas (alors la règle est) « la nécessité rend permises les choses interdites ». Voilà la réponse à cette question.











Traduit par les salafis de l'Est







# Posté le mercredi 02 janvier 2008 17:03

l oeil et la bouche

Le comité permanent [des savants] de l'Ifta















Question : L'½il et la bouche, lequel des deux est un plus grand péché que l'autre?







Réponse : Ce que peut faire la personne avec sa bouche peut être plus abominable et être un plus grand péché que ce qu'elle fait avec ses yeux. Et (par sa bouche) il peut arriver à la mécréance qui est le plus grand péché par lequel on désobéit à Allah. Et parler sur َAllah sans science ou autre est parmi les grands péchés connus de la langue. Et il est confirmé que le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Ce par quoi le plus les gens entrent en enfer sont les deux 'creux' (ajwaf) : le sexe et la bouche » [1]. A travers cela, on voit que la bouche est plus dangereuse que les yeux. Et la réussite est avec Allah. Que la prière et le salut d'Allah soient sur notre prophète Muhammad, sa famille et ses compagnons.











[1] Ahmed (2/291, 392, 442) et Ibn Mâjah (4300)







Source : Fatawa Al-Lajnat id-Da'imah, n°4971, vol.1/p166.



Traducteur : Abû Bilâl Al-Jazâ-iri



Revu par les salafis de l'Est








# Posté le mercredi 02 janvier 2008 16:56

Le pardon et le repentir

Le pardon et le repentir



Shaykh 'Abd Al-Malik Ramadanî







Allah dit : « N'adorez qu'Allah. Moi, je suis pour vous, de Sa part, un avertisseur et un annonciateur. Demandez pardon à votre Seigneur, et repentez-vous à Lui. Il vous accordera une belle jouissance jusqu'à un terme fixé, et Il accordera à chaque méritant l'honneur qu'il mérite. Mais si vous tournez le dos, alors je crains pour vous le châtiment d'un grand jour. » (Hûd : 2-3)

A plusieurs reprises dans cette sourate, le repentir est associé à la demande de pardon, et ces versets sont les premiers. Allah nous informe également concernant le récit de Hûd qu'il a dit à son peuple : « Ô mon peuple, implorez le pardon de votre Seigneur et repentez-vous à Lui pour qu'Il envoie sur vous du ciel des pluies abondantes et qu'Il ajoute force à votre force. Et ne vous détournez pas [de Lui] comme des coupables. » (Hûd : 52) Le troisième endroit concerne Sâlih à propos duquel Allah nous informe qu'il a dit à son peuple : « Implorez donc Son pardon, puis repentez-vous à Lui. Mon Seigneur est bien Proche et Il répond aux appels. » (Hûd : 61) Le quatrième endroit concerne Shu'ayb à propos duquel Allah nous informe qu'il a dit à son peuple : « Et implorez le pardon de votre Seigneur et repentez-vous à Lui. Mon Seigneur est vraiment Miséricordieux et Plein d'amour. » (Hûd : 90) Il dit également dans sourate Al-Mâ'idah : « Ne vont-ils pas se repentir à Allah et implorer Son pardon ? En effet, Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (Al-Mâ'idah : 74)

Le secret de cela est peut être que puisque l'homme commet des péchés, il a besoin de demander pardon à son Seigneur pour ses péchés, et c'est là la demande de pardon mentionnée dans les versets précédents. L'homme a également besoin d'une volonté forte de ne pas revenir à ses péchés, et c'est là le repentir dont la mention s'est répétée dans les versets précédents. L'homme est très insouciant donc il a besoin d'être protégé de ses péchés passés et de prendre garde aux péchés futurs. Sa parole : « Demandez pardon à votre Seigneur » concerne le passé et Sa parole : « puis repentez-vous à Lui » concerne le futur, comme l'a mentionné As-Shawkânî dans Fath Al-Qadîr (2/481).

Mais il est possible que l'attention de l'étudiant qui médite sur les versets de ce chapitre ait été attirée sur une troisième chose qui se répète également en dehors du commandement de la demande de pardon et du repentir, et cette chose réside dans Sa Parole : « N'adorez qu'Allah » qui apparaît dans les versets 2 et 26, et en trois autres endroits : 50, 61 et 84 sous la formulation : « Adorez Allah, vous n'avez pas d'autre divinité digne d'adoration en dehors de Lui. » Les deux éléments précédemment cités visaient à rectifier spécifiquement le passé et le futur, et il est connu qu'il existe trois temps, et le temps restant est le présent qui est le temps de réalisation du troisième ordre que nous venons de mentionner. Cela a été souligné par Ibn Al-Qayyim dans son livre unique Al-Fawâ'id (p.116-118) lorsqu'il dit :

« Viens ! Je t'invite à t'introduire auprès d'Allah et à Lui tenir compagnie dans la demeure de la Félicité, sans effort, ni fatigue, ni épuisement, par le chemin le plus court et le plus aisé. Pour cela, sache que tu vis un instant délimité par deux autres moments, et cet instant est en fait l'existence que tu mènes actuellement. C'est le présent délimité par le passé et le futur. Tu peux corriger le passé par le repentir, les regrets et la demande de pardon. Cela n'a rien de fatigant, d'épuisant et n'implique aucun effort harassant, car c'est un simple acte du c½ur. Pour les actes futurs, abstiens-toi de commettre des péchés. Cette retenue n'est qu'un délaissement reposant, car ce n'est pas un acte accompli par les membres du corps qui te serait difficile à supporter. Il s'agit simplement d'une résolution et d'une intention fermes qui reposent le corps, le c½ur et l'âme. Rectifie le passé par le repentir. Quant au futur, prépare-le en t'abstenant de commettre des péchés, en prenant une bonne résolution et en ayant une ferme intention. Les membres du corps ne sont sollicités à aucun de ces deux moments, et ne se fatiguent ni ne s'épuisent. Tout le problème réside finalement dans l'instant présent situé entre ces deux moments. Si tu le gâches, tu auras gâché ton bonheur et ton salut. Si tu le protèges en améliorant les deux moments avant et après lui comme vu plus haut, tu seras sauvé et tu gagneras le repos, les plaisirs et les délices. Cependant, protéger le présent est plus éprouvant que de corriger le passé et de préparer le futur. Protéger le présent, c'est imposer à son âme de s'occuper de ce qui lui est bénéfique et qui est plus à même de lui apporter le bonheur. Les gens à ce sujet occupent des degrés très différents. Par Allah ! Il appartiendra vite au passé cet instant présent où tu peux faire des provisions pour l'au-delà dont la demeure finale est soit le Paradis soit l'Enfer. Si tu utilises cet instant présent comme un chemin menant vers ton Seigneur, tu atteindras alors le bonheur ultime et le succès éclatant durant cette courte période qu'est la vie, dont la durée est insignifiante par rapport à l'éternité. Si en revanche tu préfères les désirs, le repos, les loisirs et les jeux, tes jours passeront comme un éclair, et laisseront place à une immense et éternelle douleur. La subir et la supporter est bien plus difficile et bien plus long que le fait de patienter face aux interdits d'Allah, face à Ses ordres et face à la résistance que l'on oppose à nos passions par amour pour Allah. »

L'explication qu'a donné Ibn Al-Qayyim des versets précédents est celle d'un homme qui connaît la voie des pieux prédécesseurs, imprégné des sens du Coran vers lesquels ils ont été guidés, et on rapporte dans Az-Zuhd Al-Kabîr de Al-Bayhaqî (2/196-197) un récit en ce sens d'après Al-Hasan : « Ce bas monde est fait de trois jours : hier est parti avec ce qu'il contenait. Quant à demain, il est possible que tu ne le vois pas. Et le jour présent est celui qui t'appartient, alors ½uvre en lui. » Il rapporte aussi de 'Abd Allah Ibn Munâzil : « Celui qui se préoccupe du passé et du futur perd son temps sans aucun profit. »

Je dis : Ceci pour celui qui délaisse le temps présent et se préoccupe des insufflations du passé, car cela l'empêche d'agir, surtout s'il est négligent, Satan ne cessera de le lui rappeler jusqu'à susciter en lui le désespoir. De même pour celui qui se préoccupe de l'avenir plutôt que du présent, il ne cessera d'être dans l'imaginaire et les figurations jusqu'à ce que sont c½ur soit totalement absorbé par ses espoirs. C'est pourquoi (Al-Bayhaqî) rapporte de Shamît Ibn 'Ajlân : « Le croyant doit se dire : il y a trois temps. Hier est passé avec ce qu'il contenait. Demain est un espoir que tu n'atteindras peut être pas, et si tu es des adeptes du lendemain, alors demain vient avec la subsistance du lendemain, et avant demain il y a une journée et une nuit qui verront la disparition de nombreuses âmes, et il se peut que tu sois l'une d'entre elles, alors penser au jour d'aujourd'hui te suffit. » Il rapporte également de Sa'îd Al-Kharrâz : « Se préoccuper du passé est une perte du temps présent. » Il rapporte aussi de Ibrâhîm Ibn Shaybân : « Celui qui préserve son temps et ne le perd pas en ce qui ne contient pas l'agrément d'Allah, Allah préservera sa religion et sa vie d'ici bas. » Et il a été dit :

Profitez de moi car je disparais
Tirez profit de ce que vous avez vécu de mes admonitions
Le passé est perdu et l'espoir fait partie de l'invisible
Et tu ne possèdes pour toi que le temps présent


Source : Min Kulli Sûrah Fâ'idah, p.106-109.
Traduit et publié par les Salafis de l'Est.

# Posté le mercredi 02 janvier 2008 16:46

LA PATIENCE Par l'imam Abdur-Rahmân Ibn Hasan Âl sh-Shaykh ( a lire absolument) c est un peu long mais c est masha allah

Fathul-Majeed li Sharh Kitaabit-Tawheed (2/603-615), chapitre : Patienter face
aux décrets divins est une partie de la foi en Allah. [Titres ajoutés]
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LES VERTUS DE LA PATIENCE
L'imam Ahmed (D. 241 H) a dit : « Allah a cité la patience (sabr) à 90 endroits de
Son Livre »[2]. Et elle apparaît dans le hadith authentique :
الصبر ضياء
« La patience est une lumière. »[3]
Le prophète a également dit :
وما أعطي أحد من عطاء خير وأوسع من الصبر
« Nul n'a reçu de don meilleur et plus abondant que celui de la patience »[4].
Umar a dit : « Nous avons considéré les meilleurs moments de nos vies,
comme étant ceux dans lesquels il y avait la patience (sabr) »[5].
Alî a dit : « Certes, la patience fait partie de la foi (îmân). Sa place est comme
la tête quant au reste du corps » Puis il éleva la voix et dit : « En vérité, Il n'y a de foi
(îmân) pour celui qui n'a pas de patience »[6].
LA SIGNIFICATION DE LA PATIENCE
Le mot « sabr » (dans la langue arabe) est originaire du mot « sabara » (être patient et
persévérer), il indique le fait de se retenir et de se maîtriser. (Sa signification au
niveau de la sharî'ah) implique le fait de : maîtriser son âme de l'agitation,
d'empêcher la langue de se plaindre et empêcher les mains de se griffer les joues, de
[2] Rapporté par Ibn al-Qayyim dans Madârijus-Sâlikîn (2/152)
[3] Rapporté par Muslim (n.223) et Ahmad (5/343) de Abu Mâlik al-Ash'arî .
[4] Rapporté par al-Bukhârî (n.1469) et Muslim (n.1053) d'Abu Sa'îd al-Khudrî
[5] Rapporté par al-Bukhârî (11/303) dans une forme ta'lîq et a été rapporté dans une forme liée, par
l'imam Ahmad dans az-Zuhd avec une chaîne de transmission authentique (sahih isnad), tel que le
mentionne al-Hâfidh Ibn Hajar dans Fathul Bârî (11/303).
[6] Rapporté par al-Lâlikâ'î dans Sharh Usoul I'tiqâd Ahlus-Sunnah wal-Jamâ'ah (n.1659), al-Bayhaqî
dans Shu'abul-Îmân et Abî Shaybân dans Kitâbul-Îmân (n.130), avec des termes légèrement
différents.
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déchirer les vêtements et de faire d'autres actes similaires. Ceci fut mentionné par Ibn
al-Qayyim (d.750H)[7].
Et saches que la patience est de trois sortes :
1. la patience lors (de l'exécution) des ordres d'Allah,
2. la patience lors (de l'abandon et l'éloignement) des interdits d'Allah, et
3. La patience face à ce qu'a décrété Allah comme afflictions et malheurs
UNE GUIDÉE POUR LES COEOEURS
Allah dit :
 ومن ي  ؤمِن بِاللَّهِ ي  هدِ َقْلبه  واللَّه بِ ُ كلِّ  ش  يءٍ  علِي  م
« Et quiconque croit en Allah, [Allah] guide son coeur. Allah est Omniscient »[8].
Et ce verset commence par :
ما َأ  صا  ب مِن مصِيبةٍ إِلَّا بِإِ ْ ذنِ اللَّهِ
« Nul malheur n'atteint [l'homme] que par la permission d'Allah.»
Concernant ce verset, Ibn Abbâs a dit : « par le commandement d'Allah –
signifie : par Sa volonté et Son Pouvoir ».
La signification de ce verset est que : « nul malheur n'arrive excepté par Sa Volonté
(Mashî'ah), Son Désir (Irâdah) et Sa Sagesse (Hikmah) – Allah dit :
ما َأ  صا  ب مِن مصِيبةٍ فِي اْلَأ  رضِ  وَلا فِي َأنُفسِ ُ ك  م إِلَّا فِي كِتابٍ من َقبلِ َأن نبرَأ  ها إِنَّ َذلِ  ك
 عَلى اللَّهِ يسِ  ير
« Nul malheur n'atteint la terre ni vos personnes, qui ne soit enregistré dans un Livre avant
que Nous ne l'ayons créé; et cela est certes facile à Allah, »[10]
Allah dit :
[7] Madârijus-Sâlikîn (2/156) d'Ibn al Qayyim
[8] Sourate at-Taghâbun (64) verset 11.
[9] Tafsîr Qur'ân al-'Adhîm (2/164) d'Ibn Kathîr
[10] Sourate al-Hadîd (57) verset 22
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 وب  شرِ ال  صابِرِي  ن الَّذِي  ن إَِذا َأ  صابت  هم مصِيبةٌ َقاُلوْا إِنا لِّلهِ  وإِنا إَِليهِ  راجِعو َ ن ُأوَلئِ  ك
 عَليهِ  م  صَل  وا  ت من ربهِ  م  و  ر  ح  مٌة  وُأوَلئِ  ك  ه  م اْل  م  هت  دو َ ن
« Et fais la bonne annonce aux endurants, qui disent, quand un malheur les atteint : « Certes
nous sommes à Allah, et c'est à Lui que nous retournerons ». Ceux-là reçoivent des
bénédictions de leur Seigneur, ainsi que la miséricorde; et ceux-là sont les biens guidés. »[11]
Sa parole : « Nul malheur n'atteint [l'homme] que par la permission d'Allah.» Ibn
'Abbâs[9] a dit que la partie « إِلَّا بِإِ ْ ذنِ اللَّهِ – que par la permission
d'Allah » signifie « que par le commandement d'Allah ( ا ً إ) » c'est-à-dire par
Sa volonté et Son Pouvoir.
Et la parole d'Allah « Et quiconque croit en Allah, [Allah] guide son coeur » signifie,
« quiconque – lorsqu'il est affligé d'un malheur – sait que c'est le Décret d'Allah, puis
il patiente en espérant la récompense et par soumission au décret d'Allah, avec une
certitude véridique, alors Allah guide son coeur en échange de ce qu'il a subi dans ce
monde. Et il se peut qu'Il remplace tout ce qu'Il lui aura pris.
La parole d'Allah : « Allah est Omniscient » est un avertissement qu'un tel malheur
a lieu par Sa Science qui inclut Sa Sagesse, et qui rend obligatoire la patience et le fait
d'accepter Son Décret.
Abu Dhibyân a dit : « nous étions avec Alqamah [13] lorsque ce verset
lui fut récité « Et quiconque croit en Allah, [Allah] guide son coeur », il dit alors « Il
s'agit de l'homme qui – lorsqu'il est touché par un malheur – sait qu'il provient
d'Allah, alors il l'accepte et s'y soumet »[14].
Dans la narration ci-dessus, il y a une preuve quant au fait que les actes font partie de
la foi (Îmân).
Sa'îd Ibn Jubayr (d.104H) a dit concernant : « Et quiconque croit en Allah,
[Allah] guide son coeur » : « Qu'une personne dit (lors d'une situation de
malheur) : « Certes, à Allah nous appartenons et vers Allah nous retournerons ».
Le verset cité précédemment, est une explication du fait que faire preuve de patience
est la cause de la guidée du coeur, ce qui est une récompense pour ceux qui
patientent.
[11] Sourate al-Baqara (2) versets 155 à 157
[9] Tafsîr Qur'ân al-'Adhîm (2/164) d'Ibn Kathîr
[13] Rapporté par Ibn Jarîr at-Tabarî dans Jaami' al-Bayân 'an Ta'wîlil-Qu'ân (28/123), 'AbdurRazzak
dans son Tafsîr (3/95) et aussi as-Suyûtî dans ad-Durrul-Manthour (8/183). C'est aussi rapporté par al-
Bukhâri dans une forme ta'lîq (8/652) de Ibn Mas'oud
[14] Tahdhîbut-Tahdîb (7/276) d'Ibn Hajar al-'Asqalânî
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SE PLAINDRE DU DÉCRET D'ALLAH
Le prophète a dit :
اثنتان في الناس هما م كفر. الطعن في النسب والنياحة على الميت
« Deux comportements chez les gens sont une forme de mécréance : insulter les
origines et se lamenter sur le mort »[15].
Ce qui signifie que ces deux caractéristiques sont des actes de mécréance (kufr),
puisqu'ils sont des actes de jâhiliyyah (ignorance pré-islamique) qui ne cesseront
d'exister chez les gens. Personne n'en sera préservé, excepté celui qu'Allah protègera,
et celui à qui Allah accordera le savoir et la foi (îmân), avec lesquels il sera éclairé.
Cependant – il faut savoir – que celui qui possède une branche de mécréance (kufr),
cela ne fait pas de lui un mécréant (kâfir) d'une mécréance absolue (kufr ul-mutlaq),
tout comme une personne qui possède une branche de la foi (îmân) n'est pas appelée
croyante (mu'min) d'une foi absolue. Certes, il y a une différence entre le mot kufr
avec l'article défini (c'est-à-dire al-kufr) et le mot kufr sans l'article défini, tel qu'il
apparaît dans la parole du prophète
إن بين الرجل وبين الشرك والكفر ترك الصلاة
« Entre l'homme, la mécréance et le polythéisme, il y a l'abandon de la prière »[16].
La parole du prophète « insulter les origines », signifie : trouver des fautes et
des défauts. Cela comprend également le fait de dire « il n'est pas le fils d'untel » tout
en sachant que cette dénégation est fausse.
Et la parole « se lamenter sur le mort » signifie : élever la voix en se lamentant, en
gémissant et en énumérant les vertus du défunt. Tout ceci est une forme de plainte
contre le Décret d'Allah, ce qui s'oppose à la patience, comme les paroles d'un
plaintif : « Il était mon plus proche ami » ou « il était celui qui m'aidait et me
soutenait ».
Dans le hadith précédent il y a la preuve de l'obligation de faire preuve de patience,
et que c'est une forme de mécréance (kufr), qui ne fait pas sortir de l'Islam.
[15] Rapporté par Muslim (n. 67) et Ahmad (2/377), d'Abu Hurayra
[16] Rapporté par Muslim (n. 82), Abu Dâwoud (n. 4679) et at-Tirmidhî (n. 2621) de Jâbir Ibn
'Abdullah
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TENDRES COEOEURS ET LARMES DE
COMPASSION
Le prophète a dit :
ليس منا من ضرب الخدود. أو شق الجيوب. أودعا بدعوى الجاهلية
« N'est pas des nôtres celui qui se frappe les joues, déchire ses habits et se lamente
comme on le faisait au temps de la Jâhilîyyah »[17].
C'est un des textes avertisseurs rapportés dans la révélation.
Il est rapporté de Sufyân ath-Thawrî et de l'imâm Ahmed qu'ils n'appréciaient
guère expliquer le sens de ce genre de menace afin que ce soit plus marquant sur les
esprits et plus intense dans la menace (c'est-à-dire qu'ils préféraient laisser ces
avertissements tels quel car leur formulation est plus marquante). Ce récit est une
preuve que les actes mentionnés sont en opposition avec la foi (îmân) complète
obligatoire.
Al-Hâfidh Ibn Hajar (D.852H) en expliquant la parole « quiconque se frappe les
joues » a dit : « les joues ont été spécifiées parce que c'est l'endroit le plus commun
d'être battu. Cependant, frapper d'autres parties du visage est la même chose »[18]
La parole du prophète « déchirer ses habits » implique le fait de : se déchirer les
vêtements à partir de la poitrine (de l'endroit où rentre la tête). C'était la pratique des
gens de l'ignorance pré-islamique (Jâhilîyyah), leur manière de pleurer sur le mort.
Ibn Taymiyyah (D. 728H) a dit concernant : « comme on le faisait au temps de la
Jâhilîyyah » « cela signifie se lamenter sur le mort »[19].
Et d'autres ont dit : « C'est se lamenter avec détresse et désespoir. »
Ibn al-Qayyim a dit : « faire comme au temps de la Jâhilîyyah inclus également le
tribalisme, l'esprit d'appartenance, faire preuve de zèle et de sectarisme vis-à-vis
d'un madhhab (école de pensée), d'un parti ou d'un savant, préférer l'un à l'autre et
appeler à cela, ainsi que de former des alliances et des inimitiés basées sur cela. Tous
ces actes sont des formes de lamentations de la Jâhiliyyah. »
[17] Rapporté par al-Bukhâri (n. 1294) et Muslim (n. 103), d'Ibn Mas'ood .
[18] Fathul-Bârî (3/164) d'Ibn Hajar.
[19] Iqtidâ'us-Sirâtil-Mustaqîm (1/204) du sheikh al-Islam Ibn Taymiyyaj
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Abu 'Umâmah a rapporté que le Messager d'Allah a maudit la femme
qui se frappe le visage, déchire ses habits et se lamente sur le mort[20].
Ainsi c'est une preuve que ces choses font partie des grands péchés. Aussi, celui qui
ne se lamente que légèrement sans être impatient face au Décret d'Allah, ni ne s'en
plaints et ne dit que le bien, alors ce genre de lamentation est acceptable.
Tout comme les lamentations d'Abou Bakr[21] et de Fâtimah[22] lorsque le
Messager d'Allah décéda. Il y a également un texte de l'imâm Ahmad
concernant ce sujet[23].
Cependant, ce n'est pas une preuve pour l'interdiction de pleurer, puisque cela
arriva dans un récit authentique : quand le Messager d'Allah apprit la mort de
son fils Ibrâhîm, il dit :
تدمع العين ويحزن القلب. ولا نقول إلا ما يرضى ربنا والله يا إبراهيم! إنا بك لمحزونون
«L'oeil verse des larmes et le coeur s'afflige mais nous ne disons que ce qui plait à
notre Seigneur, nous sommes vraiment tristes pour ton départ, Ô Ibrahim »[24].
Dans les deux Sahîh, Usâmah Ibn Zayd rapporte : que le Messager d'Allah
alla voir l'une de ses filles [il s'agit de Zaynab] dont le fils était agonisant. Elle
leva l'enfant et le plaça suffoquant, sur les genoux du prophète . En le voyant
ainsi, des larmes coulèrent des yeux du Prophète . Sa'd lui dit : « Ô Messager
d'Allah ! Qu'est-ce que c'est ? Il répondit :
هذه رحمة. جعلها الله في قلوب عباده. وإنما يرحم الله من عباده الرحماء
« C'est une miséricorde qu'Allah a mise dans les coeurs de Ses serviteurs. Allah, certes
est Miséricordieux envers les miséricordieux »[25].
[20] Sahîh : Rapporté par Ibn Mâjah (n. 1584) et également Ibn Hibbân (n.737). Al-Bawsîrî l'authentifia
dans Masâbîhuz-Zajâjah (1/521)
[21] Rapporté par Ahmad (6/31) de Aishah (radiAllahu 3anha)
[22] Rapporté par Al-Bukhârî (n. 4462) et Ibn Mâjah (n. 1629 – 1630), de Anas (radiAllahu 3anhu)
[23] Az-Zarkashî le cita dans Sharh Mukhtasarul-Kharqî (2/356)
[24] Rapporté par al-Bukhârî (n. 1303) et Muslim (n. 2315) de Anas et Asmâ bint Yazîd (radiAllahu
3anhuma)
[25] Rapporté par Al-Bukârî (n.1283) et Muslim (n. 923)
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LES ÉPREUVES QU'AFFRONTENT LES
CROYANTS
Le Messager d'Allah a dit :
إذا أراد الله بعبد خيرا عجل له العقوبة في الدنيا وإذا أراد الله بعبد شرا أمسك عليه ذنوبه
حتى يوافيه يوم القيامة
« Quand Allah veut du bien à son serviteur, il lui accélère son châtiment dans ce
monde. Quand Allah veut du mal à son serviteur, il s'abstient de le châtier pour ses
péchés jusqu'à ce qu'il reçoive sa punition le jour de la résurrection. »[26].
Sa parole « Quand Allah veut du bien à son serviteur, il lui accélère son châtiment
dans ce monde » signifie : qu'il est puni en étant affligé par des malheurs et des
difficultés en raison des nombreux péchés qu'il a commis, grâce à quoi il est purifié
de tous ses péchés, et dans l'au-delà n'aura à rendre compte d'aucun.
Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullah) a dit : « Les malheurs sont en fait une
forme de bienfait (ni'ma), puisqu'ils sont une expiation des péchés commis et
appellent la personne à faire preuve de patience – pour laquelle elle est dûment
récompensée. De plus, ils poussent la personne à se repentir, en faisant preuve
d'humilité et de soumission devant Allah, tandis qu'en même temps il évite
d'espérer quoi que ce soit de la création. Il y a – mis à part cela – d'autres importants
avantages. Ainsi, ces malheurs qui surviennent à une personne sont, en fait une
cause de l'effacement de ses péchés par Allah, et c'est une des plus grandes
bénédictions. Les malheurs sont une source de miséricorde et de bonté dans le droit
des créatures, sauf si cette personne s'aventure dans une désobéissance plus grande
qu'auparavant. Ce malheur deviendra alors la cause d'un grand mal pour sa religion.
En effet, certaines personnes – lorsqu'elles sont éprouvées par la pauvreté, la maladie
ou la faim – tombent dans l'hypocrisie, la plainte ( ع
), et leurs coeurs deviennent
malades, ou tombent dans la mécréance, abandonnent certaines obligations ou
commettent certains actes interdits – tout ce qui est néfaste pour leur religion. Être
protégé de ces malheurs est meilleur pour lui par rapport à ce que le malheur laisse
comme traces et non par rapport au malheur en lui-même, comme celui à qui le
malheur apporte patience et obéissance, il aura droit à un bienfait dans sa religion
(ni'ma diniyyah) . Il représente un acte du Seigneur et une miséricorde pour les
créatures, pour laquelle Il est loué.
[26] Sahîh : Authentifié par At-Tirmidhi (n. 2398) et al-Hâkim dans al-Mustadrak (1/340), d'Anas
. Il a été authentifié par le cheikh Al Albani dans as-Sahîhah (n. 1220)
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Donc quiconque est affligé d'une calamité et est muni de patience, alors cette
patience est un bienfait dans la religion pour cette personne, puisque de ce fait, ses
péchés sont expiés. De plus, son Seigneur lui accorde miséricorde et bénédictions,
comme Allah – Le Majestueux – le dit,
ُأوَلئِ  ك  عَليهِ  م  صَل  وا  ت من ربهِ  م  و  ر  ح  مٌة  وُأوَلئِ  ك  ه  م اْل  م  هت  دو َ ن
« Ceux-là reçoivent des bénédictions de leur Seigneur, ainsi que la miséricorde; et ceux-là
sont les biens guidés. »[27]
Une telle personne est aussi pardonnée par son Seigneur pour ses péchés, et est
élevée a un rang supérieur – tout ceci est pour celui qui fait preuve de patience ».[28]
La parole du prophète « Quand Allah veut du mal à son serviteur, il s'abstient
de le châtier pour ses péchés jusqu'à ce qu'il reçoive sa punition le jour de la
résurrection. » signifie : la punition pour ses péchés est retardée « jusqu'à ce qu'il
reçoive sa punition le jour de la résurrection. »
Al-'Azîzî (D. 1070H) a dit : « Cela signifie qu'une telle personne n'est pas punie
dans ce monde, afin que dans l'au-delà, elle soit punie pour ses péchés d'une
manière qu'elle mérite vraiment ».[29]
Le hadith cité plus haut, est une leçon et un rappel pour quiconque espère en Allah,
et a une bonne opinion de Lui dans ce qu'Il a écrit pour une personne, tel qu'Allah –
– Le dit :
 و  ع  سى َأن ت ْ كر  هوْا  شيئًا  و  ه  و  خير لَّ ُ ك  م  و  ع  سى أَن تحِبوْا  شيئًا  و  ه  و  شر لَّ ُ ك  م  والّله ي  عَل  م
 وَأنت  م َ لا ت  عَل  مو َ ن
« Il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose alors qu'elle vous est un bien.
Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu'elle vous est mauvaise. C'est Allah
qui sait, alors que vous ne savez pas.» [30]
LES RÉCOMPENSES SONT
PROPORTIONNELLES AUX AFFLICTIONS
[27] Sourate al baqara (2) verset 157.
[28] Résumé de Majmou' al-Fatâwâ (10/48) d'Ibn Taymiyyah
[29] as-Sirâjul-Munîr (1/88) d'al-Azîzî
[30] Sourate al Baqara (2) verset 216
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Le prophète a dit :
إن عظم الجزاء مع عظم البلاء وإن الله تعالى إذا أحب قوما ابتلاهم فمن رضي فله
الرضى ومن سخط فله السخط
« La grandeur de la récompense va de pair avec la grandeur de l'épreuve. Allah le
Très-Haut, quand Il aime un peuple, l'éprouve. Celui qui accepte l'épreuve avec
abnégation aura la satisfaction d'Allah, et celui qui lui oppose son mécontentement,
Dieu sera mécontent de lui »[31].
De plus, le Prophète a aussi dit :
ان الله عز وجل إذا أحب قوما ابتلاهم فمن صبر فله الصبر ومن جزع فله الجزع
« Quand Allah aime un peuple, Il l'éprouve. Quiconque fait preuve de patience, fait
partie des patients et quiconque s'en indigne, fait partie des indignés »[32]
La signification du premier hadith est : plus l'affliction est grande et plus la
récompense est importante. Il est dit : En effet, les malheurs sont une source de
récompense, ainsi qu'une expiation des péchés. L'avis le plus juste pour Ibn ul-
Qayyim est que la récompense est juste l'expiation des péchés, sauf si elle est
une cause pour oeuvrer dans le bien, comme la patience, l'acceptation (du malheur),
le repentir et la demande de pardon. Il est donc récompensé pour ce qui en aura
résulté. En raison de cela, il a été dit que le sens du hadith est : En effet, la
récompense est proportionnelle au malheur, à condition qu'il y ait patience et espoir
de la récompense.
De même que dans le hadith de Sa'd , « le prophète (salla Allahu 3alayhi wa
salam) fut questionné,
أشد الناس بلاء الأنبياء ثم الأمثل فالأمثل يبتلى الرجل على حسب ( وفي رواية قدر )
دينه فإن كان دينه صلبا اشتد بلاؤه وإن كان في دينه رقة ابتلي على حسب دينه فما
يبرح البلاء بالعبد حتى يتركه يمشي على الأرض ما عليه خطيئة
[31] Hasan : Rapporté par at-Tirmidhi (n. 2398) et Ibn Mâjah (n. 4021) de Anas . Il a été
authentifié par Al Albani dans as-Sahîhah (n. 146)
[32] Sahîh : Rapporté par Ahmad (5/427) de Mahmûd Ibn Lubayd . Il a été authentifié par al-
Mundharî dans at-Targhîb wat-Tarhîb (4/283), al-Haythamî Majma'uz-Zawâ'id (2/291) et Ibn Hajar
dans Fathul-Bârî (10/108).
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« Quels sont ceux qui subissent les épreuves les plus difficiles ? ». Il dit : Ceux qui ont
les épreuves les plus difficiles sont les prophètes, puis ceux qui les suivent le mieux,
puis ceux qui les suivent ; l'homme est éprouvé selon sa religion ; s'il tient bien à sa
religion, son épreuve est plus difficile ; et s'il est souple dans sa religion, il est
éprouvé selon sa religion ; et le serviteur ne cesse d'être soumis à l'épreuve jusqu'à ce
qu'il marche sur terre sans avoir aucun péché (comme les anges »[33].
Ce hadith et ceux qui lui ressemblent, sont des preuves du Tawhid. Puisque si un
individu sait que les Prophètes et les awliyya (les alliés d'Allah) ont eux-mêmes été
éprouvés de calamités et qu'elles sont en réalité une miséricorde (rahmah) et que nul
ne peut ôter ces malheurs excepté Allah, alors ils sauront qu'ils ne peuvent ni
provoquer, bénéficier ou éviter le mal pour eux-mêmes – alors comment pourraientils
éviter le mal pour d'autres ? Ainsi, plutôt que de se tourner vers les Prophètes et
les gens pieux pour ôter le mal, ou les soulager de soucis ou d'une peine, l'individu
doit se tourner directement vers Allah Seul – Celui qui est capable d'accomplir cela.
PARVENIR À UNE TRANQUILLITÉ
Ar-Ridaa (le plaisir d'Allah) – qui apparaît dans la parole du prophète « Celui
qui accepte l'épreuve avec abnégation aura la satisfaction de Dieu » - est un des
Attributs avec lequel Allah s'est décrit dans divers endroits de Son Livre, tel que Sa
parole :
 جزا  ؤ  ه  م عِن  د  ربهِ  م  جنا  ت  ع  دنٍ ت  جرِي مِن ت  حتِ  ها الَْأن  ها  ر  خالِدِي  ن فِي  ها َأبدًا  رضِ  ي اللَّه
 عن  ه  م  و  ر  ضوا  عنه
« Leur récompense auprès d'Allah sera les Jardins de séjour, sous lesquels coulent les
ruisseaux, pour y demeurer éternellement. Allah les agrée et ils L'agréent. »[34]
La voie des Salafu-s-Salîh (les pieux prédécesseurs) et ceux qui les ont suivis parmi
Ahlus-Sunnah (les gens de la Sunnah) est d'affirmer ces attributs qu'Allah S'est
attribués, ou qui ont été affirmés par Son Messager (salla Allahu 3alayhi wa salam) –
d'une manière qui convient à Sa Majesté et Sa Grandeur – sans tamthîl (comparaison
d'Allah avec Sa création), et sans ta'tîl (démunir Allah de Ses Attributs). Quand Allah
est satisfait d'une personne, elle aura acquis tout le bien et sera protégée de tous
les maux.
[33] Sahîh : Rapporté par Ahmad (1/172), at-Tirmidhi (n. 2398) et Ibn Mâjah (n. 4023). Il a été
authentifié par Al-Albani dans As-Sahîhah (n. 143).
[34] Sourate al Bayyinah (98) verset 8.
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Ar-Ridâ est : le fait pour un serviteur d'abandonner ses affaires à Allah, tout en ayant
une bonne opinion de Lui et tout en espérant Sa récompense. Une telle personne
éprouvera une tranquillité, une joie et un amour d'Allah et une confiance en Lui.
Ibn Mas'ood a dit : « Certes, Allah – par Sa Justice et Équité – a fait du plaisir
et de la tranquillité le propre du Yaqîne (certitude) et du ridâ. Il a fait de la peine,
l'anxiété et du souci le résultat du doute et de l'indignation. »[35].
La signification de l'indignation est d'après Abu as-Sa'âdât : « l'aversion d'une chose,
avec absence de son acceptation »[36]. Ou, quiconque s'indigne envers ce qu'Allah a
décrété, alors Allah s'indignera de cette personne, et cela est suffisant comme
punition d'Allah. Les savants ont aussi déduis du précédent hadith, que le ridâ (avec
le Décret d'Allah) est obligatoire – c'est l'avis d'Ibn 'Aqîl. Cependant, al-Qâdî Abû
Ya'lâ ne l'a pas considéré obligatoire, et c'est l'avis le plus juste pour Shaykh al-Islam
Ibn Taymiyyah et'Ibn al-Qayyim »[37]
Shaykh al-Islam Ibn Taymiyyah a dit : « Il y a un ordre spécifique lié à la patience,
alors qu'il n'y en a pas pour le ridâ. Il y a plutôt des éloges pour ceux qui font preuve
de ridâ (avec le Décret d'Allah). » De plus, il a dit « cette narration : « Celui qui ne fait
pas preuve de patience lors de Mes afflictions, ni ne fait preuve de ridâ avec Mon
Décret, s'est attribué un Seigneur autre que Moi »[38]. Cette narration est l'une des
Isrâ'îliyyat (Israélite), elle n'est pas authentiquement rapportée par le Prophète (salla
Allahu 3alayhi wa salam) »[39].
Shayk al-Islam Ibn Taymiyyah a également dit « En effet, il existe un rang plus élevé
que le ridâ, c'est le fait de faire preuve de gratitude (shukr) envers Allah lors des
malheurs, puisque c'est un bienfait d'Allah sur lui. »[40].
[35] Rapporté par Ibn Abî Dunyâ dans Kitâbur-Ridâ (n. 94) et aussi al-Bayhaqî dans Shu'abul-Îmân (n.
205)
[36] an-Nihâyah fî Gharîbil-Hadîth (2/350) d'ibn al-Athîr
[37] Madârijus-Sâlikîn (2/171, 184) d'Ibn al Qayyim
[38] Da'îf Jiddan : Rapporté par at-Tabarânî dans al-Kabîr (22/320), Ibn Hibban dans al-Majrûhîn
(1/324) et al-Khatîb dans at-Talkhîs (39/2), « Son isnâd est faible ». Et al-Manâwî a dit : « Da'îf
Jiddan (très faible) » tel qu'il apparaît dans Ad-Da'îfah (n. 505).
[39] Ibn al Qayyim l'a rapporté dans Madârijus-Sâlikîn (2/171)
[40] Majmû' al-Fatâwâ (11/260) d'Ibn Taymiyyah

# Posté le jeudi 20 décembre 2007 18:25